19/09/2011

Poulet aux prunes

mathieu amalric,maria de medeiros,isabella rossellini,edouard baer,marjane satrapi,vincent paronnaud,eric caravaca,chiara mastroianniC'est vraiment le film que je voulais voir, c'est le dernier film que j'ai vu à la mostra. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avaient frappé fort avec "Persépolis", ils ont décidé de faire un film et non un dessin animé cette fois-ci, mais ils n'oublient pas qu'ils viennent de la bande dessiné, car il y a certains passages, très dessiné, avec un choix de couleur, avec parfois l'impression d'une peinture, il y a un mélange très intéressant entre dessin et image réel, cela donne une esthétique particulière au film. L'histoire est également particulière, c'est une histoire d'amour mais nous sommes loin, très loin, vraiment très loin des histoires romantiques que l'on nous sert, de la simplicité des scénarios à l'américaine. Je dois dire qu'au milieu du film, je me suis demandé où il voulait aller, quels étaient les propos qu'ils voulaient faire passer, et les dernières minutes du film m'ont emporté, et elles font le film, c'est assez surprenant d'apporter une explication aussi simplement et aussi clairement qui permet une envolée lyrique sur la fin qui fait que l'on part sur une note nostalgique et en même temps un apaisement intérieur, car la musique tient une part très importante dans le film, c'est un personnage. Il y a un vrai sens du cadre, de l'image, de la lumière, il y a une atmosphère étrange que je ne saurais décrire qui fait que visuellement est magnifique. Au delà d'être beau, le film est également spirituel, l'humour noir dont ils avaient fait preuve dans "persépolis" est moins prononcé mais il y a quelques passages qui prêtent à sourire, c'est l'émotion qui prévaut dans ce film. Absolument déçu de l'avoir vu, et j'ai terminé ce festival sur une très bonne note.

Téhéran, 1958. Nasser Ali Khan, musicien célèbre, a perdu le goût de vivre. Plus aucun instrument ne semble pouvoir lui redonner l’inspiration depuis que son violon a été brisé. Sa tristesse est d’autant plus forte que son amour de jeunesse, rencontré au coin d’une rue peu après cet incident, ne l’a pas reconnu.
Après avoir cherché en vain à remplacer l’instrument reçu de son maître de musique, Nasser en arrive à la seule conclusion possible : puisque aucun violon ne peut plus lui procurer le plaisir de jouer, il se mettra au lit pour attendre la mort.
Il envisage toutes les morts possibles : être écrasé par un train, sauter d’une falaise, se tuer d’une balle dans la tête, faire une overdose médicamenteuse… mais ne trouve aucune de ces possibilités digne de lui.
Après tout, il était le meilleur violoniste de son temps : Nasser Ali Khan. Il décide donc de se coucher et d’attendre patiemment Azraël, l’ange de la mort. Huit jours plus tard, Nasser est enterré. Tous ceux qui l’aimaient sont présents. L’histoire peut alors commencer…

Commentaires

Une merveille ce film! Un conte cruel et tendre, plein d'humour et de cynisme comme on voit très rarement au cinéma. Et la mise en scène très particulière de Satrapi, avec une esthétique très BD, rajoute à cet effet de poème onirique, étrange et envoutant. A découvrir!

Écrit par : Emma | 21/10/2011

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