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31.05.2009
Horizons perdus (Lost Horizon)
Je voulais le voir car c'est Franck Capra et voir un Capra, c'est toujours un plaisir, tant ces films sont bien fait, bien tournés, et intelligent. On n'est loin des films qui ont fait sa renommée "La Vie est belle", L'extravagant Mr Deeds", 'Mr Smith au Sénat", "L'homme de la rue" ou encore "Arsenic et vieilles dentelles" mais c'est la même thématique, un monde meilleur et il ne pouvait trouver meilleur sujet avec ce livre qui justement parle d'un monde meilleur qui se trouverait dans les montagnes du Tibet, un monde tellement meilleur que l'on vieillit doucement car on n'a pas de souci. L'idée est très bien, même si aujourd'hui cette utopie fait sourire car combien de personnes rêvent d'un monde meilleur, mais le film ne rend pas hommage à cette idée, malheureusement les histoires d'amour viennent parasités le thème principale, on ne va pas assez dans le fond du sujet, ça reste en surface, alors oui c'est beau, c'et bien tourné, il manque les papillons qui volent mais ce n'est pas son meilleur film, c'est trop simplet, trop gentil, le peu de tension qu'il y a n'est pas assez présent dans le film pour montrer que l'on peut vivre ou penser autrement que ce monde meilleur ne peut convenir à tout le monde, les partis non-filmés sur le récit de la fin son particulièrement intéressante, est-ce que c'est parce que la technique était trop lourde à l'époque pour montrer tout cela que ça n'a pas été filmé, ou est-ce que Capra a préféré montrer l'idylle et surtout le monde meilleur? En tout cas les bonus du DVD sont intéressants car ils montrent comment on était tourné certaines scènes et surtout comment avec les moyens de l'époque ils ont pu recréé les montagnes et le froid. Mais en tout cas c'était le début des futurs chef-d'oeuvres de Franck Capra.

Une révolution vient d'éclater en Chine et Robert Conway est obligé de prendre la fuite avec quatre autres Américains. Mais leur avion est détourné et ils arrivent dans une valet tibétaine où le temps semble ne pas s'écouler.
Je vous conseille de lire "Hollywood Story" qui est l'autobiographie de Capra, qui est particulièrement bien écrit, on se croirait dans un film!
08:12 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2009
I Love You Phillip Morris
Magnifique!! I Love you Phillip Morris est tout simplement remarquable. C'est plein de tendresse, très drôle, touchant, triste et émouvant. Les sujets traités sont pourtant sérieux, voire même tragiques (évocation du sida notamment et de la mort qui y est intrinsèquement liée) mais il y a une telle sincérité, un tel décalage dans le traitement de ces sujets que cela en devient forcément drôle.
La mise en scène est d'une sobriété et d'une simplicité efficaces. Elle se met au service de ses comédiens, en tête Jim Carrey, comique et tragique à la fois. Une grande performance apuyée par celle de Ewan McGregor, tout en retenue et pleine de sincérité et d'émotion. Ils sont tous les deux très émouvants dans leurs rôles d'homosexuels n'ayant pas peur de vivre au grand jour leur homosexualité et découvrant en même temps l'amour avec un grand A.
Les réalisateurs arrivent à nous faire passer du rire aux larmes avec une facilité déconcertante. Les sujets difficiles (l'homosexualité, la prison, le sida, la perte d'identité liée à l'abandon par la mère...) sont traités avec autant de décalage humoristique que de sensibilité et d'émotion. Ce qui fait que l'on ne se sent jamais mal à l'aise face à l'humour amené par ces sujets dramatiques. Il est très rafraîchissant de voir que l'on peut traiter avec beaucoup d'humour et d'intelligence, et sans préjugés, des sujets on ne peut plus sérieux sans pour autant perdre le propos même de ces sujets.
