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30.04.2009

Le diable rouge

Intrigue, trahison, diplomatie, intelligence, amour, sentiment, passion, complot, obligation, pouvoir, suspiscion sont au coeur de cette pièce de théâtre qui présente la fin de vie du premier ministre Mazarin. Le texte n'a rien d'extraordinaire, le plus intéressant est d'en connaître un peu plus sur l'histoire de France, et surtout voir que le monde de la politique n'a pas vraiment changé car certaines phrases font sourire tellement elles sont actuelles. Claude Rich est parfait, j'ai eu l'impression de revoir un peu le personnage du duc de Crassac dans "La Fille de d'Artagnan" de Tavernier, Geneviève Casile est bien en reine de France, bien que l'on sente un peu les années de Comédie-Française, elle joue au théâtre alors que pour Claude Rich le texte sort naturel, elle fait un petit peu d'effet de voix, le reste du casting est bien. Molière du décor, je me demande encore pourquoi, tant il n'a rien d'extraordinaire, un miroir au plafond! Je n'en garderai pas un grand souvenir mais je suis quand même content de l'avoir vu.

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Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le Cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure.

29.04.2009

Récital

recital.jpgMagnifique, j'ai eu la chance d'assister à une soirée exceptionnelle, au programme: Shubert, Liszt, Schumann, Albeniz, Bizet, Messager, Offenbach, Yvain. Et bien cela a été une découverte totale puisque je n'avais jamais entendu d'air d'opéra ou d'opérette, et bien je n'ai pas été déçue car Anna Destraël est excellente, une superbe voix mais aussi un très bon jeux puisqu'elle réussi par sa posture et par son visage à nous montrer le personnage et son émotion et aussi beaucoup d'humour, accompagné au piano par Maciej Pikulski, qui a joué Schubert et Liszt superbement bien, avec une vitesse dans les doigts et une tension. Le choix des textes était excellent car la première partie (schumann) était plus dur, et l'on a eu le droit à beaucoup d'humour lors de la deuxième et la découverte des auteurs Messager et Yvain que je ne connaissais pas du tout. Une superbe soirée qui donne envie de découvrir le monde de l'opéra!

28.04.2009

Coco avant Chanel

Ayant vu, il y a quelques mois le téléfilm de France 2 sur la vie de Chanel, j'ai eu l'impression de voir la même chose, presque les mêmes images donc je me suis un petit peu ennuyé au début lorsqu'elle se cherche, la partie la plus intéressante est lorsqu'elle rencontre Boy car elle commence à devenir Chanel, l'indépendance mais tout en cherchant l'amour et le mariage, le désir de travailler, le désir d'être libre dans ses vêtements, même si parfois elle ressemble à un sac à patate mais il faut bien chercher pour trouver, et l'on sait qu'elle trouva son style. Elle a des mots très juste, très intelligent, un regard totalement différent des gens de son époque. Belle surprise de la part de Benoît Poelvoorde est très bien, comme dans le précedent film de Anne Fontaine, il n'y a pas de doute les comiques sont les meilleures comédiens au monde. Audrey Tautou est superbe dans ce rôle, il y a une véritable transformation entre le début du film et la fin qui montre La Coco Chanel, j'ai regretté que le film ne continue pas lorsqu'elle a eu du succès, car Audrey Tautou incarne totalement cette femme, qui a cherché toute sa vie à déshabiller les femmes du "trop". J'attends avec impatience le film de Jan Kounen "Coco Chanel et Igor Stravisky" qui va nous parler de nouveau d'une histoire d'amour mais entre deux génies.

 

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Une petite fille du centre de la France, placée dans un orphelinat avec sa soeur, et qui attend en vain tous les dimanches que son père vienne les chercher.
Une chanteuse de beuglant à la voix trop faible, qui affronte un public de soldats éméchés.
Une petite couturière destinée à refaire des ourlets dans l'arrière-boutique d'un tailleur de province.
Une apprentie-courtisane au corps trop maigre, qui trouve refuge chez son protecteur Etienne Balsan, parmi les cocottes et les fêtards.
Une amoureuse qui sait qu'elle ne sera " la femme de personne ", pas même celle de Boy Capel, l'homme qui pourtant l'aimait aussi.
Une rebelle que les conventions de l'époque empêchent de respirer, et qui s'habille avec les chemises de ses amants.
C'est l'histoire de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l'inventer.

