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29/11/2011
Les immortels (immortals)

il nous fallait autre chose après avoir vu "les adoptés", les horaires ont fait que "les immortels" tombaient bien, nous savions que cela serait complètement différent, et il est certain que cela vide la tête, mais alors totalement, c'est ce que l'on appelle un film de bourrin! C'est 300 mais version mythologique donc bon, c'est très bien fait, on voit bien le sang qui gicle partout, les chairs explosés, être extrèmement libre avec l'histoire mythologique grecque et voilà vous avez un film du quête mais on utilise les temps anciens pour rendre cela un peu cohérent mais sans grand intérêt. Je ne vais pas m'appesantir sur ce genre de film qui sont bien à voir au cinéma mais qui perdent tout intérêt sur une télé. Il faut tout de même ajouter que le film est en 3D, ce qui est toujours sans utilité, mais surtout j'ai enlevé les lunettes de temps en temps et l'image est nette, sans aucun flou comme ce qu'est normalement la 3D, si ça ce n'est pas du foutage de gueule, je me demande bien ce que c'est!
Les armées du roi Hypérion ravagent la Grèce, détruisant chaque village sur leur passage. Le roi sanguinaire ne laissera personne l’empêcher d’atteindre son but : libérer le pouvoir des Titans endormis afin d’anéantir les dieux de l’Olympe et l’humanité tout entière.
Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la folie destructrice d’Hypérion, jusqu’à ce qu’un jeune tailleur de pierre, Thésée, jure de venger sa mère tuée par ses soldats…
Lorsque le jeune homme rencontre Phèdre, l’oracle, celle-ci est assaillie de troublantes visions. La jeune femme est désormais convaincue que Thésée est le seul qui pourra arrêter la destruction. Avec l’aide de Phèdre, Thésée rassemble une petite troupe de fidèles, et part affronter son destin dans une lutte désespérée pour préserver l’avenir de l’humanité.
08:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henry cavill, mickey rourke, william hurt, freida pinto, stephen dorff, luke evans
28/11/2011
Les adoptés
Premier film de Mélanie Laurent, autant dire que c'est attendu, elle s'est également lancée dans la musique, elle fait pas mal de chose donc à en agacer certains, et cela aurait bien aimé qu'elle se plante avec son film, ce qui n'est pas le cas, en tout cas pas pour nous, c'est à l'image de l'actrice, surtout de ses choix d'actrice, car on sent l'influence des films qu'elle a tourné, surtout dernièrement "beginners" pour la réalisation et "Et soudain tout le monde me manque" pour l'écriture. Disons le tout de suite, il nous a plu, le casting est bien choisi, Denis Ménochet, nous surprend une fois de plus, l'ayant vu dernièrement dans "Forces spéciales", on peut dire que c'est un très bon acteur. Marie Denarnaud n'est pas en reste, un personnage qui lui va comme un gant, qu'elle interprète très joliment, tout comme Audrey Lamy qui est parfaite, on peut dire la même chose de Clémentine Célarié, voilà Mélanie Laurent s'est choisie une très belle famille, elle aurait pu faire l'erreur de prendre des grosses vedettes, non elle prend des gens qui font tranquillement leur chemin dans le cinéma. Il y a un côté très frais dans ce film, les plans sont bien choisis, il y a une véritable intelligence dans la construction des plans pour que l'on puisse suivre l'histoire avec des choix très intéressants, elle a su mettre l'image au service de son histoire, histoire qu'elle a bien écrit, ce n'est pas une succession de scène, qui n'est pas non plus linéaire, on suit chaque personnage pour découvrir qui, il l'est. On accroche tout de suite à l'histoire, avec une vision selon l'âge car j'ai failli oublier Théodore Maquet-Foucher, l'acteur qui joue le fils de Mélanie Laurent, qui est excellent, son personnage permet de dire les choses simplement car il faut se mettre à la place de l'enfant, il ponctue le film pour recentrer l'histoire sur elle-même car on pars parfois dans les histoires de chacun pour éviter d'être plomber par cette histoire qui est tout de même lourde, on ne rit pas du tout du début à la fin mais nous avons des respirations pour ne pas sortir complètement triste. Cela ne nous arrive pas souvent mais le film nous a plu de bout en bout sans fausse note, en espérant qu'elle soit capable de réitérer cette réalisation aussi simple que réfléchit.
Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...
08:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, denis ménochet, marie denarnaud, clémentine célarié, audrey lamy, théodore maquet-foucher
27/11/2011
Guy Carlier - Ici et maintenant
Evidemment je le connaissais par la télévision, je n'écoute pas la radio donc je ne suis pas trop au faite de ce qu'il a pu dire ou faire, pourquoi refuser de découvrir lorsque l'on a des invitations. Je m'attendais toutefois à entendre ce que j'avais pu entendre lorsqu'il était sur le plateau de "on ne peut pas plaire à tout le monde", un tout petit peu mais le principale est sa vie, son envie de monter sur scène. Il a une vraie auto-dérision sur lui-même imaginant ce que le spectateur peut penser, il se trompe rarement car au fil des minutes qui passent on se dit qu'il nous fait une véritable thérapie, mais balais le jugement en le dsant lui-même, ce qu'il n'a peut-être pas vu c'est qu'il est émouvant, parfois trop, nous avons eu l'impression qu'il nous annoncait sa mort prochaine, comme si ce spectacle tant rêver, était un adieu, le fameux "moi je veux mourir sur scène", car il donne l'impression d'être dépressif en évocant sa jeunesse, sa vie d'aujourd'hui avec le monde des "people" qui l'entoure, sur son état de santé, il a évoqué ce point à plusieur reprises ce qui nous a surpris, on ne sort pas avec la banane et ce n'est certainement pas ce qu'il a souhaité mais de là à imaginer une mort prochaine, il y a plus joyeux. Qu'est ce qu'il a voulu vraiment faire, car j'ai eu la pensée qu'il aurait pu être tout ce qu'il nous a raconté car quel est ce besoin de toutes ces personnes venant de la télé de monter sur scène, veulent-ils se prouver quelque chose, où la télé n'était qu'un passage pour accéder à leur rêve, Arthur a pris le même chemin mais là même avec des invitations, je crois que je ne pourrais subir cela, également Cauet, et là c'est sous la torture qu'il faudrait que je vois ce spectacle car cet homme n'est que complexe qu'il essaye d'exorciser, c'est l'image qu'il me reste lorsque j'ai pu tomber sur ces émissions et je me dis que j'ai bien fait aujourd'hui de ne plus avoir de télé car on touche le fond de débalage, c'était la télé maintenant c'est sur scène, Jean-Pierre Pernaud a écrit une pièce! Patrice Laffont a également fait son one-man-show, il pollue petit à petit les scènes pour le plus grand bonheur des personnes qui peuvent les voir en vrai mais comme l'a dit Guy Carlier, il vaut mieux garder cette barrière du petit écran ou du grand, il n'est jamais bon de les rencontrer, il a tout à fait raison, les gens n'imaginent pas une seconde ce qui se passe derrière pour certains car heureusement ils ne sont pas tous comme cela, et Guy Carlier même en étant le méchant des plateaux télé ou de la radio avec ce spectacle donne une image d'un homme bien sympathique qui cherche d'abord le plaisir au lieu de flatter son ego et de remplir son compte en banque.
08:15 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guy carlier
26/11/2011
Corteo

Une fois de plus nous avons eu le plaisir devoir un spectacle du Soleil, chose rare puisqu'ils viennent rarement en France. Pour le coup, c'était vraiment du cirque, le chapiteau, les clowns blancs, augustes and co étaient présent. C'est le thème de ce spectacle, le cirque italien, il y a tout une histoire autour de ce cirque que je ne vous dévoilerai pas mais tout cela est tellement magique, pendant deux heures vous avez les yeux rempli d'étoiles, les oreilles amplit d'une musique rythmée, et l'esprit dans un enchantement. Les numéros ont beau être des numéros, que l'on connaît, il y a tellement de petites choses à côté qui font que l'on ait transporté, aussi bien par la musique, les costumes, l'interprétation des artistes sur scène, puisqu'ils ne viennent pas seulement faire le numéro, il participe à un ensemble, ça chante, ça danse, ça flotte dans les airs, c'est poétique et drôle à la fois, c'est tout simplement magnifique. Il est vrai que cela nous a changé du Royal Albert Hall, où les choses étaient plus aérienne mais il y a quelque chose de très terre à terre, et je n'ai pu m'empêcher de voir un univers fellinien, avec cette troupe de toutes tailles, avec cet accent italien, cette musique qui raconte beaucoup. Le chapiteau aura ses portes ouvertes jusqu'au 30 décembre donc vraiment n'hésitez pas, c'est pour tous âges, de 7 à 77 ans comme dirait l'autre. Cela nous a donné envie de travailler dans un cirque.

