21.03.2010
Pièce montée

07:48 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jérémie renier, clémence poesy, charlotte de turkheim, danielle darrieux, jean-pierre marielle, aurore clément, julie depardieu, dominique lavanant, christophe aleveque, léa drucker, eric savin, hélène filières, julie gayet
20.03.2010
La Rafle

Il a fallu 58 ans pour qu'un film parle d'une des pires page de l'histoire française, donc félicitation à Roselyne Bosch d'avoir voulu faire ce film, mais je déplore, comme j'ai pu déjà le dire que la France ne soit pas capable de montrer qu'elle n'a pas toujours été un exemple de société que ce soit avec la rafle du vel d'hiv ou encore la guerre d'Algérie, le film existe, c'est déjà une bonne chose en soi. La réalisatrice a voulu bien faire, peut être trop car le film est bien fait, bien jolie, mais on reste assez extérieur à tout cela, ce n'est pas aussi poignant que "La liste de schindler" ou "le pianiste", je pensais être déranger par ce film, le sujet est assez fort, assez prenant, assez atroce pour mettre mal à l'aise, donc je suis partagé par ce film, car le casting est très bien, les enfants sont absolument incroyable mais la réalisatrice a voulu aller vers l'émotion, au lieu de montrer les faits, simplement les faits, on voit l'ampleur de cette rafle mais on ne voit pas assez la mobilisation que cela a demandé à la police française, au moins 13 000 personnes ont été raflé, cela ne demande pas que quelques hommes. Il faut reconnaître qu'il ne faut pas tomber non plus dans le documentaire mais c'est malheureux à dire mais je n'ai pas vu l'horreur que cela a du être, les images du ghetto de Varsovis dans "le pianiste" ou la rafle dans "la liste de schindler" sont très présentes dans mon esprit, dans "la rafle" cela paraît presque trop joyeux, le côté bon vivant, joie de vivre du Paris de 1930 est très bien montré au début du film mais il ne tranche pas assez avec le début de la rafle, et ce qui s'en suit, l'internement dans le camp de Beaune, la déportation des hommes et femmes vers les camps en laissant les enfants seuls. Le film n'est critiquable que techniquement car il y a eu un travail de recherche et de documentation incroyable, tous les éléments sont bien là mais c'est presque un film destiné aux enfants pour leur montrer ce qui s'est passé sans trop leur faire peur, surtout que le point de vue du film est à hauteur d'enfants. C'est la seule chose que j'ai contre ce film, c'est malheureusement il ne va pas assez marquer les esprits, mais il a le mérite d'exister et déjà pour cela, il faut aller le voir. Car il montre l'engagement du gouvernement de Vichy, de la police française. Et surtout le film montre comment on peut trahir la confiance des gens et l'ignorance des personnes. Au vue de ce qui se passe aujourd'hui dans certains pays avec la montée des extrèmes, ce genre de choses peuvent-ils encore arriver? Arrive-t-il encore aujourd'hui? Les lettres de dénonciation n'ont pas disparu, les gens laissent faire lorsqu'ils se passent des choses importantes dans le monde, il y a et il y aura encore des génocides, malheureusement, ce film montre l'Histoire pour que l'on apprenne de notre histoire mais comme il a été dit l'histoire se répète encore et encore, peut être qu'un jour l'Homme apprendra
Joseph a onze ans.
Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine...
Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule...
Du Vélodrome d'Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
07:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean reno, mélanie laurent, gad elmaleh, anne brochet, catherine allegret, thierry frémont, sylvie testud, isabelle gélinas
19.03.2010
Crazy Heart
Bon forcément lorsqu'un artiste est récompensé aux Oscars (ou même aux Césars) il faut que l'on voie le film pour constater si sa performance est à la hauteur de sa récompense. Pour Jeff Bridges, récompensé meilleur acteur aux Oscars pour son rôle dans Crazy Heart, la règle ne change pas. Je m'attendais donc à être époustouflée par la prestation de cet acteur incroyable qu'est Jeff Bridges. Forcément trop d'attente amène souvent la déception. Ne vous détrompez pas Jeff Bridges est très bien dans ce rôle, il lui va comme un gant. Mais pour avoir vu les 4 autres performances qui étaient nommées dans la même catégorie (George Clooney dans In the Air, Morgan Freeman dans Invictus, Jeremy Renner dans Démineurs et Colin Firth dans A Single Man) ma préférence allait pour Colin Firth.