 

Mais qu'est-ce que ça peut bien être

 

27.04.2009

Un Eté Italien (Genova)

Joli film sur le deuil et les différentes manières de l'accepter. Une mère meurt dans un accident de voiture, provoqué indirectement par l'une de ses deux filles, laissant ces dernières et son mari dans le deuil et la souffrance. Pour oublier ce terrible drame ils décident de partir en Italie, à Gênes, où le père, Joe (Colin Firth) va donner des cours d'été dans une université. Chacun essaiera alors de se reconstruire à sa manière.

 

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Le sujet sur le deuil, son acceptation a déjà été traité maintes et maintes fois au cinéma. Mais le film de Michael Winterbottom a quelque chose de rafraîchissant. Il met son sujet de côté pour mieux s'intéresser à ses personnages et leur comportement face à la mort et au deuil en filmant en gros plans, caméra à l'épaule.
Le titre original, Genova, prend alors tout son sens puisque la ville sera l'élément déclencheur du changement de comportement au sein de la famille. Avec ses ruelles étroites et labyrinthiques, la ville de Gênes participe au sentiment de tension que l'on ressent pendant tout le film. On s'attend à ce qu'un drame éclate à tout moment, que la famille affronte cette mort qui les obsède et les empêche d'aller de l'avant. En ce sens le film est d'autant plus intense au niveau des émotions.
C'est plein de sensibilité, très émouvant. Les acteurs sont excellents, toute en retenue. Le ton est juste, on tombe jamais dans le pathos. A part la fin qui nous laisse sur un goût d'inachevé on apprécie le voyage et la découverte de cette famille attachante au coeur de Gênes.

Mais qu'est-ce que ça peut bien être?

26.04.2009

62ème Festival de Cannes

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Le voici le voilà le 62ème festival de Cannes:

Ca y est nous connaissons les films en compétition du 62ème Festival de Cannes, LE festival de cinéma. Aucun nouveau cette année, ils sont tous presque déjà venus, ils sont presque tous eu un prix et même la Palme d'or donc surprise totale de ces choix lorsque l'on connait le désir de Gilles Jacob de faire découvrir des cinéastes comme cela était le cas dans les précédentes éditions, mais d'après Thierry Frémaux, il y a beaucoup de metteurs en scène connus mais les films sont tellement de qualité qu'ils ne pouvaient faire autrement! Donc nous saurons le 24 mai lors de la cérémonie de clôture le palmarès du 62ème Festival de Cannes.
C'est de nouveau Edouard Baer qui officie en tant que maître de cérémonie, on se souvient de son excellente prestation de l'année dernière, et l'on attend encore quelque de chose de drôle et décalé!

Isabelle Huppert est la présidente du Jury de cette édition, une habituée de Cannes qui devra discuter avec:
Asia Argento (qui n'a pas sa langue dans sa poche, pour le côté sulfureux du festival, elle fait généralement des passages remarqués lors de ses venues à Cannes),

Lee Chang-Dong, un cinéaste, un auteur, il a été ministre de la Culture sud-coréen, quand on sait les nombreux films asiatiques présents cette année, va t-il avoir un oeil plus critique?

James Gray, que l'on ne présente plus au cinéphile, un réalisateur qui a su montrer son intelligence dans des films très différents.

Hanif Kureishi, écrivain britannique qui a vu bon nombre de ses oeuvres adaptées au cinéma donc c'est un monde qui ne lui ai pas étrangé.

Shu Qui, grande actrice asiatique, vu notamment dans Millenium Mambo, pour le côté glamour du jury.

Robin Wright Penn, autre côté glamour du festival mais un oeil sûr au vue de sa filmographie, son mari lui a-t-il raconté comment ça se passe?


