02.11.2009

La balade sauvage (badlands)

la balade sauvage.jpgUne jeune fille, un garçon un peu rebelle, avec un faux air de James Dean, un coup de feu, et c'est parti pour une folle balade mais loin, très loin des poursuites" que l'on peut voir habituellement dans les films, où les personnages sont obligés de se cacher, avec toujours un policier à leur trousse. C'est Terrence Malik donc on peut le temps de construire, de montrer le personnage, de montrer la nature. Le but n'est pas de montrer une poursuite à travers les Etats-unis mais de montrer des jeunes personnes inadaptées au monde qui les entourent, le rythme est lent, la musique est douce lors des moments de tension, ce qui donne encore plus de tension, et surtout on ne voit rien venir, on donne autre chose au spectateur que ce qu'il s'attend à voir, je me suis même demander si en faisant un film comme celui ci très en vogue à l'époque, il date de 1973, il ne voulait pas aussi ridiculiser ce type de film, car il prend le stricte nécessaire des films de poursuite, avec des dialogues parfois décalés et il nous fait un film presque romantique, où le personnage principale n'est pas du tout antipatique, mais fou et paumé, une représentation tout autre d'un amour qui va jusqu'au meutre sans raison, une envie d'exister, un peu comme une "crise d'adolescence" où la seule façon de se faire entendre passe par la violence, un sujet qui reste tout à fait d'actualité, l'histoire est intemporelle, l'histoire est d'ailleurs une histoire vrai. Une violence constamment présente mais très peu montrer, c'est ce qui fait la force de Terrence Malik, comme avec "La Ligne Rouge", qui s'attache plus à l'individu propulser dans autre chose que son quotidien, en quête de quelque chose, d'une réfléxion sur soi-même, de grandir, des sujets très fort filmés avec beaucoup de douceur, et de simplicité, c'est devenu une chose rare!

Inspirée par l'histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s'aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.

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