08:25 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cirque du soleil
25/11/2011
Time out (in time)

Tout d'abord je voudrais une fois de plus saluer l'équipe française qui a dû réfléchir longuement pour trouver le titre français car de passer à "In time" en version originale à "Time out" pour la France, c'est juste la meilleure idée que l'on ait trouvé pour le cinéma. C'est la première chose qui m'a fait rire. La deuxième, c'est lorsque l'on m'a demandé d'aller voir ce film, j'ai tout simplement dit mais on connaît déjà l'histoire, tout est dans la bande annonce, il n'y a aucune surprise. Je n'avais pas tout à fait tort car en sortant du film c'était à peu près ce que j'avais imaginé, à une exception près, je ne m'attendais pas à voir "Bonnie and Clyde" version science fiction, car il n'y a que ça, c'est exactement la même chose sauf que l'argent est remplacé par le temps, sinon tout pareil! Même si les acteurs sont bons, c'est extrèmement difficile de passer après Warren Beatty et Faye Dunaway car le film a l'époque avait fait grand bruit par sa réalisation, ce qui n'est pas le cas de celui ci, c'est bien fait mais c'est tout, ce qui a plu à Andrew Niccol, c'est l'histoire puisque l'on retrouve un peu le thème de "Bienvenue à Gattaca". Il n'y a pas vraiment de surprise dans tout cela et c'est vraiment dommage car comme nous nous le sommes dit à la fin avec peu, on peut faire beaucoup, à l'image de "Drive", l'histoire tient sur une serviette mais l'interprétation et la réalisation sont tellement parfaite que le film va devenir culte. Celui-ci sera vite oublié.
Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut "gagner" du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d'années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d'échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.
07:48 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justin timberlake, amanda seyfried, cillian murphy
24/11/2011
Les Neiges du Kilimandjaro

Avec Les Neiges du Kilimandjaro, Robert Guédiguian revient à Marseille, après une incursion dans l'Histoire avec L'Armée du Crime. Et pour l'occasion il retrouve ses acteurs fétiches, Darroussin, Ascaride et Meylan. Toujours sur fond de bataille sociale, de militantisme, Guédiguian signe ici un très beau portrait d'un couple en lutte avec la crise, avec une société en déperdition, prête à tout pour subvenir à ses besoins. Cette société est ici représentée par un jeune, devant élever seul ses frères, qui vient de perdre son boulot et devient petit malfrat quand l'opportunité de récupérer beaucoup d'argent se présente à lui.
Les Neiges du Kilimandjaro soulève un dilemme moral. Pour ce couple dont le mari vient de perdre son boulot puis l'argent que tous ses amis lui ont offert pour leurs 30 ans de mariage, la question se pose entre leur bien être personnel et la justice qui l'accompagne et l'équilibre social et même vital d'une famille qu'ils mettent en péril suite à leur action en justice. Guédiguian ne porte jamais de jugement sur l'une ou l'autre partie. Pour lui tout le monde est en difficulté, dans le besoin et mérite de l'aide. C'est au niveau des valeurs humaines que le point de vue de Guédiguian se porte. Alors que les enfants ne comprennent pas pourquoi leurs parents ont autant de compassion pour ceux qui les ont volé, les parents préfèrent sacrifier leur bien être pour venir en aide à ceux qu'ils pensent en avoir plus besoin qu'eux. Ce film respire toutes ces valeurs humaines que l'on souhaiterait voir perdurer, la générosité, l'altruisme, la bonté, l'amour sans conditions de sa famille et de ses amis. Son film est un message d'espoir, une bouffée d'air frais dans cet univers morose.