LA COMPETITION:

Honneur aux femmes, et surtout à la seule qui n'est jamais venue au festival:

map of the sounds of tokyo.jpgIsabel Coixet: Map of the Sounds of Tokyo (Rinko Kikuchi, Sergio Lopez)

Une employée de poissonnerie devient tueuse professionnelle...

Le synopsis est prometteur et c'est la réalisatrice de "The Secret life of World" donc c'est d'autant plus intéressant que ce film était sublime. Elle n'est jamais venue à Cannes mais n'a pas attendu sa sélection pour se faire remarquer. A voir!

 

bright star.jpgJane Campion: Bright Star (Abbie Cornish, Ben Whishaw)

Un drame consacré à l'histoire d'amour entre le poète John Keats (1795-1821), figure de proue de l'école romantique anglaise, et Fanny Brawne.

Et une palme d'or, une. Elle a reçu la palme pour "La leçon de Piano" en 1993, Holly Hunter avait reçu le prix d'interprétation féminine, elle n'était pas revenue depuis, elle est la seule femme en 62 édition à avoir reçu la palme, va-t-elle rentrer dans le club des doubles palmés? Elle était également venue en 1989 avec "Sweetie", son premier long métrage. Elle vient une nouvelle fois avec une histoire d'amour mais qui risque d'être intense au vue du synopsis!

 

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Andrea Arnold: Fish Tank (Katie Jarvis, Michael Fassbender)

Mia, 15 ans, adolescente à problème, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison en compagnie d'un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur...

Seconde venue à Cannes puisqu'elle était présente en 2006 avec "Red Road" et était repartie avec le prix du jury, aura-t elle la palme cette année?

 

Honneur aux plus agés:

les herbes folles.jpgAlain Resnais: Les herbes folles (Sabine Azéma, André Dussolier, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Michel Vuillermoz, Roger Pierre, Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle).

Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.

Resnais n'était pas venu sur la Croisette depuis 29 ans! La dernière fois, c'était avec "Mon Oncle d'Amérique", qui a eu le grand prix du jury. Il était venu également avec "Stavisky" qui avait valu à Charles Boyer, le prix d'interprétation masculine. Il avait frappé fort pour sa première venue avec "Hiroshima mon amour" qui est un des films les plus connus au monde. En tout cas avec cette nouvelle venue, la montée des marches va être superbe vu le casting du film dans lequel on retrouve les habitués de Resnais (Dussolier et Azéma), mais également des petits nouveaux qui sont prometteurs (Duvauchelle et Forestier). Un film de conséquences si l'on en croit le synopsis!

 

looking for eric.jpgKen Loach: Looking For Eric (Eric Cantona, Steve Evets)

Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...

Et une deuxième palme d'or, une deuxième. Il est loin de sa première venue avec 8 films présentés à Cannes, c'est le cinéaste de la compétition à être le plus fréquent au festival et sans doute celui qui a reçu le plus de prix. Palme d'Or en 2006 pour "The Wind that shakes the barley" (le vent se lève), un film excellent! En 2002 avec "Sweet Sixteen" qui a reçu le prix du meilleur scénario. En 2000 "Bread and Roses". En 1998 avec "My name is Joe" qui a valu à Peter Mullan le prix d'interprétation. En 1995 avec "Land and Freedom". En 1993 avec "Raining stones", prix du jury. En 1990 avec "Hidden agenda", prix du jury. En 1981 avec "Looks and Smiles". Il a reçu de nombreuses fois le prix oecuménique! C'est dire qu'il connaît bien le festival. Il vient avec un film qui parle de sa passion car Ken Loach est fan de foot, qui a-t-il de mieux lorsqu'une personne parle de sa passion!

 

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Marco Bellocchio: Vincere (Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi)

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino ? conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.

Cinquième venue à Cannes pour le cinéaste Italien (qui m'était totalement inconnu et pourtant quelle carrière!). En 2002 avec "L'Ora di religione" (il sorriso di mia madre), en 1999 avec "La Balia", en 1997 avec "Il principe di Homburg", en 1984 "Enrio IV" et en 1984 avec "Salto nel vuoto" (le saut dans le vide) qui avait valu à Michel Piccoli et Anouk Aimée les prix d'interprétation. Le sujet du film est intéressant, un passage de l'histoire de Mussolini que l'on ne connaît pas. Les cinéastes s'intéressent de plus en plus à l'histoire non racontée des figures du 20ème siècle, espérons que le film vaudra le coup!

