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30.10.2009
This is it
Non il n'est pas mort! C'est ce que l'on espère à la fin du film, ce qui est totalement ridicule, mais maintenant que l'on nous a alléché avec ce documentaire sur ce qui devait être son dernier concert, on est frusté de ne pas pouvoir le voir, car c'est un véritable show à l'américaine, avec de très bonnes choses, des clips presque à chaque fois pour ses chansons, des danses incroyables, cela aurait dû être incroyable, il y a toutes les meilleurs chansons évidemment, on a envie de se lever et danser, j'ai entendu certaines personnes chanter. On a pas fini d'en entendre parler car ils ont bien l'intention de gagner encore beaucoup d'argent autour du King of pop, aussi bien sa famille, que les producteurs ou autre, c'est étonnant de se dire qu'il vaut plus mort que vivant, va-t-il détrôner le King en tête des ventes des chanteurs morts qui rapportent le plus, il va y arriver surement très vite, encore un record!
Au delà de tout cela, on découvre un artiste, un travailleur, le documentaire donne évidemment une bonne image de Michael Jackson, mais on sent le type humble quand même, assez perfectionniste, et connaissant parfaitement la musique et ayant une véritable envie d'être sur scène à 50 ans, c'est là que l'on voit qu'il est resté un vrai gamin, c'est la personne la plus connue de la planète et on a l'impression qu'il a son jouet avec lequel il joue, mais tout en étant professionnel dans le travail. On voit, ce que l'on savait également déjà, c'est le parfait danseur, il esquisse trois pas et c'est déjà incroyable, mais en même temps c'est Michael Jackson, il aurait pu faire trois pas de merde, le monde aurait crié au génie, il est vrai que cela reste impressionnante.
En tout cas je m'attendais à plus de monde dans la salle, ce qui est sur c'est qu'il a su attirer des gens de tout âge, et oui, de 7 à 77 ans car il y a vait une grand-mère avec ses petits enfants, surprenant, mais cela montre la popularité de cet homme. Le film tire un peu trop sur la corde sensible et sur le côté, c'était un homme merveilleux mais bon, à quand ce show sans Michael, ils vont bien être capable de le faire!
08:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson
29.10.2009
Providence

?,?,?,?,?,?,?
Le film décrit le processus de la création littéraire. Une partie de l'histoire se déroule dans l'imagination de Clive Langham, un écrivain célèbre qui sait qu'il va mourir et qui, la veille de son soixante-dix-huitième anniversaire, élabore sa dernière oeuvre, un récit dans le quel il parle de lui-même, de ses souvenirs, et dont les principaux personnages sont les membres de sa famille. Les liens et les divergences qui existent entre l'art et la vie sont révélés. Mais croyant peindre les autres, il s'est peint lui-même, mettant à jour certains aspects cachés de sa personnalité.
C'est le genre de film où en y repensant tu te dis c'est pas mal mais tu t'es tellement fais chier pendant le film que tu as perdu la moitié des choses, c'est dommage.
08:09 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : alain resnais, dirk bogarde, ellen burnstyn
28.10.2009
L'aveu
Un film sur la torture, un film sur le communisme, sur la croyance? Il y a un peu de tout cela dans ce film, comme toujours de la part de Costa-Gavras, il y a une part de politique, de social, et tout cela montré très fortement, sans fioritures, le film parfois même un peu long et l'on se retrouve dans la position du bourreau, puisque l'on souhaite, on rêve même qu'il avoue ce qu'il doit avouer pourque tout cela se termine, donc non le film n'est pas une torture mais nous sommes plongés dans la tension du film, dans l'attente, dans l'expectative. Un véritable tour de force car les choses se répètent mais nous permet de comprendre comment on peut obtenir beaucoup de chose d'un homme. Une torture morale et physique. Mais il faut rappeler que le film date de 1970, où le communisme était très présent, et surtout les auteurs Artur London et Lise London qui était au première loge puisque Artur London est un communiste tchèque qui a vécu certaine partie dont parle le personnage interprété par Yves Montand donc c'est une désillusion du communiste. On sort de ce film épuisé mais qui montre le mauvais côté de la politique et surtout comment joué des espoirs et des sentiments des personnes.