On est en même temps très touchés par cette histoire d'amour que vivent les deux personnages, Steven Russell (Jim Carrey) et Phillip Morris (Ewan McGregor). Sans nous faire plonger dans le pathos et sans montrer de façon crue et provocatrice (comme cela se fait de plus en plus dans les films mettant en scène des homosexuels) cet amour naissant, on est réellement émus par cette histoire, par la force et la véracité de leurs sentiments. Les réalisateurs arrivent avec seulement quelques mots ("I love you Phillip Morris") à nous émouvoir et à nous faire ressentir de façon très forte ce qu'est l'amour véritable, celui qui ne vient qu'une fois dans la vie.
L'histoire vraie d'un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Philip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l'homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu'où peut-on aller par amour? Très loin si l'on en croit l'histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l'évasion rattrapé par son romantisme.
Ce film était sélectionné cette année au Festival de Cannes dans la section parallèle, La Quinzaine des Réalisateurs et n'a malheureusement toujours pas de date de sortie connue en France.
19:56 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ewan mcgregor, jim carrey, glenn ficarra, john requa
29.05.2009
Femmes (The Women)
Le sous-titre est "vous allez tout savoir sur les hommes", mais pas du tout, on va tout savoir sur les femmes car c'est vraiment le film précurseur de tous les femmes qui parlent des femmes, et il y a en a et eu dans le cinéma, j'ai eu l'impression de voir "Sex and the City" mais version 39, j'ai été même surpris par la date de tournage du film, car nous sommes à l'aube du cinéma parlant, donc la censure et les bonnes moeurs sont très présentes en Amérique, mais le film montre la femme qui s'assume, la femme qui travaille, la femme qui fume, la femme qui se bat, il y en a pour tout le monde, tous les clichés sont présents mais à l'époque était-il des clichés, ils le sont devenues par la suite car usés jusqu'à la corde par le cinéma. C'est drôle, très drôle, c'est simple, c'est sincère, très bien tourné, le réalisateur n'est autre que Georges Cukor qui aiment beaucoup les femmes, entre les plans séquences et les plans qui défilent vite, c'est rythmé comme peuvent l'être les discussions entre femmes. Norma Shearer est très bien en femme forte et dévoué, Joan Crawford joue parfaitement la croqueuse d'homme, le studio a joué sur la rivalité entre les deux stars de l'époque comme ils savaient si bien le faire, Rosalind Russel, que je découvre, est incroyable dans le rôle de l'amie, qui parfois pète les plombs, car la scène de la bagarre est absolument incroyable, à se demander pourquoi elle n'est pas une scène culte! Le casting est absolument féminin, pas un seul homme n'apparaît à l'image, il est vrai que c'est totalement inutile car le sujet favoris des personnages sont les hommes, donc c'est très intelligent de ne pas faire intervenir le sujet principale, et elles peuvent parler plus librement, car c'est là aussi l'intérêt du film, on rentre dans l'intimité des femmes, à l'époque des hommes auraient rêvé être une souris pour savoir ce que pouvaient se dire les femmes entre elles, et bien il suffit de regarder ce film, qui n'a d'ailleurs absolument pas vieilli car les femmes n'ont pas tellement changé, comme les hommes d'ailleurs! Le seul souci du film sont les costumes qui devaient être au top de la mode à l'époque mais qui sont vraiment d'un kitsch aujourd'hui mais que diraient ces femmes en voyant les tenues de "Sex and the City" qui sont parfois absolument affreuse.
Mary est mariée à Stephen Haines, un homme d'affaires new-yorkais. Fidèle à son époux et mère d'une fillette, elle est entourée d'"amies", dont Sylvia Fowler, la comtesse DeLave, et Miriam Aarons, qui savent quelque chose qu'elle ignore : son mari la trompe avec Crystal Allen, une vendeuse arriviste.
08:14 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.05.2009
La nuit au musée 2 (Night at the Museum: Battle of the Smithsonian)
Fuyez! Fuyez si vous recherchez autre chose que du divertissement car ce n'est vraiment que ça! Quelques bonnes phrases bien senti genre "il faut vivre sa vie", quelques effets spéciaux pour épater la galerie, quelques mauvaises blagues, une petite histoire d'amour et voilà vous avez un film, mais est-ce que ce n'est pas quelque chose que l'on a déjà vu ou entendu? Autant j'avais passé un bon moment avec le permier autant là, c'est vraiment du réchauffé, car j'aurais pu le regarder devant TF1 un dimanche soir quoique il y a peut être trop de référence culturel pour TF1!