 

le ruban blanc.jpgMickael Haneke: Le Ruban Blanc (Susanne Lothar, Ulrich Tukur, Josef Bierbichler)

Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la première guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Et revoilà Haneke pour la cinquième fois qui été venu présenté "Caché" en 2005 et été reparti avec le prix de la mise en scène, en 2001 "La Pianiste" qui lui a valu le grand prix du jury mais aussi les prix d'interprétations pour Benoit Magimel et Isabelle Huppert. En 2000 "Code inconnu: récit incomplet de divers voyages" et pour finir "Funny games" en 1997. Un habitué mais surtout il a permis à Isabelle Huppert de recevoir un prix à Cannes donc elle a une relation particulière avec ce cinéaste mais il n'y a aucun doute qu'elle sera faire la part des choses et de le voir avec le même oeil que les autres!

 

etreintes brisees.jpgPedro Almodovar : Etreintes brisées (Peneloppe Cruz, Blanca Portillo, Lluis Homar)

Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie.
Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident.
Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter...
Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.

Le réalisateur espagnol revient cette année sur la croisette avec sa muse (Peneloppe Cruz), ils étaient déjà venus ensemble en 2006 avec "Volver" qui avait valu à Peneloppe Cruz et ses partenaires, le prix d'interprétation féminine, mais aussi le prix du scénario pour ce film. Il a été également récompensé en 2002 lorsqu'il a présenté "Tout sur ma mère", prix du meilleur réalisateur. Un film de Almodavor est toujours un évènement, pas besoin de lire le synopsis pour savoir que l'on aura droit à une histoire intense avec beaucoup d'émotions et de l'humour. Vivement la sortie qui se fera pendant le festival : Le 20 Mai 2009.

 

un prophète.jpgJacques Audiard: Un prophète (Tahar Rahim, Niels Arestrup)

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 18 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Prix du scénario en 1996 avec "Un héros très discret"( film extra), Jacques Audiard a fait du chemin et raflé les prix. Si ce film est de la même verve que "Sur mes lèvres" cela promet!

 

taking woodstock.jpgAng Lee: Taking Woodstock (Emile Hirsch, Liev Schreiber, Paul Dano, Imelda Staunton)

Durant le turbulent été 69, un jeune homme travaille dans le motel de ses parents dans les Catskills, et va malgré lui mettre en branle ce qui deviendra Woodstock, le concert qui donna la définition de toute une génération...

Il n'était pas venu depuis 1997 avec "The Ice Storm", prix du scénario. Il arrive avec l'histoire de Woodstock car tout le monde connaît Woodstock mais comment tout cela à commencé. Le film nous promet une belle affiche et surtout une BO absolument excellente! Un tapis rouge hippie?

 

vengeance.jpgJohnnie To: Vengeance (johnny Hallyday, Sylvie Testud)

Un père vient à Hong-Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.

C'est avec "Breaking News" en 2005 qu'il présente son premier film à Cannes. Il revient cette année et c'est la rencontre "Johnny avec Johnnie" comme l'ont titré certains journaux, qui intéresse déjà le public, mais alors qu'est ce que ça va donner? Un mélange interessant?

 

antichrist.jpgLars Von Trier: Antichrist (Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg)

Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis...

Et une troisième palme d'or, une troisième. C'est une histoire d'amour entre Lars Von Trier et le festival de Cannes, comme l'écrit Gilles Jacob dans son livre, la plupart de ses films ont été présentés à Cannes car il est déjà venu 7 fois. En 2005 avec "Manderlay," En 2009 avec "Dogville". En 2000 "Dancer in the Dark" qui lui vaut la palme d'Or, et pour Björk, le prix d'interprétation féminine. En 1998 "Idioterne". En 1996 "Breaking the waves", grand prix du jury. En 1991 "Europa", prix du jury". En 1984 "Element of crime". Il arrive toujours avec des films forts, des sujets très intenses et vu la photo cela promet!

