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31.07.2009
La vie à belle dents

Pas facile de trouver une image plus grande, surtout que la couverture n'est pas top, je n'ai pas le même livre que j'ai réussi à dénicher lors de la brocante du Festival Paris Cinéma, j'en suis bien content car je connaissais évidemment le réalisateur de "Les enfants du paradis", "Le jour selève", Qui des brumes" et 'l'hôtel du Nord" mais je ne connaissais pas le réalisateur d'pèrs guerre qui à fait encore pas mal de film, et le livre m'a donné envie de les voir car il a tourné sur des sujets d'actualité, à 60 ans tourné un film sur les jeunes c'est assez rare. C'est une autobiographie intéressante car pour une fois il parle de son métier et non de sa vie, pourquoi, comment un film s'est fait ou non, la relation avec les acteurs, les producteurs, ce qui est plus intéressant que d'avoir l'histoire de son mariage , de ses enfants, là c'est un homme qui aime le cinéma, qui l'écrit et qui montre comment cela se passe donc je l'ai lu comme un roman avec comme personnage principale Marcel Carné, il n'y a pas le côté grand réalisateur, je sais que j'ai fait des chef-d'oeuvres, il y a une simplicité, un vrai plaisir de raconter des histoires sans dénigrer personne, c'est dommage qu'il ne soit plus parmi nous car ça devait être quelqu'un de très intéressant!
08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marcel carné, arletty, louis jouvet, jean-louis barrault, pierre brasseur, michele morgan, jean gabin, michel simon
30.07.2009
Psychose (Psycho)
Non je ne l'avais pas vu! Honte à moi! Mais c'est fait, j'ai vu l'un des meilleurs films de Hitchcock, qui est vraiemnt incroyable, je ne connaissais pas l'histoire, et je dois dire que j'ai été complètement pris dedans donc 50 ans après ce film fonctionne toujours, c'est ce qui fait que Alfred Hitchcock reste le maître du suspens! Découverte également de Anthony Perkins que je n'avais également jamais vu, et qui est excellent, surtout sur le visage de fin, c'est terrifiant. L'histoire est bien faite car le spectateur est en avance par rapport aux personnages et c'est interessant de voir comment ils essayent de démêler la situation à propos de quelques choses alors qu'il y a autre chose (il faut suivre mais c'est plus simple dans le film). Je ne rentrerai pas dans une longue explication pour ce film qui traite d'un sujet peut utiliser au cinéma, avec des images que l'on voit rarement dans les films de cette époque donc de toute façon il faut le voir. Très content de l'avoir vu mais c'est toujours un plaisir de découvrir un film de Hitchcock qui avait l'intelligence du plan et du montage, 7 jours, 70 caméras pour le plan de la douche qui reste à ce jour l'une des scènes mythiques du cinéma!
Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l'entend. Son travail ne la passionne plus, son amant ne peut l'épouser car il doit verser une énorme pension alimentaire le laissant sans le sou... Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s'enfuit avec l'argent.
Très vite la panique commence à se faire sentir. Partagée entre l'angoisse de se faire prendre et l'excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu'elle n'atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s'arrête près d'un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates, mais qui doit supporter le caractère possessif de sa mère.
Après un copieux repas avec Norman, Marion prend toutes ses précautions afin de dissimuler l'argent. Pour se délasser de cette journée, elle prend une douche...

08:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alfred hitchcock, anthony perkins, janet leigh
29.07.2009
Hollywood sur le nil

Noël Howard, ça ne vous dit peut être rien mais c'est l'assistant réalisateur de "Lawrence d'Arabie", le réalisateur de "d'où viens-tu Johnny" avec Johnny Hallyday et sylvie Vartan, s'il vous plaît. Mais tout cela ne nous importe peut car le livre parle du film "La Terre des pharaons" de Howard Hugues qui a été tourné en 1955, où plutôt la préparation et le tournage du film qui a été une épopée en lui même puisqu'un jour Howard Hugues, sur un terrain de golf, a décidé de construire une pyramide! On a le droit à toutes les étapes, et en pleine âge d'or du cinéma américain, on va les moyens et les idées que peut mettre en oeuvre le cinéma d'alors, cela peut être parfois surprenant, mais également les trucs de tournage lorsque q'uil s'est retrouvé devant des milliers de figurants égyptiens qui ne paralant pas l'anglais ont du reproduire les gestes des égyptiens d utemps des pharaons. Le livre se lit assez vite et c'est assez marrant de découvrir l'envers du décor, malheureusement le film n'est pas resté dans les annales ce qui auraient rajouté un plus à la lecture car je suis assez curieux de savoir comment les films se construisent. Un bon livre pour cinéphile en cet été!