08:11 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robert guédiguian, jean-pierre darroussin, ariane ascaride, anaïs demoustier, adrien jolivet, gérard meylan, grégoire leprince-ringuet, marilyne canto
23/11/2011
Jeanne Captive
Jeanne Captive, ce sont les derniers jours de Jeanne d'Arc entre son arrestation à Compiègne et son exécution sur le bûcher. Avec une mise en scène très lourde et qui fait très amateur (avec quasiment que des plans très rapprochés au niveau des visages), le réalisateur, Philippe Ramos, filme de façon spirituelle les derniers jours de la vie de Jeanne d'Arc. Malheureusement la sauce ne prend pas et à part s'ennuyer très fortement, on ne sait comment réagir. On a l'impression qu'il a essayé de faire un film autant historique qu'onirique, partant sur des faits véridiques pour entraîner le spectateur dans un parcours spirituel qui se trouve finalement être plus morne qu'inspiré.
Il confronte d'un côté l'aspect féminin et séduisant de Jeanne d'Arc face aux hommes et d'un autre côté sa relation particulière et spirituelle avec Dieu. Il dessine un portrait de Jeanne d'Arc comme une icône religieuse en même temps qu'un fantasme pour les hommes. Cette dualité est intéressante dans le film parce qu'elle montre justement un aspect de Jeanne d'Arc souvent ignoré. Malheureusement le rythme du film ne soutient pas cette dualité ce qui fait que l'on s'ennuye très vite.
Pourtant les acteurs sont très bien, Clémence Poésy en tête, très crédible dans la peau de cette Jeanne d'Arc considérée comme une sorcière et annonciatrice de prophéties. Un peu comme le voyage d'Ulysse, elle rencontrera sur son chemin des personnes dont le destin sera changé suite à cette rencontre.
07:44 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe ramos, clémence poésy, thierry frémont, mathieu amalric, liam cunningham, jean-françois stévenin
22/11/2011
L'or noir

Je me précipite sur l'ordinateur pour donner mes premières impressions du film que nous avons vu hier soir: L'or Noir de Jean-Jacques Annaud car chose rare mais très bien nous avons eu le droit à une masterclass à la suite du film, et après une discussion de 1h30, il va être difficile de retranscrire tout ce qui a été dit. Mais parlons tout d'abord du film, certains évidemment feront le parallèle avec Lawrence d'Arabie, difficile d'y échapper pour ce film car certains thèmes reviennent, mais malheureusement j'ai beau aimé ce que fait Jean-Jacques Annaud, il ne filme pas la vie dans le désert, les bédouins et la guerre comme David Lean, malgrés une musique importante qui parfois s'envole pour accentuer les grands espaces. Première chose, seconde chose Tahar Rahim tout bon acteur qui soit n'a pas le charisme de Peter O'toole, on le sent parfois un peu perdu dans ce grand film aux 700 figurants, il n'est pas sur ses deux pieds. Jean-Jacques Annaud adore, comme il nous l'a dit filmé le changement chez une personne, le faite que tout d'un coup, sa vie bascule à cause de lui ou par des éléments extérieurs. Le héros change malgré lui et on ne voit pas dans la stature, et la façon d'interpréter le personnage cela avec Tahar Rahim. Mark Strong, qui d'ailleurs est totalement méconnaissable, incarne parfaitement le chef de tribu, comme avait pu le faire Alec Guiness, mais comme le dis Annaud, c'est l'école anglaise, il y a une certaine rigueur dans le métier, il donne l'impression d'avoir toujours vécu dans le désert, à la différence de Tahar Rahim qui est un peu posé au milieu de tout cela. Que dire de Freida Pinto, qui déjà n'a pas été gâté par son personnage, qui m'a surpris par son inutilité tellement, il y a peu de choses à jouer et par le faite qu'elle joue du début à la fin de la même manière: la cruche. La fille qui ne connaît pas le monde extérieure, qui veut juste être aimer, qui aime mais qui est incapable de se défendre et d'exister, on coupe son personnage au montage, le film ne change pas, peut-être valait-il mieux apporter une touche féminine? Tout est vraiment dommage puisque les thèmes qu'il aborde son extrèmement intéressant et très fort dans le paysage actuel, l'histoire du film se passe en 1938, mais il résonne très fortement avec les changements que nous vivons depuis quelques années, le changement par rapport à l'argent, les questions sur le capitalisme, les questions sur l'appartenance à une terre, à un peuple. Les croyances également sont très bien décrites et la question de la religion et surtout de l'interprétation de textes religieux est pour le cas extrèmement bien traité, certes il filme parle du coran mais cel aurait été la même chose si cela avait été la bible. Et surtout, il y a le soulèvement des peuples qui prend avec le printemps arabe une certaine résonnance, surtout qu'ils ont tourné pendant cette période et on vécu les évènements de l'intérieur. L'histoire et les thèmes sont très bien mais nous n'avons pas accroché aux personnages, aux dialogues donc nous n'avons pas reçu tout ce que le film aurait pu donner avec des thèmes aussi riche. Le film prend une autre dimension lorsque l'on entend Jean-Jacques Annaud en parler, évidemment on comprend ce qu'il a voulu faire et dire mais pour une fois j'ai trouvé que la réalisation n'avait pas suivi. J'ai encore le souvenir de regarder Stalingrad est d'être pris dans l'action, de découvrir ave étonnement la guerre du feu, en saluant la nouveauté, de la sensualité dans l'amant, de la magie des deux frères. Je n'ai pas eu tout cela avec ce film.