Le plus grand musée du monde vient d'accueillir de nouvelles expositions, et parmi elles, l'ancestrale tablette des pharaons aux pouvoirs magiques. Désormais la nuit, toutes les animations du musée prennent vie ? y compris le maléfique pharaon Kahmunrah, et ses acolytes Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon.
Le gardien de musée Larry et ses vieux amis le Président Roosevelt, Attila, T-Rex, le Romain Octavius et Jedediah le cowboy vont devoir livrer une bataille acharnée ? et délirante ? contre ces animations malintentionnées.

Mais qu'est-ce que ça peut bien être
08:38 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ben stiller, shawn levy, amy adams, owen wilson, hank azaria, alain chabat
26.05.2009
The Others (les autres)
J'en avais entendu parlé, j'avais vu des images, je savais à peu près l'explication, mais j'ai été totalement pris dans le film, à tel point que je l'ai trouvé au bout d'un moment trop long pour nous donner l'explication, la tension devient insoutenable car j'ai eu beau imaginé tous les scénarios possible, la surprise est totale à la fin et très intelligente! Il est difficile de parler du film sans pouvoir parler de la fin car il repose sur cette question "qui sont les autres?". La tension est palpable, Nicole Kidman est très bien, les deux acteurs qui jouent les enfants sont excellents. Je m'attendais à ce qu'il fasse plus peur, avec plus de sursaut et bien non car ce n'est pas un simple film pour faire peur, ce n'est pas un film d'horreur, comme peu le suggérer l'affiche ou même la bande-annonce, c'est un film sur l'autre, je ne peux en dire plus, il faut voir le film!
En 1945, la Seconde Guerre mondiale est terminée mais le mari de Grace, parti combattre, n'est pas revenu du front. Dans une immense demeure victorienne isolée sur l'île de Jersey, cette jeune femme pieuse élève seule ses deux enfants, Anne et Nicholas, selon les principes stricts de sa religion. Atteints d'un mal étrange, ces derniers ne peuvent être exposés à la lumière du jour. Ils vivent donc reclus dans ce manoir qui doit constamment rester dans l'obscurité.
Lorsque trois nouveaux domestiques viennent habiter avec Grace et ses enfants, ils doivent se plier à une règle vitale : aucune porte ne doit être ouverte avant que la précédente n'ait été fermée. Pourtant, quelqu'un va désobéir à cet ordre. Dès lors, Grace, ses enfants et tous ceux qui les entourent devront en subir les conséquences.
08:46 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole kidman, alejandro amenabar
25.05.2009
Palmarès du Festival de Cannes
Le jury en a décidé, le palmarès de la 62ème édition du festival de Cannes est tombé:
Palme d'Or: Mickael Haneke pour "Le Ruban Blanc"
Grand prix du jury: Jacques Audiard pour "Le Prophète"
Prix spécial: Alain Resnais
Prix de la mise en scène: Brillante Mendoza "Kinatay"
Prix du jury: Andrea Arnold pour "Fish Tank" et Park Chan-Wook pour "Bak-jwi (Thirst, ceci est mon sang)"
Prix d'interprétation masculine: Christopher Walzt pour "Inglorious Basterds"
Prix d'interprétation féminine: Charlotte Gainsbourg pour "Antichrist"
Prix du scénario: Mei Feng pour "Chun feng chen zui de ye wan (nuit d'ivresse printanière)"
Palme d'or du court métrage: Joao Salaviza pour "Arena"
Mention spéciale: Mark Albiston et Louis Sutherland pour "The Six dollar fifty man"
Caméra d'Or: Warwick Thornton pour "Samson and Delilah"
Mention spéciale caméra d'or: Scandar Copti et Yaron Shani "Ajami"
Premier prix de la cinéfondation: Zuzana Kirchnerová-Špidlová pour "Baba"
Deuxième prix de la cinéfondation: Song Fang pour "Goodbye"
Troisième prix de la cinéfondation: Yaelle Kayam pour "Diploma" et Jo Sung-Hee pour "Nammae Ui Jip"
Prix un certain regard: Yorgos Lanthimos pour Kynodontas
Prix du jury: Corneliu Porumboiu
Prix spécial un certain regard : Bahman Ghobadi pour "Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh (no one knows about persian cats) et Mia Hansen-Love pour "Father of my children (le père de mes enfants)"
Prix Vulcain de l'artiste-technicien: Aitor Berenger, mixeur son du film "Map of the sound of Tokyo" de Isabel Coixet.