 

visages.jpgTsai Ming-Liang: Face (Laetitia Casta, Fanny Ardant, Jean Pierre Léaud, Nathalie Baye, Jeanne Moreau, Mathie Amalric, Lee Kang-sheng)

Un réalisateur Taïwanais est invité à tourner l'histoire de Salomé au Musée du Louvres. Malgré sa réputation, il tient absolument à confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. Pour donner à ce film au budget modeste une chance au box office, la production s'est résolue à confier le rôle de Salomé à une star de renommée internationale. Mais dès le début du tournage, les problèmes s'accumulent...

C'est ce que l'on appelle avoir un sacré casting, la montée des marches va être belle! L'histoire a l'air intéressante donc à regarder de plus près. Il n'en est pas à sa première venue, il avait présenté en 2001 "Et là-bas quelle heure est-il", et en 1998 "The Hole", repartira-t il avec un prix cette année?

Brillante Mendoza: Kinatay

Il n'y a pas d'images, il n'y a rien sur le site du festival, ça n'apparaîtra qu'une semaine avant le début du festival, mais ce n'est pas un total inconnu puisqu'il était venu l'an dernier présenté "Serbis" et qu'il avait eu dans la foulée une rétrospective lors du Festival Paris Cinéma 2008. Mystère!

le temps qu'il reste.jpgElia Suleiman: Le Temps qu'il reste (Saleh Bakri, Elia Suleiman)

De la création de l'Etat d'Israël en 1948 à nos jours, au travers de l'histoire de Fuad, un homme membre de la résistance palestinienne, se dessine la quête d'identité de son fils. La réalité de ce bouleversement politique amène Elia Suleiman, acteur dans son propre film, à se poser une question : est-ce lui qui porte la Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s'étend au reste du monde ?

Venu en 2002 avec "Intervention Divine" et reparti avec le prix du Jury. Il revient cette année avec un film qui traite de la Palestine, il est toujours intéressant de découvrir l'histoire de ce pays à travers ses cinéastes car il montre autre chose que la guerre et les conflits, il y a à chaque fois une véritable réfléxion.

ceci est mon sang.jpgPark Chan-Wook: Thirst (ceci est mon sang) (Ok-Bin Kim, Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun)

Un prêtre dévoué et aimé se porte volontaire pour une expérience. Mais celle-ci tourne mal et le transforme en vampire. Les changements psychologiques et physiques vont peu à peu le transformer et le faire sombrer dans la dépravation. Le prêtre devra alors lutter pour sauver sa part d'humanité.

Découvert à Cannes grâce à "Old Boy" qu'il a présenté en 2009, qui lui a valu le grand prix du Jury, il revient avec une histoire de vampire, il avait fait parler de lui en 2003 ça ne m'étonnerai pas que ce film marque les esprits.

soudain le vide.jpgGaspard Noé: Soudain le vide (Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy)

Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.

Un film non asiatique mais tourné au Japon. L'Asie attire de plus en plus les cinéastes. Après les vampires, les fantômes mais réalisé par Gaspard Noé, on sera loin de "Gasper" (mort de rire) car tout le monde se souvient de sa venue en 2002 avec le film "Irréversible" qui a fait scandale à Cannes! L'affiche est superbe.

inglorious bastards.jpgQuentin Tarantino: Inglorious Basterds (Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent, Mike Myers, Samuel L. Jackson, Daniel Brül, Maggie Cheung, Mickael Fassbender, Eli Roth).

Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de soldats Alliés condamnés à mort se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission-suicide en territoire ennemi.

Et une quatrième palme d'or, une quatrième. Alors s'il y a bien un cinéaste qui aime et qui doit beaucoup à Cannes, c'est bien Tarantino. Venu présenté "Death proof" en 2007, où la critique avait été mauvaise alors que le film est excellent, et ayant reçu la Palme d'Or avec "Pulp Fiction" en 1994, il revient avec un casting international qui va sûrement faire parler la croisette. C'est dommage qu'il faille attendre cet été (le film sort le 19 août) pour voir le film car la bande-annonce nous promet déjà un film bien sanglant!