Nous avons eu la chance d'avoir une masterclass, et l'on peut dire que c'était passionnant parce que Annaud aime le cinéma et aime en parler, il est très bavard, il répond juste, sans langue de bois et surtout intelligemment. Certaines anecdotes étaient intéressantes, puisqu'il raconte comment il a filmé certaines scènes et surtout pour avoir préférer tourner avec 700 figurants plutôt que de la faire sur ordinateur, et bien tout simplement parce que cela ne coûte pas plus cher et que cela rend le film plus riche au niveau de l'image, nous ne pouvons qu'approuver de cette vision du cinéma puisque la plupart des scènes faite à l'ordinateur, même si c'est bien fait, donne un autre aspect au film, et surtout pour le jeu des acteurs. Une actrice de "Autant en emporte le vent" avait dit à David O'selznick pourquoi avec de véritables dessous alors qu'on ne les verrait pas à l'écran, et qui lui répond mais vous vous le serrez. C'est un peu ce cinéma que défend Jean-Jacques Annaud, même s'il utilise parfois la technologie d'aujourd'hui, il veut ce qu'il y a de mieux pour que l'image soit la mieux possible, on peut le dire, cela se voit dans la plupart de ses films qu'il y a un vrai travailler sur les costumes et les décors. Il a parlé sans problème du coût qu'a eu le film et comment il avait été financé, c'est la première question que nous avons eu et personnellement je ne vois pas l'intérêt de savoir si le film est rentable ou non, si on commence un film en se demandant s'il va être rembourser, pas facile d'avoir l'esprit libre. Il a expliqué le choix de ses acteurs, aussi bien la séduction de Antonio Banderas qui lui a fait une scène de 5 min sur un cheik qui verse le thé parce qu'il avait voulu jouer un arabe. Non, il n'a pas choisit Tahar Rahim en regardant "un prophète" mais tout simplement en le rencontrant et en lui faisant passer des essais. Par contre il a vu "Slumdog millionnaire" et a appelé Freida Pinto qui a accepté rapidement. Question intéressante d'une personne qui a voulu savoir s'il avait été obligé de prendre des personnes connus pour ce film, il a répondu qu'il n'avait aucune raison de s'en priver et que parfois ce sont des personnes connus pour nous mais les producteurs ne sont pas toujours enthousiasme, d'où l'anecdote sur "au nom de la rose" où le producteur n'avait pas voulu de Sean Connery, tout simplement parce que Sean Connery est et restera James Bond, ce qui est pour nous aujourd'hui surprenant, mais Annaud a raison Banderas a fait des films qui n'ont pas marché donc il n'a pas pris une superstar. Que Brad Pitt a été voir Annaud pour tourner avec lui, il n'a pas été le chercher pour "sept ans au tibet", qu'il a révélé Christian Slater, et pris une inconnu pour "L'amant". Il ne se refuse rien, il se fait plaisir, il fait les films qu'il a voulu, c'est la réponse à la question que l'on a souvent dans les masterclass "quels conseils pouvaient donner à un jeune réalisateur", c'est une question tellement originale!! Surtout que chaque réponse est différente, car chaque parcours est différent d'où l'inutilité de cette question, comme "comment on fait pour tourner avec vous?" Cette masterclass a été riche en anecdote, et Jean-Jacques Annaud a été très simple, très ouvert à ces échanges , ce qui est très agréable car il ne parle pas tous avec autant de passion.