Mais pour revenir sur la performance de Jeff Bridges, il est parfait dans ce rôle de chanteur country qui a fait son temps et est maintenant partagé entre la boisson et les représentations dans les petites villes de l'Amérique profonde. Cet un homme nature, vrai. Étrangement (et c'est ce qui fait l'intérêt du film au final) ce personnage est loin des clichés que l'on se fait dans ces cas-là. Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est qu'il ne s'apitoie pas sur son sort. Au moment de toucher le fond il décide de faire face et relever la tête. C'est courageux de sa part et surtout très honorable. Alors oui d'accord il ne met jamais sa ceinture ou ne remonte pas sa braguette. Mais ce n'est pas pour autant un goujat. C'est quelqu'un de très sensible, très ouvert, très honnête. Il a des fêlures et blessures mais contrairement à d'autres, il veut s'en sortir et est même du genre à tomber amoureux (dingue amoureux même) au premier coup d'oeil. C'est ce qui le rend très touchant et affectueux. On s'attache vraiment au personnage. Dans ses défauts autant que dans ses qualités. De plus il est très bien mis en valeur par les autres personnages qui prennent toute leur ampleur à ses côtés. Que ce soit son ancien meilleur ami (Colin Farrell), sa petite amie (Maggie Gyllenhaal) ou encore son ange gardien (Robert Duvall), ils ont tous leur importance et sont comme des piliers qui permettent au personnage de Jeff Bridges de s'épanouir et d'obtenir sa deuxième chance.
L'intérêt premier de ce film est donc le personnage de Jeff Bridges, Bad Blake. Ou tout simplement Jeff Bridges. Son personnage est sublimé par une mise en scène qui colle de près à son tempérament. L'action du film se passe au Texas, dans une Amérique profonde et sauvage où la nature domine. Tout comme Bad Blake, sauvage mais attendrissant, doté d'immenses valeurs sociales et humaines. De plus le réalisateur filme au plus près ses personnages (gros plans sur leurs visages) pour suivre leurs émotions et se laisser imprégner par celles-ci. Au final on ressort touché par ce film, ces personnages, cette humanité atypique dans ce genre d'univers.
07:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeff bridges, maggie gyllenhaal, robert duvall, colin farrell
18.03.2010
Liberté
Un vent de Liberté souffle sur ce film. Un vent chantant et musical. En un mot vibrant. Dès les premières images on nous donne le ton, des barbelés sont utilisés tels des cordes de violon pour jouer de la musique. Le sujet est tragique, la déportation des tziganes pendant la seconde guerre mondiale. Cette guerre justement qui est présentée ici comme une menace quasiment invisible mais toujours présente, comme un présage. Le réalisateur justement distille de façon judicieuse et parcimonieuse, pendant la première partie, des éléments qui nous ramènent tout de suite à la réalité, nous sommes en temps de guerre et les plus menacés (ici les juifs et les tziganes) sont obligés de se cacher dans des petits villages de France pour échapper à l'ennemi, les Allemands. Ce n'est que dans la deuxième partie du film que la réalité revient au coeur de l'histoire et prend toute son ampleur dramatique.
Mais avant toute chose ce film est un hymne à la liberté. Que ce soit à travers la réalisation, très enlevée et dynamique, que ce soit à travers la musique tzigane qui chante la vie, le véritable sujet du film est la liberté. Cette liberté qui nous permet de rester fidèle à nos convictions et croyances sans jamais nous en détourner, au risque de tout perdre ou de se perdre. Comme le personnage symbole du film, Taloche. Interprété par James Thiérrée, l'incroyable James Thiérrée devrais-je dire. Il EST le film, son coeur, sa vie. Cet être pur et innocent qui communie avec la nature et montre qu'un tzigane est loin d'être cette personne que les clichés renvoient. Il est vrai, entier, est très attaché à ses croyances et convictions et ne s'en écartera à aucun prix.
Je ne suis pas très familière du cinéma de Gatlif mais je trouve qu'il a un univers très particulier et atypique qui sert de façon très intelligente le sujet de ce film. Sa façon de filmer les camps de concentration est émouvante et presque surréaliste. Etrange est le premier mot qui me vient à l'esprit. Comme un rêve qui est loin d'en être un quand on se rend compte où l'on se trouve.
Pour en revenir à James Thiérrée, nous avions failli aller le voir jouer au Théâtre de la Ville mais malheureusement les places sont parties très très vite. Cet homme sait tout faire. C'est un véritable artiste polyvalent. On sent dans Liberté ses origines du cirque très présentes. Elles sont utilisées à très bon escient. Car dans ce film il donne tout. Il se livre corps et âme pour se personnage plus qu'attachant de Taloche. Il joue du violon, danse, gesticule, grimpe dans les arbres, partage une folie qui est autant timide qu'excentrique. On aimerait le voir plus dans le film tellement il est adorable. Je suis fan de cet homme, fan de cet artiste.