Nous terminons par le plus jeune des réalisateurs:

a l'origine.jpgXavier Giannoli: A l'origine (Emmanuelle Devos, François Cluzet, Gérard Depardieu, Vincent Rottiers)

En France, aujourd'hui, un petit escroc sans envergure réussit à se faire passer pour un chef de chantier responsable de la construction d'un tronçon d'autoroute.
Il va duper toute une région, engager une dizaine d'ouvriers et profiter cyniquement de son escroquerie avant de rencontrer une femme, maire d'une petite ville que traverse sa route.
Elle le trouble, le fragilise, lui révèle un monde qu'il ne connaissait pas : les sentiments.
Jusqu'où ira-t-il pour sauver ses victimes, pour se sauver lui-même de son mensonge ?

Il revient après avoir présenté "Quand j'étais chanteur" en 2006, qui était sympa, sans plus. Mais surtout il avait eu la palme d'or du court métrage avec "L'interview" en 1998 qui est un court métrage absolument excellent. Espérons que le film soit mieux que le précédent et aussi bien que "L'interview"!

 

Voilà tous les films en Compétition mais nous aurons le droit de voir aussi:

"Là-haut" en film d'ouverture, c'est la première fois qu'un dessin animé à les honneurs d'ouvrir le festival qui va se clôturer avec "Coco Chanel et Igor Stravisky" de Jan Kounen que j'attends avec impatience. Il y aura également le dernier film de Amenabar "Agora" avec la merveilleuse Rachel Weisz mais aussi le film de Terry Gilliam "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" avec le défunt Heath Ledger, ensuite un documentaire sur la tante de Michel Gondry par Michel Gondry lui-même, cela promet. Une montée des marches superbe avec Monica Bellucci et Sophie Marceau pour "Ne te retourne pas" de Marina de Van. Le film de Guédiguian "L'armée du crime" qui à l'air excellent sera présenté hors compétition.

Le festival réunit une fois de plus le cinéma en tout genre, le glamour et sûrement le scandale. Quelle image allons-nous retenir de cette 62ème édition?

Rendez-vous le 24 Mai 2009 pour le Palmarès.

 

24.04.2009

Rachel se marie (Rachel Getting Married)

On apprécie l'exercice de style. Filmé d'après le principe du Dogme95 (mouvement créé au Danemark par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg qui permet de revenir à un cinéma dépouillé d'artifices et d'effets : pas de musique additionnelle, caméra portée à la main, pas d'action superficielle ni de détournements géographiques et temporels) et malgré ses fameuses contraintes, Rachel se marie possède une liberté de ton et d'expression qui en fait un film indépendant et unique loin des grosses machines hollywoodiennes.

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Rachel rentre dans sa famille après un long séjour en cure de désintoxication pour assister au mariage de sa soeur, Kym (Rosemarie DeWitt). C'est l'occasion pour la famille de régler ses comptes et d'essayer d'accepter les erreurs du passé. L'expression "on ne choisit pas sa famille" est plus qu'appropriée ici.

Ce film touche par sa simplicité, sa spontanéité, sa sobriété aussi bien au niveau de la réalisation que du jeu des acteurs. En cela le réalisateur a fait un choix judicieux en se basant sur le Dogme95. Plus habitué aux films de studios et aux grandes vedettes (Le Silence des Agneaux, Philadelphia, Un Crime dans la Tête...), Jonathan Demme possède malgré tout une sensibilité d'indépendant qu'il met à profit dans ce film. Le ton est juste, tout est ordonné, à sa place malgré le principe même du Dogme95 qui est de laisser une grande place à l'imprévu (scénario non finalisé, les acteurs ne savent jamais où les caméras vont filmer, improvisations des comédiens...). Cet aspect d'improvisation et de spontanéité confère au film un côté documentaire. Le spectateur est pris à parti, comme un témoin de la scène, toujours sur le qui vive comme le sont les personnages lors des deux scènes du diner (qui sont sans rappeler le Festen de Thomas Vinterberg). Ne sachant pas ce qui va arriver ou du moins s'attendant à tout et n'importe quoi, surtout de la part du personnage principal, Rachel (Anne Hathaway), en constante fragilité, boulet de canon prêt à décoller, le spectateur est happé dans cet univers familial destructuré et peine malgré tout à en sortir. Parce qu'à trop vouloir appliquer le Dogme95 et à pousser sa réflexion le plus loin possible sur ces drames psychologiques et familiaux, le réalisateur s'embourbe dans sa mise en scène et laisse le spectateur se démerder avec cette famille qu'il n'a pas choisi.
L'autre (gros) point négatif c'est la présence d'Anne Hathaway. Omniprésente à l'image, personnage agaçant au possible (très égocentrique, qui recherche constamment l'attention de chacun), j'aurai pu je pense m'attacher à cette Rachel s'il n'avait été interprêté par Hathaway. Mais c'est une autre histoire celle-là,... de goûts et de couleurs...

