05.11.2009
The Box
Intrigant. The Box est un thriller psychologique surprenant et intrigant, à l'image de son réalisateur. Inspiré d'un des épisodes de La Quatrième Dimension, The Box relate l'histoire d'un couple sans histoires (Cameron Diaz et James Marsden) qui reçoit un jour une boite contenant un bouton. Un homme vient alors frapper à leur porte pour leur expliquer le concept du bouton; s'ils appuient dessus ils toucheront un million de dollars mais quelqu'un devra mourir en contrepartie. Le dilemme moral est là. Que doivent-ils faire, sacrifier un peu de leur bonheur pour les autres ou être égoiste et ne penser qu'à leur bonheur personnel. Richard Kelly nous fait réfléchir sur cette notion peu banale de nos jours qu'est l'altruisme. Le concept du bouton est de punir toute personne mettant ses intérêts personnels avant ceux de la société. Kelly réussit donc à faire passer une morale dénonciatrice sans pour autant nous faire culpabiliser. Avec beaucoup de subtilité, il nous fait nous interroger sur nos actes et les conséquences qu'ils peuvent avoir autour de nous. L'effet papillon en gros.
Outre l'aspect philosophique et spirituel, cher au réalisateur de Donnie Darko, on retrouve dans The Box les même thèmes, la mort, les fluides spirituels, limte entre le monde des vivants et des morts, la quête d'identité et spirituelle. Cet aspect fantastique peut en dérouter certains. Ce qui est sur c'est que l'on est tout de même captivé par l'ambiance style vieux film thriller et fantastique avec l'utilisation du hors-champs, du non visible pour montrer l'horreur et le travail psychologique que fait peser le réalisateur sur le spectateur en lui faisant faire tout le travail d'imagination.
L'ambiance des années 70 est très bien retranscrite, que ce soit au niveau de l'esthétique que de l'ambiance. On sent l'influence de Shining sur le film (séquence de l'eau qui rappelle la séquence du sang dans le film de Kubrick ou encore l'ambiance terrifiante de la scène de bar dans chacun des deux films), ce qui lui donne une dimension horrifique supplémentaire. On s'attendrait presque à voir Nicholson sortir d'une scène.
13:01 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richard kelly, cameron diaz, james marsden, frank langella
04.11.2009
Soulages
Hum l'expo soulages, lorsque l'on m'a proposé d'aller voir cette expo, je me suis dis, du noir, je vais voir du noir, du noir et du noir, l'art abstrait ce n'est pas vraiment mon truc, j'aime bien imaginé des choses car avec l'art abstrait on peut imaginer ce que l'on veut mais aussi voir des "gribouillis" sur une toile, comme un enfant aurait fait je ne vois pas trop l'intêret et il y a toujours des gens pour dire "mon dieu, c'est incroyable", "quel trait de pinceau", "on voit l'artiste torturer", mais bon je ne voulais pas mourir idiot et il vaut mieux découvrir que de critiquer. Première partie de l'expo, ses premières oeuvres sont présentées donc pour moi des coups de pinceaux de peinture noir sur une toile blanche rien de plus, mais l'amie avec qui j'y suis allé, qui a l'habitude de travailler la matière, elle a fait une école d'art, et est maintenant fresquiste, m'explique le but rechercher de Soulages, c'est à dire montrer la lumière à travers le noir, puisque le noir est considéré comme le "néant" sans lumière, il essaye de créer une lumière du fond de la toile qui essaye de passer à travers le noir, forcément mon oeil change de vision et je comprends déjà mieux le pourquoi du comment, ce qui ne m'empêche pas de me dire que l'on peut faire ça avec deux trois peintures et puis c'est bon, on a compris le principe, pas la peine dans faire des tonnes mais le travail de Soulages va ensuite plus loin puisqu'il décide de faire des monochromes, de véritablement travailler sur le noir et surtout sur "l'outrenoir", au