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2009
Mister Showman (The Great Buck Howard)

Buck Howard est un très grand magicien!!! Dans Mister Showman, il prétend qu'il peut endormir en quelques secondes toute une salle. Eh ben il a plus que réussi son tour parce que même moi j'ai réussi à m'endormir.
Le film avait pourtant bien commencé. Une voix-off entraînante nous présente le personnage principal, Troy Gable (Colin Hanks), lui-même donc, ainsi que son univers. Appuyé par des petites notes visuelles (style QCM) Troy Gable raconte avec beaucoup de détachement et d'humour les raisons qui l'ont poussées à accepter le travail d'assistant du magicien/mentaliste Buck Howard (John Malkovich). Il prend alors la route auprès de ce dernier, magicien excentrique et lunatique qui a la particularité de faire de grandes poignées de main (élément de répétition qui finit par lasser un peu au bout d'un moment). En sa compagnie, Gable découvre un univers haut en couleur, autant cruel que généreux, où la passion d'un homme pour son métier l'emporte sur des ambitions liées à la volonté de faire plaisir à son père.
Le réalisateur, Sean McGinly, s'est emparé d'un sujet qui lui tient à coeur puisqu'il dédicace son film à "The Amazing Kreskin", magicien mentaliste pour lequel il a été brièvement assistant manager. Pour son premier film, McGinly montre une assurance et un talent certain face à son sujet. La réalisation est dynamique et moderne. Les moments où l'on s'ennuie viennent de lacunes au niveau du scénario, pas de la réalisation. En effet, on attend trop longtemps que l'action se relance et on finit par perdre vite l'intérêt. Heureusement, le réalisateur a su miser sur d'autres éléments pour palier à la pauvreté scénaristique. Il joue énormément sur l'émotion et au final on se laisse prendre au jeu, au risque d'en redemander.
Ce film reste très attachant, notamment à travers les valeurs qu'il promeut. On revit, à travers ce personnage d'une autre ère, les vestiges d'une époque révolue, désuète, où l'esprit humain l'emportait sur le monde matérialiste et moderne. C'était une époque plus simple (peut être plus naïve aussi), où l'on pouvait encore rêver de magie, d'illusions et d'un monde meilleur. A l'instar du personnage de Buck qui, dans son tour le plus célèbre, met en jeu son cachet de la soirée au profit d'une oeuvre caritative, le réalisateur nous fait réaliser que certaines valeurs humaines valent tout l'or du monde et qu'il faut les préserver le plus longtemps possible. En ce sens, le film est très bien réussit et on en ressort touché.
Le véritable tour de magie reste la performance sans faute de John Malkovich. Il est méconnaissable et se fond dans son personnage avec une facilité déconcertante. Son côté excentrique et agaçant n'a d'égal que son côté touchant et drôle. Quant aux Hanks malheureusement, on n'en profite pas assez. C'était pourtant une bonne idée de réunir le père et le fils, cela apportait une touche émotionnelle plus soutenue au film. Colin Hanks est cependant parfait pour le rôle de l'assistant du magicien. Avec sa tête juvénile et son côté naïf, il correspond tout à fait au rôle.
07:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sean mcginly, john malkovich, colin hanks, tom hanks, emily blunt, steve zahn
27.07.2009
Harry Potter et le prince de sang-mêlé
NNNOOOOOONNNNNN!!! Mais c'est pas possible d'avoir réduit un livre de 700 pages en teen movies pour adolescentes romantiques!!! Bon celle qui joue Lavande Brown(Jessie Cave) est excellente mais quand même, il n'y a pas que ça dans le livre. Je me suis ennuyé mais alors ennuyé, j'attendais qu'il se passe quelque chose qui n'ai jamais venue, le temps qui avait passé si vite pour les autres volets, où j'en redemandais, mais paru cette fois-ci bien long, vraiment long. L'histoire même de Harry Potter est passé au second plan pour laisser place aux amourettes des différents personnages, même la signification du titre est expédié en 1 minutes, j'ai lu ce tome jusqu'à 3 heures du matin tellement la tension était prenante et que je voulais absolument savoir ce qu'il allait se passer et bien là c'est le film que j'avais hâte qui se termine! La magie a disparu, j'espère qu'en coupant le dernier tome en deux, les films vont être riche des éléments du livre. Cela sera parfait sur TF1 à Noël pour les adolescentes.

L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...
08:47 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : daniel radcliff, emma watson, rupert grint, helena bonham carter, maggie smith, alan rickman, harry potter
26.07.2009
J'ai tué ma mère

Une grande affiche pour un grand film, c'est le dernier film que j'ai vu du Festival Paris cinéma, où il était présenté en avant-première, et bien je crois que c'est grâce à des films comme cela que j'aime autant le cinéma car ça peut être très drôle et deux secondes après basculé dans le drame, il y a un humour très cynique et j'adore ça!! Le petit souci par rapport à ça, c'est l'accent québécois qui vous donne envie de rire alors que la scène et tragique, donc cela donne un sentiment étrange au film mais qui ne le rend pas ridicule du tout. J'ai été pris dans le film du début jusqu'à encore longtemps après être sorti de la salle car l'histoire est puissante, intense, qui ne peut laisser indifferent, la mère étant dans la plupart des sociétés la base de la famille, elle a un rôle important, et de voir un fils et sa mère se déchiraient autant, à cause d'une incompréhension et d'une non-communication, ma mis une sacré claque, car les dialogues vont loin, les sentiments sont à l'extrème. C'est la famille qui est mis à mal et Xavier Dolan a su éviter le teen movie avec l'adolescent rebelle qui ne sait que dire "fuck" à ses parents, car même s'ils ne se comprennent pas, il y a dialogue, parfois de sourd mais dialogue qui est la force du film car chaque réplique nous atteint et atteint le personnage, il n'y a rien n'a enlevé, et rien n'a rajouté. Cela aurait valu une place en compétition officielle au Festival de Cannes avec un prix plutôt que Fish tank où j'aurais voulu dormir tellement c'était bien!! Je me demande si je ne vais pas aller le revoir! Mais quelle n'est pas ma surprise qu'il ne se joue plus que dans quelque salle!!! Dépêchez-vous!!!!!!
Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.
Mais qu'est-ce que ça peut bien être?
08:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, xavier dolan
25.07.2009
L'âge de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures
Il faut savoir tout d'abord que je ne suis pas très intéressée en général par les films d'animation. Mais ayant bien apprécié les deux premiers volets de L'âge de Glace je me suis dit que celui-ci irait dans le même sens. Erreur fatale!!!! On retrouve les même héros, les même blagues les concernant, voire les même situations. Les nouveaux personnages, attachants au possible, n'apportent pas de nouveau souffle pour pouvoir relancer l'intérêt. Au final ce n'est pas captivant. A part si l'on se trouve être un enfant, on ne rentre pas dans l'univers de cet Âge de Glace. L'histoire est trop basique et prévisible, c'est convenu, il n'y a aucune surprise et en plus ce n'est pas si drôle que ça. Seuls les enfants trouveront finalement leur compte. C'est plein de bons sentiments et l'on peut même pousser quelques ohhh en voyant les bébés, tellement qu'ils sont mignons.