Mais qu'est-ce que ça peut bien être?

23.04.2009

L'habilleur

l'habilleur.jpgJe ne savais pas trop ce que j'allais voir car on m'avait dit: "Tu n'as jamais vu Laurent Terzieff!!". J'ai aujourd"hui comblé cette lacune et j'en suis ravi car c'est le comédien a l'état pur, on s'en qu'il joue sa vie sur scène, ça doit être une performance chaque jour pour lui car on le sent épuisé à la fin, il ne se ménage pas et cela donne quelques leçons à certains qui sont déjà rentrés dasn une routine ou méchanisme de jeu. Je m'attendais à voir une pièce classique avec de longue tirade, joué comme à la Comédie-Française ou faire résonner le texte comme pour Shakespeare, et bien il n'en est rien, pas de silence de sociétaire, le texte vie, le texte est dit, tout prend forme grâce aux comédiens qui sont très bien, et surtout au très bonne idée de mise en scène de Terzieff, la scène de la tempête restera pour moi quelque chose d'incroyable. J'ai aimai et pourtant j'ai eu du mal à rentrer dedans car il faut s'habituer au personnage, à la diction de Terzieff, à son jeu mais petit à petit on comprend que tout cela n'est fait que pour servir le personnage et non l'acteur. Une pièce bien jouée mais également drôle, des répliques bien placées, très fine, des moments inattendue. Il y a peu de pièce très intéressante à voir en ce moment à Paris mais celle ci vaut le coup, c'est inoubliable!

Janvier 1942, L’Angleterre est en proie aux bombardements nazis ; les acteurs valides sont sous les drapeaux, les théâtres brûlent. Dans ce chaos, une troupe de province s’apprête à jouer le Roi Lear. Le "maître" qui dirige la troupe et joue chaque soir les rôles titres des pièces de Shakespeare, se prépare, mais son esprit s’échappe, son corps à bout de force, le trahit. Incapable de se résoudre à l’annulation de la représentation, Norman, l’ombre du maître, son "habilleur", à son service depuis 16 ans, le réconforte, l’encourage et se démène contre l’avis des autres comédiens, pour qu’il assure la représentation…

22.04.2009

Kramer contre kramer

kramer contre kramer.jpgJe savais que le film était dur mais là c'était bouleversant, tant par l'interprétation des trois comédiens, le petit garçon est excellent, mais par le sujet du film, qui reste presque 30 ans après toujours actuel, car il y a toujours des familles qui se déchirent et des parents qui sont égoistes de ne vouloir que leur enfant sans vraiment penser au bonheur de l'enfant, qui sont capable de tout devant le tribunal pour optenir la garde, alors qu'au final ils vont souffrir autant que l'enfant. Le film met en avant également le changement de mentalité qui a commencé à s'opérer même si aujourd'hui on en est encore loin, qu'un père peut s'occuper de son enfant, mais qu'aussi une femme peut travailler et avoir de l'ambition, tout en voulant élever son enfant. C'est un film fort, qui a évidemment marqué et qui marquera toujours, à moins que l'on arrive à une égalité homme-femme et à un individualisme moins important!

Après le départ de sa femme, un publicitaire apprend son rôle de père et défend ses droits au moment du divorce.

 

21.04.2009

Dans la brume électrique...

