10/12/2010

la princesse de Montpensier

princesse.jpgJ'ai mis du temps à y aller parce que l'on m'avait dis que c'était pas bien, que les critiques n'étaient pas bonnes, mais c'est Tavernier donc quelque part je voulais voir ce film si mauvais fait par un bon réalisateur. Il est vrai que c'est long, parfois on décroche de cette histoire qui est pourtant intéressante, le sujet étant la passion amoureuse d'une jeune fille au 16ème siècle. Le film traite peut être plus des us et coutumes des mariages de la noblesse de cette époque que la véritable passion. Il y a un déséquilibre, donc cela pèse sur le film. L'interprétation de Mélanie Thierry ressemble un peu à celle qu'elle avait dans Baby doll au théâtre de l'Atelier, il y a peu de temps mais elle arrive à jouer cette femme enfant avec une certaine puissance. Les rôles masculins ont été bien distribué, Lambert Wilson est très très bon, on découvre Gaspard Ulliel sous un nouveau jour et l'on découvre Raphael Personnaz qui joue parfaitement le duc d'Anjou, seul bémol pour Grégoire Leprince-Ringuet qui devrait se détendre un peu plus, on le sent engoncer dans ce personnage trop fort pour lui, il retient ses mots comme pour ses autres rôles mais cette fois-ci ça ne fonctionne pas donc je n'y ai pas cru. Concernant la réalisation, elle est parfaite, j'ai eu l'impression de voir des tableaux lors des scènes de combats. Le mélange des couleurs tantôt sobres, tantôt flamboyants est très équilibré, c'est fluide, c'est très bien. Il manquait juste une petite chose pour que tout cela prenne, c'est ce qui fait la magie du cinéma.

L'affiche est à l'image du film, un tableau.

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…
Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny.
Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III.

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