D'apres le livre d'Arthur London. A Prague, en 1951, un homme est persécuté par le système malgre son passé irréprochable. Sa femme le désavoue en public et il finit par avouer n'importe quoi avant d'etre réhabilité, alors que les chars russes entrent dans la ville.
08:17 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yves montand, simone signoret, costa-gravas
27.10.2009
Art nouveau revival
Il y a eu l'Art nouveau qui est apparu vers les années 1900 avec surtout Guimard, le fameux métro parisien, Gaudi, la Sagrada Familia, le parc Güell, la villa Milà, où l'objet n'était pas seulement un objet fait de ligne droite mais avec également des lignes courbes, avec également beaucoup d'inspirations dans la nature, "l'art imite la nature", cette sitation de je ne sais plus qui, colle parfaitement à l'Art nouveau, car il y a beaucoup d'ornements qui ressemble à des feuilles, à des branches d'arbre, et certains designers ont moulé des objets grâce à des plantes ou autres, l'exposition nous montre tout cela mais va un peu plus loin en montrant le renouveau de cet art car deux expositions dans les années 60 remettent au goût du jour l'Art nouveau, nous sommes au début des années hippies où l'on aime la nature, on vit en communion avec la nature et cela se retrouve avec des robes en papier, mais surtout dans le dessin, avec les affiches psychédéliques, l'alphabet n'est plus rectiligne mais épouse les formes, et forme lui-même un dessin, cela se retrouve surtout sur les pochettes de disques, et en même temps un foisonnement d'éléments dans l'image et surtout avec de la couleur, l'affiche de "Peau d'Ane" de Jacques Demy en est la parfaite illustration. C'est une exposition petite mais qui se regarde avec plaisir, il y a parfois des choses surprenantes et d'autres que j'aurais bien vu chez moi.
Nous en avons profité puisque nous étions au musée d'Orsay pour faire l'autre exposition qu'il y a en ce moment, c'est celle sur James Ensor, et bien pour faire un mauvais jeu de mot, on ensort vite car c'est un univers assez glauque, vous êtes acceuilli par une tête de mort, et ses tableaux les plus connus sont "La Mort et les masques", il y a quelque chose de dérangeant lorsque l'on regarde ses tableaux, ces masques en forme d'animaux ou d'hommes déformés, et la mort qui est un sujet récurant, ou cette chose avec le corps d'un singe se terminant en queue de poisson, nous sommes restés que 5 minutes, l'atmosphère ne nous convenaient pas, nous étions loin de l'univers de l'Art nouveau où le but était de faire corps avec la nature pour se sentir bien chez soi.
08:40 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.10.2009
Away we go
Avant-première Club 300 Allocine
Je n'avais pas vu la bande-annonce, je n'avais pas lu le synopsis, je ne connaissais pas les acteurs, j'avais juste lu que Sam Mendes, le réalisateur, a voulu faire un anti "les noces rebelles" car dans ces temps difficiles, il faut une belle histoire, et bien il a réussi, car c'est comme "Les noces rebelles" mais en beaucoup, beaucoup plus joyeux, il faudrait voir les deux films l'un après l'autre avant de faire un enfant et surtout avant de vouloir être un vrai couple, alors vous allez me dire ce n'est pas du tout la même époque, certes mais le sujet reste le même, il est intemporel,: serons-nous de bon parent, nous aimons nous assez, qu'est-ce qu'on va lui transmettre? Pour aller plus lion c'est presque un film pour savoir si l'avortement est une bonne chose ou non, puisque l'on peut voir que le sujet est brulant, ils pourraient regarder ce film car il aborde tous les aspects de la vision parentale, car le film est construit comme un road movie, et qui dit road movie, dit quête de soi-même, ce couple se cherche par rapport à eux-même et surtout pour fonder leur famille, déjà avec l'héritage de leur propre famille mais en plus tout au long de leur périple, ils vont rencontrer tout type de famille, et l'on pourrait dire que c'est une accumulation de situation familiale, mais la force du film est de nous inclure dans le questionnement des deux personnages, car la question à un moment ou l'autre de notre vie se pose. Les scénaristes ont réussi à rassembler dans ces différentes familles, les multiples façon de considérer un enfant, c'est traité sous le ton de l'humour, c'est d'ailleurs parfois très drôle, Allison Janney et Maggie Gyllenhaal sont excellentes, chacun à ses propres raisons, le film ne porte pas de jugement, il donne une vision, une vision extrèmement réaliste, en gros le message est: "prenez le meilleur de ce qu'il y a autour de vous". C'est un vrai plaisir de voir ce film car c'est intelligent, c'est écrit sans fausse note, les scénaristes en sont apparemment à leur premier long métrage, j'espère qu'il y en aura d'autres.
Lorsque Burt et Verona apprennent qu'ils vont devenir parents, c'est la panique. Ils détestent la ville de province où ils habitent, et maintenant que les parents de Burt déménagent, plus rien ne les y retient. Ils décident alors de partir à la recherche de l'endroit parfait où fonder leur famille. Sur leur chemin, ils rendent visite à leur famille et à de vieux amis. Certains leur paraissent fous à lier, d'autres leur donnent envie de suivre leur modèle... Mais finalement, tous vont aider à leur manière Burt et Verona à réaliser qu'ils n'ont peut être besoin que l'un de l'autre pour fonder leur foyer.
08:52 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sam mendes, john krasinki, maya rudolph, maggie gyllenhaal, jeff daniels, catherine o'hara, allison janney, chris messina
24.10.2009
Le Concert (deuxième partie)

Soirée exceptionnelle au Théâtre du Châtelet hier soir. Avait lieu l'avant-première officielle du film de Radu Mihaileanu, Le Concert en présence d'un parterre de stars et people. Au programme, projection du film suivie directement d'une surprise de taille, un concert de Tchaïkovsky (le Concerto que l'on entend dans le film). Pour clôturer la soirée l'équipe du film est montée sur scène pour répondre à quelques questions, savamment choisies par la présentatrice, Léa Drucker.
Cette soirée était tout simplement magique. J'ai été envoutée, j'ai succombé à l'émotion intense qui régnait dans la salle, suite à la projection du film et surtout, suite au concert de Tchaïkovsky. Le film, dont vous pouvez retrouver la critique ici, est encore plus fort la deuxième fois. Connaissant les aboutissants de l'histoire, j'ai pu me plonger directement au coeur de l'émotion, ressentir la force qui se dégageait de ce concert. La dernière séquence a eu encore plus d'effet sur moi que lors de la première vision. Si l'on enlève les petits problèmes de montage qui nous coupent de façon brutale de cette expérience si savoureuse, on est transporté vers quelque chose de sensoriel, d'indescriptible, de magique. C'est peut être cela l'harmonie que les personnages dans le film cherchent à atteindre et que l'on finit par vivre nous aussi. L'expérience cinématographique a atteint un autre niveau hier soir lorsque l'on pouvait voir à l'écran la salle du Châtelet où était donné le concert alors qu'en même temps on se trouvait dans cette salle à savourer ce moment. Comme une mise en abîme, on a l'impression de faire partie de l'expérience, d'être littéralement projeté dans le film. On vit véritablement ce dernier sans jamais vraiment en sortir, surtout lorsque la surprise arrive à la fin du film.
Alors que l'on en a déjà pris plein les yeux et les oreilles avec le film, le véritable concert de Tchaïkovsky a cloturé la soirée de façon sublime, tout simplement parfaite. On pouvait véritablement entendre une mouche voler tellement le public était pris par l'émotion et captivé par ce concerto. L'émotion était presque aussi forte que celle que l'on ressent dans le film. C'était vraiment magique. Qui plus est, le fait que ce soit le Théâtre du Châtelet, dont c'était ma première fois en ses lieux, apportait une dimension mythique supplémentaire à la soirée. Magique!!
14:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, françois berléand, radu mihaileanu, aleksei guskov, miou miou
22.10.2009
Fellini, la Grande Parade
Dans le cadre d'une soirée exceptionnelle organisée par Le Courrier International, j'ai pu assister à l'exposition sur Fellini au Jeu de Paume, Fellini la Grande Parade. N'étant pas du tout familière de l'univers du cinéaste italien, j'ai véritablement découvert son univers fantasque, excentrique, jubilatoire, déluré, décalé, complètement hors normes.
L'exposition s'ouvre sur les débuts de Fellini, en tant que caricaturiste et dessinateur de BD dans des revues. On constate de suite que son inspiration principale serait apparemment les femmes, aux formes très avantageuses. Dans toute sa production cinématographique et picturale, le thème de la femme comme objet sexuel sera repris, exploité et surexploité. C'est l'homme de toutes les démesures.
Dans la première partie de l'exposition, basée sur ses influences populaires, on nous montre un Fellini puisant son inspiration partoût où il peut, que ce soit à partir d'un fait divers sur un monstre marin échoué sur la plage, ou dans un univers qui l'a impressionné pendant son enfance, le cirque, ou encore chez les prostituées, la religion, les défilés.... Thèmes récurrents dans son oeuvre, on a l'impression que Fellini est comme obsédé par certains thèmes autour desquels il tournera pendant toute sa carrière.
Cette partie est ponctuée de projections d'extraits de certains de ses films qui retransmettent de façon juste l'ambiance et l'univers bruyant, vivant, festif, coloré du cinéaste.
La deuxième partie est consacrée elle au travail de Fellini et à son oeuvre en tant que metteur en scène et créateur. On peut voir des portraits du réalisateur et des acteurs sur les tournages de ses films. Sont décrits les mécanismes de fonctionnement des différentes parties qui composent l'univers gargantuesque de Fellini. Des décors à ses comédiens en passant par les costumes, ou certains moments clés de ses films (comme la scène de la fontaine dans La Dolce Vita par exemple), tout l'univers fellinien nous est dévoilé ici de façon simple et essentielle. Il manquerait peut être juste une explication un peu plus poussée quant au choix de ses films, de ses acteurs.
Toujours avec comme base les origines de ses influences, l'exposition met en avant, de façon simple et concise, l'actualité, les événements, les faits divers qui ont marqué le cinéaste et lui ont servi de base à son travail. A partir de cette base, certains films de Fellini sont présentés au public à travers des photos de tournage et de l'actualité de l'époque.
Après avoir vu cette exposition, on comprend mieux la psychologie du personnage qu'est Fellini et de son univers décalé et excentrique. Il y a tout de même un côté frustrant à l'exposition parce qu'on prend vraiment plaisir à découvrir ce personnage si unique. Mais la composition de l'exposition ne nous donne malheureusement pas assez à voir. Il faudra donc chercher par nous-même qui était vraiment ce cinéaste hors pair. Cela m'a donné envie de découvrir ses films, en commançant par La Dolce Vita, avec le brillantissime Marcello Mastroianni.
A côté de cette exposition, a lieu à la Cinémathèque française une rétrospective des films de Fellini.
01:07 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : federico fellini, marcello mastroianni, anita ekberg
21.10.2009
Divorces

Je voulais une comédie, j'avais vu "Mariages" que j'avais trouvé sympa, et bien je suis tombé de haut, non pas que le film n'est pas bien faite, au contraire, mais on est loin de la comédie, on rit jaune, c'est une tragi-comédie, c'est parfois très fort, le message est très fort, je me suis demandé si la réalisatrice a un problème avec les hommes car malheureusement on tombe dans le cliché très "20ème" de l'homme qui trompe sa femme, est-ce qu'un jour on aura un véritable film avec la femme qui trompe son mari et qui ai montré par la société car le film veut dépasser cela mais c'est un sujet de société qui reste très actuelle, il y eu "Cliente" de Balasko qui est allé au-delà, mais là au moins il y a véritablement les dégats d'un divorce sur les enfants, en moins puissant que "Kramer contre Kramer" mais quand même j'ai été saisi et surpris, une fois encore je m'attendais à rire sur le divorce, mais je me suis retrouvé devant un film de société, qui renvoie la société a ses propres problèmes donc surprise mais bonne surprise. C'est très bien joué François-Xavier Demaison est excellent, de même que sa partenaire Pascal Arbillot, le couple marche parfaitement. On refléchi à deux fois au mariage, c'est assez intelligent de la part de la réalisatrice d'avoir fait ce film après "Mariages".
Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales.
Dans l'exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l'amiable, dans la sérénité et le respect de l'autre, de préférence en garde alternée et en la famille recomposée, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente.
Jusqu'au jour où, par faute d'un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre...
08:39 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois-xavier demaison, pascale arbillot, mathias mlekuz, valérie guignabodet, juliette arnaud
20.10.2009
Mademoiselle Chambon
Ce film c'est la force des sentiments en quelques regards et silences bien appuyés. Mieux vaut prévenir, ce film est lent, très lent. Mais c'est pour mieux apprécier et savourer ces sentiments qui naissent et n'osent pas s'exprimer. Parce que lui est marié, avec un enfant. Parce qu'elle ne sait pas trop y faire avec l'amour et se retrouve le plus souvent seule (de par son travail aussi qui l'oblige à déménager beaucoup). Mais leur amour naissant, qui s'exprime donc principalement qu'à travers des regards et des silences qui en disent plus qu'une seule phrase, ira à l'encontre des conventions et se trouvera un équilibre dans les maladresses et les envies plus fortes que tout. De tout ce désir qui attend de s'exprimer (ils s'aiment et cela est évident) fait naître chez le spectateur une frustration. On a qu'une envie c'est de leur crier de laisser libre court à leurs sentiments (encore une fois très très présents) et de faire comme dans tout bon film sur l'adultère, exprimer physiquement et sexuellement ce qu'ils ressentent (il suffit de voir Partir pour en être convaincu). Mais c'est ce qui est rafraîchissant dans Mademoiselle Chambon. Ils n'ont pas besoin de coucher ensemble ou même de se tenir la main pour faire monter le désir.
Le coeur de ce film n'est pas l'histoire mais le couple qui lui donne vie. Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon sont tout simplement extraordinaires, envoûtants. On ressent l'émotion, la gène, l'attachement qu'ils ont l'un envers l'autre. C'est tout simplement bouleversant.
08:19 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vincent lindon, sandrine kiberlain, stéphane bizé
19.10.2009
The Saddest Music in the World
Dans le cadre de la rétrospective des films de Guy Maddin, cinéaste poète canadien, au Centre George Pompidou (du 15 octobre au 17 novembre) a eu lieu la projection de deux de ses courts-métrages et de son film The Saddest Music in the World en sa présence ainsi que celle d'Isabella Rossellini.

Le premier court-métrage, Green Pornos, est un ensemble de petits sketches très drôles et décalés sur la sexualité des baleines et autres espèces vivantes. Tous ces sketches sont interprétés par Isabella Rossellini en personne. Le décalage créé entre la vision que l'on peut avoir d'Isabella Rossellini, quelqu'un de froid, de distant et ses "rôles" dans ces Green Pornos a quelque chose de rafraîchissant, de déroutant aussi. En tout cas ils réussissent bien leur effet, nous faire rire.
Le deuxième court-métrage projeté est My Dad is 100 years old. Réalisé par Guy Maddin, écrit et interprété par Isabella Rossellini, ce court-métrage rend hommage à Roberto Rossellini (représenté en gros ventre à l'image; d'après Isabella Rossellini, elle l'a représenté de cette manière parce qu'il avait un ventre très gros et a toujours voulu être enceinte) à travers les "témoignages" de différents réalisateurs et personnalités du cinéma (Charlie Chaplin, Alfred Hitchcock, Selznick, Ingrid Bergman, Fellini). Avec l'aide de ces personnages, tous interprétés par Rossellini, l'actrice évoque la vie, la mise en scène de Roberto Rossellini avec beaucoup de pudeur et d'émotion. C'est à un hommage vibrant et touchant auquel on assiste.
Pour finir la soirée, a été projeté The Saddest Music in the World, avec Isabella Rossellini et Maria de Medeiros. C'est un film expérimental, qui peut rappeler certains films de Buñuel, dont le montage très rapide, composés de plans fixes, donne un rythme effréné, sans relache. On en a plein les yeux. Le film est très spécial. Pourtant l'histoire est simple si j'ose dire. Une baronne de la bière, amputée des deux jambes, décide de créer un concours de la chanson la plus triste pour faire revenir les clients durant la Grande Dépression. Cette femme c'est Isabella Rossellini. Le ton est très décalé. Il y a beaucoup d'humour (le père construit des jambes en verre, remplies de bière pour elle. Puis il finit par boire dans celles qu'il a en rechange) mais le style étant très spécial (ce n'est en tout point pas un film classique, il y a un peu de David Lynch qui plane sur celui-ci pour donner une idée de l'esprit tarabiscoté de The Saddest...) il faut aimer pour suivre. Malheureusement cela n'a pas été mon cas.
P.S. : Le dernier film de Guy Maddin, Winnipeg mon Amour, sortira ce mercredi sur nos écrans.
21:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : guy maddin, isabella rossellini, maria de medeiros