delà du noir, avec la lumière car selon la façon dont et projeter la lumière et surtout de l'endroit où vous êtes placé la peinture va vous paraître différente puisque la lumière ne va pas se refléter de la même manière, et surtout si il a utilisé une peinture mate ou brillante, on a parfois l'impression d'un miroir, ce qui peut être surprenant avec du noir. Il travaille aussi la matière car il ne se contente pas de faire un monochrome uniforme mais il modèle la peinture pour faire des formes, des effets qui transforme forcément le tableau, il utilise également l'assemblage de plusieurs tableaux pour n'en faire qu'un, en prenant des tableaux totalement différents pour confronter deux matières, deux modèles pour les faire encore mieux ressortir. C'est là que je me suis dis que l'exposition est très bien faite car on voit le travail de l'artiste, son cheminement intellectuelle face à son travail sur le noir, qui est venu à lui tout seul, des petits phrases de réfléxion ponctue l'esposition et nous permet de mieux cerner l'artiste et notre compréhension pour découvrir son travail, donc je me suis retrouvé enchanter par ce travail, cette obsession, qui n'est pas juste de peindre mais de confronter également deux éléments: la peinture et la lumière, qui sont indissociable dans son travail l'un de l'autre. Ce n'est pas des peintures que j'accrocherai chez moi mais au final je suis sorti ravi de la découverte d'un univers.
Petite observation d'une personne pendant l'exposition qui se penche sur une peinture, se retourne va son amie et lui dit: "non ce n'est pas du jaune". Evidemment il ne travaille que sur le noir!!! Les reflets jaunes que l'on voit, c'est la lumière jaune qui est projeté sur la peinture, c'est tout l'intéret de son travail, j'espère pour cette personne qu'elle a compris le travail de Soulages à la fin de l'exposition car sinon pourquoi regarder du noir pendant une heure!
08:40 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
Cineman

C'est tellement drôle que j'ai oublié de rire. Cette phrase pourrait très facilement résumer le film. Nous sommes restés stoïquement sérieux dans la salle, aucun rire ne fusant alors que les blagues à l'écran étaient pourtant bien présentes. La faute au scénario, vide de sens et tout simplement d'histoire. Il n'y avait pas de fil conducteur et rien n'avait de sens. En même temps comment chercher du sens dans un film où le personnage principal voyage dans les films grâce à une broche que la Sissi du film a volontairement abandonné pour que quelqu'un vienne la sauver. Comment cette broche est-elle passée d'un film à un univers plus réel (mais pas plus réaliste pour autant, il suffit de voir les séquences à l'école pour se demander ce que l'on fait là), c'est un mystère. Et le film en est rempli. Ce n'est pas pour autant que l'on a des réponses.
En fait c'est un film fait par des adultes (enfin au niveau de l'âge du moins) qui ont voulu réaliser un rêve de gamin (qui n'a jamais voulu être le héros d'un film, qui n'a jamais rêvé d'être tel ou tel personnage de film). Ils s'éclatent comme des enfants en donnant vie à tous ces personnages mythiques du cinéma, nous donnent même une morale digne des contes de fées, très naïve et enfantine. Mais ils ont oublié une chose importante dans la réalisation de leur rêve, inclure le public dans leur délire. On se sent complètement à part, pas du tout impliqué dans le film. Ce qui est dommage puisque les séquences/hommages cinématographiques sont assez bien réussies. Mais la technique ne fait pas un film. Dans celui-là on en est très très loin.
Pour que le film prenne plus d'intérêt il aurait fallu plus se concentrer sur le mélange et l'interraction entre les films et la pseudo réalité (comme la séquence avec Catherine Deneuve au début, là ça donnait de quoi sourire).