Edouard Baer a été parfait, même lors de son erreur! La presse avait mis en avant "Le Prophète" de Audiard, certains disaient que cela aurait été étrange d'avoir pour la France deux fois de suite la palme d'or, et bien le jury a préféré Haneke que l'on a pas beaucoup entendu lors de cette édition qui a reçu la palme des mains d'un présidente ravi puisqu'ils se connaissent bien, et la presse ne manquera pas de la précisé. Le palmarès est à l'image de sa présidente qui aime les films d'auteurs pointus, dommage pour Almodovar qui a fait un très beau film sur le cinéma et également déception pour Tarantino avec son fameux "Inglorious Basterds" dont on entend beaucoup de bien mais qui n'est peut être comme certains disent "pop-corn", mais j'ai hâte, et je ne pense pas être le seul, de le voir!!
A l'année prochaine pour de nouvelles aventures!
08:21 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2009
Citizen Kane

Je le sais, je sais enfin ce qu'est le fameux "rosebud"!!! Tout cinéphile a une fois entendu parler de "rosebud" car citizen kane est le meilleur film du cinéma selon l'AFI (american film institute) ce qui n'est pas rien, alors forcèment j'ai regardé le film avec un peu recul car plus on vous dit que le film est bien moins on a les yeux de quelqu'un qui fait une véritable découverte, quelle plaisir de découvrir un film pour apprendre ensuite que c'est un grand classique, j'ai découvert Almodovar, Cassavetes et Capra de cette manière et j'en suis ravi, mais je m'attaque à "Citizen Kane", une légende, écrit par un homme qui n'a jamais fait de cinéma mais connu pour la fameuse émission qui a fait peut à toute l'amérique! Il a quand même réussi à faire croire que la terre était attaqué par les martiens en racontant tout simplement "La guerre des mondes" de H.G Wells (qui est d'ailleurs une pure merveille à lire alors que Spielberg en à fait un film ridicule, ne jouant que sur l'après 11 septembre et la peur des américains). Et bien pour quelqu'un qui n'avait pas fait de cinéma, il maîtrise assez bien la caméra, surtout la force de l'image car c'est la première fois que j'observe que l'éclairage est extrèmement bien utilisé, elle fait parti du récit, cela c'est perdu aujourd'hui avec la couleur mais là le fait qu'il soit en noir et blanc donne un côté supplémentaire au film, un côté sombre, mystérieux. Il utilise énormément les fonds enchaînés ce qui se faisait pas autant à l'époque et qui sert énormément au récit du film, Orson Welles maîtrise son film de bout en bout, on sent que chaque plan a été pensé, et que rien n'est laissé au hasard, les bons dans le temps sont parfois très bien trouvé, la caméra est placé à chaque fois où il faut donc c'est une maîtrise totale et je ne suis pas surpris que c'est le film le plus étudié et le plus décortiqué du cinéma mais il faut quand même le dire car il y a toujours un mais, je trouve dommage que le fameux "rosebud" se perd de temps en temps dans le film, alors évidemment c'est un prétexte pour montrer la mégalomanie, le pouvoir, la passion mais quand même j'aurais aimé être entrainer sur certains chemins pour me perdre car si il contrôle parfaitement son film, il ne maîtrise pas complètement l'attention du spectateur comme M. Night Shyamalan a pu le faire avec "Sixième Sens" (qui reste pluffant à la fin). Mais donc content de l'avoir vu, il ne me reste plus qu'à regarder les dix autres films élus par l'AFI et je pourrai dire que j'ai vu les meilleurs films du cinéma même si cela reste subjectif!