08:08 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : james thiérrée, tony gatlif, marc lavoine, marie-josée croze
17.03.2010
Alice aux pays des merveilles (alice in wonderland)



08:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tim burton, johnny depp, anne hathaway, helena bonham carter, mia wasikowska
16.03.2010
R.E.R
La fille du RER, le fait divers qui a eu lieu en 2004, a inspiré Jean-Marie Besset pour cette pièce, qui a été joué en 2005 et qui est repris en ce moment à la cartoucherie Théâtre de la Tempète. J'ai peu suivi à l'époque cette histoire, qui a déchaîné les politiques et la presse, et qui a montré à quel point les journaux font dans le sensationnel, et créér des polémiques sans chercher le fondament ou la véracité des faits. On voit peu ce genre de choses dans la pièce, ils en parlent forcément mais les journalistes et les politiques sont peu montrer du doigt. Il y a le côté religieux également qui est abordé, car la fille avait prétendu être juive sans l'être d'où l'indigniation de la classe politique et de bons nombre de français, et surtout déchaînement des associations juives. La pièce montre parfaitement, la jeune fille étant défendu par un avocat juif, le sentiment de victime perpétuel des juifs, je dis cela avec beaucoup de précaution, la question religieuse étant devenue aujourd'hui sujet à beaucoup de paroles, de controverses et d'amalgames, les dialogues de Besset sont très juste, car ils posent un questionnement. La question religieuse est bien traité car elle est de confession catholique mais a prétendue être juive, pourquoi? La solitude, elle a tout simplement peur de la solitude. Le manque d'attention de la part de son copain et de sa mère a décidé cette jeune fille a inventé toute cette histoire, d'où le sujet passionnant dans une époque comme la nôtre où de plus en plus de personnes cherche une attention, la place dans la société est bien montré dans la pièce, et surtout son déoeuvrement, sa quête d'amour, qui continuera même après les évènements. Je ne vais pas décortiquer toute la pièce parce qu'il y a beaucoup de choses qui sont abordées, je regrette juste que Jean-Marie Besset ai rajouté le thème de l'homosexualité dans ce sujet qui est déjà riche en lui-même, la plupart de ses pièces en parle, il en parle bien certes mais le mélange n'est pas forcément une bonne chose, même si je reconnaît que c'est bien fait, le rapprochement est est pas mal mais ce militantisme a chaque pièce est un peu dommage, mais il faut avoir vu d'autres pièces de Besset pour avoir ce sentiment. La comédienne qui joue le rôle de la jeune fille a une diction particulière qui est assez surprenant au début mais qui au final va bien avec le rôle, elle le joue parfaitement bien, ils sont tous très bien, pas de fausses notes. Content d'avoir vu et découvert un peu plus l'histoire de cette jeune femme, et un véritable questionnement sur la société d'aujourd'hui.
Dépassée par l’emballement médiatique de son histoire d’agression dans le RER, une jeune femme revient sur ses déclarations. Comédie d’un mensonge dévoilé, cet appel à l’aide réunit des personnages que tout oppose. Leurs tentatives plus ou moins désespérées pour échapper à l’indifférence esquissent un portrait de notre société.
07:41 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie besset, andrea ferreol, didier sandre
15.03.2010
l'affaire Seznec
L'affaire seznec. ça me dit vaguement quelque chose, de nom en tout cas mais après je ne sais pas les tenants et les aboutissants de cette hsitoire, donc c'est totalement vierge que j'ai vu cette pièce au Théâtre de Paris. Un véritable procès, c'est là la mise en scène de Robert Hossein, vous êtes juré au procès de Guillaume Seznec, qui a eu lieu en 1923-1924. Lors de l'entracte, on vous demande de voter pour savoir si vous le considérer innocent ou coupable, donc il faut une certaine concentration, évidemment si vous avez envie de vous prendre au jeu, non comme les beaufs, genre public TF1, qui été derrière nous, et qui selon leur dire on bien dormit. C'est dommage, car c'est véritablement captivant, lorsque l'on veut comprendre le système judiciaire et surtout comment est fait un procès, le travail des avocats, surtout pour une affaire comme celle-ci qui a mobilisé beaucoup de monde, qui reste et restera bien mystérieuse. C'est rythmé, les échanges sont vifs, pertinents, troublants, j'ai trouvé ça passionnant, nous sommes placés au coeur d'un procès, il y a une interaction, ce qui est extrèmement rare au théâtre. Ils se sont donnés les moyens de faire quelque chose de bien car il y a 24 comédiens et comédiennes, tous très bien, à part chose étrange la comédienne qui joue la femme de Seznec qui est un peu trop dans le lyrisme, mais sinon c'est parfait, je vais me répéter mais j'ai eu l'impression d'y être, cela n'arrive pas tous le temps au théâtre donc il faut le souligner. J'ai apprécié le faite que l'on montre ce procès qui s'est déroulé de bien étrange façon, qu'il dévoile la manière de faire de l'époque. Il serait intéressant de vivre un procès d'aujourd'hui pour voir si les choses ont véritablement changé, car il y a eu beaucoup d'erreur à l'époque, surtout au niveau du droit. La pièce fait un peu échos au trouble qu'il y a aujourd'hui avec le système judiciaire français, qui paraît très complexe, très lointain lorsque l'on ne le vit pas de l'intérieur, il aurait pu être intéressant de faire presque un acte politique ou en tout cas un rapprochement plus important avec aujourd'hui à la fin de la pièce, mais bon on ne peut pas tout avoir, en tout cas l'idée est bonne. LEs gens se passionnent pour les séries policières à la télévision, il devraient aller voir cette pièce.
La pièce se joue en ce moment au Théâtre de Paris.
07:44 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert hossein