S'il y a un intérêt dans ce film c'est bien l'usage révolutionnaire de la 3D. Il permet de renouveler le genre et de regarder ces films sous un autre angle. La 3D est très bien adaptée aux films d'animation. Cela rend le tout beaucoup plus réaliste et impressionnant. Il y a même certaines scènes qui sont dignes de Star Wars et de ses courses poursuites. Le principe de la 3D est encore nouveau, donc encore assez original pour intriguer et impressionner. Même s'il faut quelques secondes pour s'habituer à regarder les films avec plusieurs profondeurs de lecture, le principe est assez innovant pour relancer l'industrie cinématographique. Cela donne envie de découvrir plus de films sur ce support.
08:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.07.2009
La Rumeur (The Children's Hour)

Magnifique plaidoyer contre les préjugés et l'intolérance, La Rumeur est de ces films qui marquent par leur sujet et leur côté engagé. Sorti en salles en 1961, dans une Amérique encore très puritaine et conservatrice, le film pouvait choquer par son thème et par son intégration au coeur d'un pensionnat de jeunes filles, symbole de la pureté et de l'innocence. La Rumeur est celle de deux femmes, Karen (Audrey Hepburn) et Martha (Shirley MacLaine) qui dirigent ensemble un pensionnat de filles et seraient, selon les dires d'une des pensionnaires, amantes. William Wyler, réalisateur talentueux de Ben-Hur notamment, met en scène cette "histoire d'amour" sans que cette dernière ne soit jamais explicitée. Filmé avec beaucoup de retenue, de pudeur et d'émotion, sans provocation et sans choquer le spectateur, Wyler s'empare de son sujet pour mieux renverser les conventions et dénoncer les intolérances. Il montre que les mots peuvent avoir plus d'impact et de pouvoir que les actes. La rumeur s'insinue au sein de ce pensionnat bien sous tous rapports. Colportée, intensifiée par les élèves elles-même, cette rumeur va finir par détruire les seules personnes digne d'intérêt et bienveillantes. Car Wyler nous montre, en jouant avec les dits et les non-dits, que les apparences peuvent être parfois trompeuses. L'interprétation des enfants est remarquable à ce point. Ils arrivent en quelques regards seulement à manipuler leur entourage, créant par la même des tensions qui vont en s'intensifiant, en même temps que la rumeur enfle. Ces tensions, palpables dès le début, trouvent leur paroxysme à la fin du film dans une scène très émotionnelle, avec Karen et Martha.
La réalisation de Wyler est parfaite. Chaque plan est maitrisé et fait ressortir la tension qui règne. Il joue avec la profondeur, les différents plans, pour opposer ses personnages et les amener à se confronter tout en impliquant le spectateur en tant que témoin. On possède ainsi tous les éléments pour dénouer les mensonges des réalités. Tout en se sentant impuissant face à ce qui se passe, on se sent malgré tout très impliqué.
L'autre atout majeur du film est son interprétation. Audrey Hepburn et Shirley MacLaine délivrent une performance incroyable, tout en retenue et subtilité. Elles arrivent à faire passer avec un simple regard, toute une palette d'émotion. Sans que rien ne soit jamais vraiment dit, on ressent l'affection qu'elles se vouent l'une à l'autre.
On comprend très vite pourquoi ce film est devenu culte. Entre son sujet controversé, sa réalisation et son interprétation sans faute, La Rumeur avait tout pour se transformer en grand film.
08:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : william wyler, audrey hepburn, shirley maclaine, james garner
23.07.2009
Hôtel Woodstock (Taking Woodstock)

Quelle déception!! On s'attend à voir un film sur le célèbre festival de Woodstock mais il n'a de Woodstock que le titre malheureusement.
L'idée de départ est pourtant excellente. Faire un film sur l'envers du décor du célèbre festival, montrer comment l'entreprise a pu se monter, les difficultés, les obstacles rencontrés. Et qui mieux que Ang Lee pour décrire les années 60, cette période charnière dans l'histoire des États-Unis, cette période de révolte intellectuelle et sexuelle, où la cellule familiale subit de plein fouet les conséquences de ces révoltes. Habitué des histoires où règnent des tensions familiales, sexuelles (Ice Storm, Brockeback Mountain), Ang Lee nous dépeint ici le portrait d'une amérique en crise, qui cherche à se divertir et à oublier les malheurs du quotidien. Même si les circonstances ne sont pas les mêmes, un parallèle peut être fait entre la situation à l'époque et celle de maintenant. Si un tel festival était créé de nos jours je suis sûr qu'il rallierait les foules comme il a pu le faire en 69.
Alors oui on découvre l'ambiance qui régnait au sein du festival, oui on découvre sa genèse, comment il s'est monté à partir d'un simple champ de vaches. On entre au cœur des coulisses et ce que l'on voit est peut être aussi intéressant que le festival lui-même, mais on est déçu parce que la promesse d'assister au plus grand festival de musique de tous les temps n'a pas lieu. On aperçoit toujours la scène du festival en fond (sonore et visuel) mais on reste frustré de ne pouvoir y avoir accès, de ne pas partager l'évènement avec les autres. Le réalisateur nous tient constamment à l'écart et on finit par se rendre compte que le plus intéressant est le festival lui-même, pas les coulisses. Il en est de même pour les chansons. En regardant le générique de fin, on constate que le film foisonne de chansons. Mais on n'en a remarqué quasiment aucune pendant le film. Trop effacées ou mal intégrées à l'histoire elles sont comme le festival, inexistantes.
Le festival aura duré quatre jours, mais nous, on n'en aura assisté à aucun, coincés dans les coulisses, frustrés de ne pouvoir "entrer" dans la salle voir les groupes chanter.
Les acteurs sont pourtant excellents (mention spéciale à Jonathan Groof qui joue Michael Lang, il captive l'écran à lui tout seul), la réalisation est sans faute. Ang Lee filme en split screen, ce qui correspond bien à l'époque et nous plonge tout de suite dans l'ambiance. Malheureusement la déception et frustration sont trop grandes pour être passées outre.
08:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, ang lee, emile hirsch, demetri martin, jeffrey dean morgan, liev schreiber
22.07.2009
Les Quatre Cent Coups
Classique du cinéma français, Les Quatre Cents Coups de Truffaut est un bijou de dialogues et scènes cocasses, drôles et émouvantes. Projeté dans le cadre du Festival Paris Cinéma, dans la rétrospective qui est dédiée à Jean-Pierre Léaud, le film de Truffaut vaut le coup d'oeil par l'audace de son sujet et un propos sans retenue. Les quatre cent coups fait référence aux histoires et péripéties dans lesquelles s'embarque le jeune Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud), adolescent rebelle qui cherche à attirer l'attention de ses parents tout en essayant de s'en démarquer.
Avec un ton très enjoué et léger, sans jamais nous plonger dans le dramatique et le pathos mais exprimant tout de même une certaine émotion face à son sujet, Truffaut exprime avec une clarté évidente le fossé qui se creuse entre les parents et les enfants. Telle une fatalité, ce fossé ne pourra être affranchi qu'à travers la séparation et la distance, ce que recherche à tout prix le personnage principal.
Il y a beaucoup d'humour dans le propos et la réalisation. Truffaut prend un malin plaisir à montrer une jeunesse qui veut s'affranchir des conventions et de l'autorité parentale et écolière (il suffit de voir la séquence où les enfants vont faire du sport avec leur professeur). Il y a une certaine moquerie vis à vis de l'autorité qui est accentuée par la réalisation sans équivoque de Truffaut. Par de longs plans-séquence et des plans larges, tout en gardant une certaine distance vis-à-vis de son sujet, le réalisateur nous fait participer aux "quatre cents coups" de Doinel, nous rendant complices par la même occasion. On se prend vite d'amitié pour cet adolescent rebelle mais très touchant. Au point que la scène finale, montrant un Doinel libéré de toutes les autorités qui l'empêchaient de vivre, résonne comme un soulagement. On se dit que ce jeune garçon va finalement s'en sortir et sans l'aide des adultes. Il a acquis la liberté qu'il cherchait depuis le début et peut maintenant vivre sa vie comme il l'entend.
08:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, françois truffaut, jean-pierre léaud