08:18 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2009
Etreintes brisées
Premier film du festival de Cannes que nous pouvons voir, et quel film! C'est toujours un moment attendu pour un cinéphile de pouvoir voir un Almodovar car on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre, et bien le titre n'est qu'une partie du film, et la bande annonce va dans le sens du titre, hors le film est un film dans un film puisqu'il s'agit de l'histoire d'amour entre une actrice et son réalisateur mais surtout l'amour fou que l'amant de l'actrice lui porte, ce qui nous donne parfois des moments très drôle mais également avec beaucoup d'émotion, car beaucoup d'étreintes dans ce film, qui est une histoire d'amour (le plus beau sujet de cinéma mais que l'on a pas fini de traiter), entre un homme et une femme, entre des amis, entre une mère et son film, entre son père et son fils. Almodavor aime la famille, qui apparaît cette fois-ci mais qui saupoudre de temps en temps le film au bon moment. C'est une histoire de cinéma, d'amour pour une actrice, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que le personnage de Mateo Blanco est Almodovar, qu'il a mis beaucoup de lui et surtout son amour pour Penelope Cruz, qui est magnifiquement tourné; même lorqu'elle n'est pas maquillé, mais aussi son amour pour Audrey Hepburn, Maryline Monroe, Jeanne Moreau. C'est le réalisateur qui filme le mieux les femmes, et grâce à ce film, il nous montre tout cet amour car les images sont très belles, les étrientes sont chaque fois différentes et procure une émotion différente, la caméra est extrèmement bien utilisé, on retrouve parfois l'univers des films noirs américains des années 50, les couleurs sont comme d'habitude bien choisi, et il se permet même un clin d'oeil à son propre film, donc une introspection de lui-même et son travail qu'il nous livre là avec un plaisir que l'on sent dans chaque image! Un petit plaisir à voir.
Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie.
Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident.
Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter...
Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.
Mais qu'est-ce que ça peut bien être
08:38 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.05.2009
Tellement proches

Nous avons eu la chance de le voir à une avant-première du Club 300 allociné.
Ah! La Famille! Vaste sujet, mais bien traité par les deux réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano. Il nous montre une famille au vitriole, ils sont tous plus dingue les uns que les autres entre l'avocat qui ment à sa femme et fricote avec des trafiquants, sa femme qui pousse sa fille à fond et qui va elle-même aller à fon dans son délire (je n'en dis pas plus tellement c'est incroyable), la soeur, superbement bien joué par Joséphine de Meaux, complètement folle. Je m'arrête là pour ne pas en dire trop mais il faut vraiment le voir, car ce n'est pas qu'une comédie sur la famille, les personnages sont très bien dessinés, cela traite également des préjugés (le rôle de Omar Sy est excellent!), des rêves, du passé, du futur, de l'amour (toujours évidemment). Tous les acteurs sont très biens, ils y font à fond, j'y est cru du début à la fin, je me suis laissé emporter dans cette famille où je pense vous retrouverez certaines personnes de votre propre famille car personne n'a une famille parfaite ou alors elle est parfaite à nos yeux!
Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-soeur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent.
Il y avait les deux réalisateurs, Vincent Elbaz, François-Xavier Demaison et Joséphine de Meaux à la projection qui ont parlé du film, du plaisir qu'ils ont eu à tourner le film, qui a été écrit au départ pour Joséphine de Meaux et Omar Sy, et ils ont peu à peu trouvé, les autres personnages et les autres acteurs. Nous avons eu le droit à une introspection de Vincent Elbaz qui apparemment le fait à chaque projection, on dit que le cinéma pour les comédiens est comme une séance chez le spy, et bien Vincent Elbaz aura peut fini à la fin de toutes les avant-premières! Ils étaient enthousiasme des autres avant-premières et très émue des différents accueils. Espérons que l'accueil qu'il a eu hier soir aura la même lorsqu'il sortira en salle le 17 JUIN!
Mais qu'est-ce que ça peut bien être
08:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vincent elbaz, isabelle carré, françois-xavier demaison, eric toledano, olivier nakache, audrey dana, omar sy, joséphine de meaux
21.05.2009
Paris Cinéma
08:55 Publié dans festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