Et bien j'ai été perdu dans le brouillard (elle est facile), j'y allais parce que Bertrand Tavernier est un très bon réalisateur qui ne s'attache pas à faire le même type de film, aussi bien du cape et d'épée, que du film de guerre ou social. Pour ce film, il s'attaque à un autre genre, le film policier, et bien ce film m'a fait pensé aux films noirs américains des années 50, à cause de la voix off, il aurait été mieux s'il avait été tournée en noir et blanc, car il y a la musique de la louisiane, et surtout l'ambiance des bayoux avec la brume, et les lieux glauques pour un bon film de genre. Si Tavernier a bien réalisé son film, il n'en est rien de l'histoire qui est extrèmement confuse, le film démare sur un meutre qui au final se retrouve au second plan, et j'ai fini par ne plus m'intéresser de savoir qui est le tueur, pour partir vers le passé du personnage principale, incarné par Tommy Lee Jones, par faire un détour par l'histoire de la Louisiane, en faisant également un petit détour par l'histoire des Etats-Unis d'Amérique donc c'est un film passé, au lieu d'un film policier car ça traite principalement du passé, il n'est question que de cela, le pourquoi du comment, et en sortant je ne sais plus ce que j'étais venu var car il me manquait un morceau du passé dans ce film du passé, si vous avez réussi à suivre, bravo! Même en lisant le résumé, je ne suis pas sur d'avoir vu le film qui est résumé!

 

dans la brume electrique.jpg

 

New Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave...

Il y a deux versions du film, ce qui montre qu'il y a de manière du faire du cinéma. Il y a une version américaine retouchée par le monteur ou les producteurs du film pour dynamiser le film pour le public américain (seraient-ils incapable de voir un film lent ou plus complexe?) et une version "européenne" (sommes-nous plus intelligent pour la comprehension?) qui est celle voulu par Bertrand Tavernier qui est quand même le réalisateur du film, c'est toujours la même chose, les grands metteurs en scène serait-il devenu ce qu'ils sont s'ils avaient fait un film dont ils décidaient de tout du début à la fin? Mais c'est surtout dommage de croire que le public américain est différent ou qu'il faille leur donné un film plus digeste, et encore le film n'est sorti qu'en DVD, il a été quand même 4ème des ventes pendant un bout de temps!, mais au pays de l'argent pour penserait-on au cinéma comme un art plutôt qu'un business!

...In The Electric Mist

De premier abord on se dirait que l'on va voir un énième film policier américain. Tommy Lee Jones, la Louisiane, meurtres en série de jeunes filles, univers cinématographique hollywoodien... Dans la Brume Électrique pourrait être un bon thriller américain s'il n'était réalisé par Bertrand Tavernier. Au lieu de cela on a un très bon film psychologique qui joue beaucoup sur l'ambiance et les sensations plus que sur le suspense. Lui insufflant une sensibilité française/européenne, Tavernier réussit à mélanger les deux styles (américain et européen) et à faire un film personnel et authentique tout en respectant l'esthétique et les codes du film policier américain.

Un policier usé, fatigué, Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones, impressionnant de sobriété et de présence, il habite son personnage) enquête sur le meurtre d'une jeune fille dans une Louisiane marécageuse et brumeuse. Son enquête l'entraînera sur des chemins escarpés et incertains qui l'amèneront à se remettre en question et à affronter les démons de son passé qui ont fini par le rattraper. Tout cela avec une touche de fantastique à la David Lynch, et à travers des visions prophétiques et (ir)réelles délivrées par un général de la guerre de Sécession. Les paysages de Louisiane servent très bien l'intrigue et la psychologie du personnage avec leur atmosphère lourde, étouffante (on est en plein été), sombre et brumeuse. Appuyé par une musique envoûtante et très Nouvelle Orléans, on est totalement plongé dans cet univers singulier, fermé, sombre, d'où rien ne sort, rien ne s'échappe.

Même remarque concernant la voix-off qui est sans rappeler les films noirs américains des années 40, spécialement ceux avec le détective Philip Marlowe. Ca donne au film un côté classique qui n'est pas sans déplaire.

 

 

Mais qu'est-ce que ça peut bien être?

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