19.10.2009
The Saddest Music in the World
Dans le cadre de la rétrospective des films de Guy Maddin, cinéaste poète canadien, au Centre George Pompidou (du 15 octobre au 17 novembre) a eu lieu la projection de deux de ses courts-métrages et de son film The Saddest Music in the World en sa présence ainsi que celle d'Isabella Rossellini.

Le premier court-métrage, Green Pornos, est un ensemble de petits sketches très drôles et décalés sur la sexualité des baleines et autres espèces vivantes. Tous ces sketches sont interprétés par Isabella Rossellini en personne. Le décalage créé entre la vision que l'on peut avoir d'Isabella Rossellini, quelqu'un de froid, de distant et ses "rôles" dans ces Green Pornos a quelque chose de rafraîchissant, de déroutant aussi. En tout cas ils réussissent bien leur effet, nous faire rire.
Le deuxième court-métrage projeté est My Dad is 100 years old. Réalisé par Guy Maddin, écrit et interprété par Isabella Rossellini, ce court-métrage rend hommage à Roberto Rossellini (représenté en gros ventre à l'image; d'après Isabella Rossellini, elle l'a représenté de cette manière parce qu'il avait un ventre très gros et a toujours voulu être enceinte) à travers les "témoignages" de différents réalisateurs et personnalités du cinéma (Charlie Chaplin, Alfred Hitchcock, Selznick, Ingrid Bergman, Fellini). Avec l'aide de ces personnages, tous interprétés par Rossellini, l'actrice évoque la vie, la mise en scène de Roberto Rossellini avec beaucoup de pudeur et d'émotion. C'est à un hommage vibrant et touchant auquel on assiste.
Pour finir la soirée, a été projeté The Saddest Music in the World, avec Isabella Rossellini et Maria de Medeiros. C'est un film expérimental, qui peut rappeler certains films de Buñuel, dont le montage très rapide, composés de plans fixes, donne un rythme effréné, sans relache. On en a plein les yeux. Le film est très spécial. Pourtant l'histoire est simple si j'ose dire. Une baronne de la bière, amputée des deux jambes, décide de créer un concours de la chanson la plus triste pour faire revenir les clients durant la Grande Dépression. Cette femme c'est Isabella Rossellini. Le ton est très décalé. Il y a beaucoup d'humour (le père construit des jambes en verre, remplies de bière pour elle. Puis il finit par boire dans celles qu'il a en rechange) mais le style étant très spécial (ce n'est en tout point pas un film classique, il y a un peu de David Lynch qui plane sur celui-ci pour donner une idée de l'esprit tarabiscoté de The Saddest...) il faut aimer pour suivre. Malheureusement cela n'a pas été mon cas.
P.S. : Le dernier film de Guy Maddin, Winnipeg mon Amour, sortira ce mercredi sur nos écrans.
21:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : guy maddin, isabella rossellini, maria de medeiros













Commentaires
Film que tu as suivi entre deux roupillons, héhé. C'est dommage parce que je l'ai trouvé très réussi. Winnipeg est encore plus beau (mais dans un autre genre) et je le conseille vivement !
Ecrit par : Guillaume | 22.10.2009
Oh le dénonciateur!! Pas bien!!
Bon j'avoue ça n'aide pas, pour apprécier ce genre de film, de dormir (ose-je dire profondément :p) mais j'avais des circonstances atténuantes et vous le savez très bien monsieur le rapporteur de faits avérés ;)
Ecrit par : Emma | 23.10.2009
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