07:52 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yann moix, franck dubosc, pierre richard, michel galabru, lucy gordon, pierre-françois martin-laval, anne marivin
02.11.2009
La balade sauvage (badlands)
Une jeune fille, un garçon un peu rebelle, avec un faux air de James Dean, un coup de feu, et c'est parti pour une folle balade mais loin, très loin des poursuites" que l'on peut voir habituellement dans les films, où les personnages sont obligés de se cacher, avec toujours un policier à leur trousse. C'est Terrence Malik donc on peut le temps de construire, de montrer le personnage, de montrer la nature. Le but n'est pas de montrer une poursuite à travers les Etats-unis mais de montrer des jeunes personnes inadaptées au monde qui les entourent, le rythme est lent, la musique est douce lors des moments de tension, ce qui donne encore plus de tension, et surtout on ne voit rien venir, on donne autre chose au spectateur que ce qu'il s'attend à voir, je me suis même demander si en faisant un film comme celui ci très en vogue à l'époque, il date de 1973, il ne voulait pas aussi ridiculiser ce type de film, car il prend le stricte nécessaire des films de poursuite, avec des dialogues parfois décalés et il nous fait un film presque romantique, où le personnage principale n'est pas du tout antipatique, mais fou et paumé, une représentation tout autre d'un amour qui va jusqu'au meutre sans raison, une envie d'exister, un peu comme une "crise d'adolescence" où la seule façon de se faire entendre passe par la violence, un sujet qui reste tout à fait d'actualité, l'histoire est intemporelle, l'histoire est d'ailleurs une histoire vrai. Une violence constamment présente mais très peu montrer, c'est ce qui fait la force de Terrence Malik, comme avec "La Ligne Rouge", qui s'attache plus à l'individu propulser dans autre chose que son quotidien, en quête de quelque chose, d'une réfléxion sur soi-même, de grandir, des sujets très fort filmés avec beaucoup de douceur, et de simplicité, c'est devenu une chose rare!
Inspirée par l'histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s'aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.
08:01 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrence malik, martin sheen, sissy spacek
30.10.2009
This is it
Non il n'est pas mort! C'est ce que l'on espère à la fin du film, ce qui est totalement ridicule, mais maintenant que l'on nous a alléché avec ce documentaire sur ce qui devait être son dernier concert, on est frusté de ne pas pouvoir le voir, car c'est un véritable show à l'américaine, avec de très bonnes choses, des clips presque à chaque fois pour ses chansons, des danses incroyables, cela aurait dû être incroyable, il y a toutes les meilleurs chansons évidemment, on a envie de se lever et danser, j'ai entendu certaines personnes chanter. On a pas fini d'en entendre parler car ils ont bien l'intention de gagner encore beaucoup d'argent autour du King of pop, aussi bien sa famille, que les producteurs ou autre, c'est étonnant de se dire qu'il vaut plus mort que vivant, va-t-il détrôner le King en tête des ventes des chanteurs morts qui rapportent le plus, il va y arriver surement très vite, encore un record!
Au delà de tout cela, on découvre un artiste, un travailleur, le documentaire donne évidemment une bonne image de Michael Jackson, mais on sent le type humble quand même, assez perfectionniste, et connaissant parfaitement la musique et ayant une véritable envie d'être sur scène à 50 ans, c'est là que l'on voit qu'il est resté un vrai gamin, c'est la personne la plus connue de la planète et on a l'impression qu'il a son jouet avec lequel il joue, mais tout en étant professionnel dans le travail. On voit, ce que l'on savait également déjà, c'est le parfait danseur, il esquisse trois pas et c'est déjà incroyable, mais en même temps c'est Michael Jackson, il aurait pu faire trois pas de merde, le monde aurait crié au génie, il est vrai que cela reste impressionnante.
En tout cas je m'attendais à plus de monde dans la salle, ce qui est sur c'est qu'il a su attirer des gens de tout âge, et oui, de 7 à 77 ans car il y a vait une grand-mère avec ses petits enfants, surprenant, mais cela montre la popularité de cet homme. Le film tire un peu trop sur la corde sensible et sur le côté, c'était un homme merveilleux mais bon, à quand ce show sans Michael, ils vont bien être capable de le faire!
08:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson












