03.11.2009
Cineman

C'est tellement drôle que j'ai oublié de rire. Cette phrase pourrait très facilement résumer le film. Nous sommes restés stoïquement sérieux dans la salle, aucun rire ne fusant alors que les blagues à l'écran étaient pourtant bien présentes. La faute au scénario, vide de sens et tout simplement d'histoire. Il n'y avait pas de fil conducteur et rien n'avait de sens. En même temps comment chercher du sens dans un film où le personnage principal voyage dans les films grâce à une broche que la Sissi du film a volontairement abandonné pour que quelqu'un vienne la sauver. Comment cette broche est-elle passée d'un film à un univers plus réel (mais pas plus réaliste pour autant, il suffit de voir les séquences à l'école pour se demander ce que l'on fait là), c'est un mystère. Et le film en est rempli. Ce n'est pas pour autant que l'on a des réponses.
En fait c'est un film fait par des adultes (enfin au niveau de l'âge du moins) qui ont voulu réaliser un rêve de gamin (qui n'a jamais voulu être le héros d'un film, qui n'a jamais rêvé d'être tel ou tel personnage de film). Ils s'éclatent comme des enfants en donnant vie à tous ces personnages mythiques du cinéma, nous donnent même une morale digne des contes de fées, très naïve et enfantine. Mais ils ont oublié une chose importante dans la réalisation de leur rêve, inclure le public dans leur délire. On se sent complètement à part, pas du tout impliqué dans le film. Ce qui est dommage puisque les séquences/hommages cinématographiques sont assez bien réussies. Mais la technique ne fait pas un film. Dans celui-là on en est très très loin.
Pour que le film prenne plus d'intérêt il aurait fallu plus se concentrer sur le mélange et l'interraction entre les films et la pseudo réalité (comme la séquence avec Catherine Deneuve au début, là ça donnait de quoi sourire).
ELLE
07:52 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yann moix, franck dubosc, pierre richard, michel galabru, lucy gordon, pierre-françois martin-laval, anne marivin








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