Cette grande fresque épique située dans les années 30 au moment de la découverte du pétrole, raconte la rivalité entre deux émirs d’Arabie et l’ascension d’un jeune Prince dynamique qui va unir les tribus du royaume du désert.
07:44 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-jacques annaud, tahar rahim, antonio banderas, mark strong, freida pinto, liya kebede
21/11/2011
Sleeping Beauty
Présenté cette année au Festival de Cannes où il a reçu un accueil plutôt mitigé et des critiques vis à vis de son sujet sulfureux. Interdit aux moins de 16 ans en France, avec une affiche qui joue sur la provocation et l'incitation à venir vérifier par nous même ("A vous de juger") si le film mérite autant d'attention. Et bien non. On s'attend à ce que le film soit très provocateur, sulfureux, un peu dans la lignée de Orange Mécanique. Mais il n'en est rien.Tout au plus il est insipide et ennuyeux. On attend que le film se mette en route, qu'il s'y passe quelque chose de provoquant, de dérangeant même, mais malheureusement rien ne se passe. On sort de la salle (et je pense que l'avis fut général en entendant les réactions au sortir de la salle) en se disant "tout ça pour ça".
L'interdiction aux moins de 16 ans portait surtout sur le pitch en lui-même, l'histoire d'une jeune étudiante qui, pour se faire de l'argent, décide de vendre son corps à des vieux impuissants. Le principe, elle prend des somnifères et reste allongée nue et endormie sur un lit pendant que des vieux s'amusent avec son corps sans jamais la pénétrer. Le sujet a de quoi choquer certains c'est possible. Mais en regardant de plus près le film on se rend très vite compte qu'il n'est pas à la hauteur de sa polémique.
Car sans entrer dans le voyeurisme ou dans la perversion, il ne se passe rien de très compromettant à l'image. C'est même un film extrêmement sage. Tout au plus on a des suite de séquences où l'on nous montre une jeune fille totalement perdue qui s'amuse avec sa vie, son corps, son argent mais sans que l'on nous laisse comprendre pourquoi. On repart comme on est venu, dans le flou total. On ne comprend pas trop l'intérêt de ce film. Ou alors il n'est pas abouti. Déjà au niveau des fameuses séquences avec les vieillards, la réalisatrice (dont c'est le premier film) n'ose pas aller jusqu'au bout de son idée. Elle se coupe dans son élan, s'auto-censure ce qui amène beaucoup de frustration. Il en va de même avec le personnage principal (Emily Browning qui était tellement plus intéressante dans Sucker Punch) qui apparaît tout de même sur chaque plan. On ne connaît pratiquement rien de son histoire, à part que c'est une fille complètement déstructurée, sans repères. Et au lieu de nous donner les clés pour comprendre ses agissements on nous laisse dans un flou permanent qui finit par nous énerver et nous frustrer.
Pourtant il y avait de la matière pour faire un film provocateur, percutant, sulfureux, qui marque les esprits par le fond et par la forme aussi. Les séquences dans le domaine privé rappellent de loin le Eyes Wide Shut de Kubrick par son esprit provocateur avec sa bourgeoisie qui s'adonne à des réunions sexuelles privées et secrètes. Mais la réalisatrice ne donne pas assez d'importance à ces scènes. Elle les noie dans la banalité des autres séquences concentrées sur la vie de Lucy.
08:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : julia leigh, emily browning, rachael blake
20/11/2011
L'ordre et la morale
Nous sommes à l'opposé du film dont nous avons fait la critique hier. L'ordre et la morale montre l'horreur tout simplement, jusqu'où certaines hommes sont capable d'aller pour le pouvoir. Comme l'a dit Mathieu Kassovitz dans cette magnifique série Apocalypse: Comment nous en sommes arriver là? C'est la question du film, mais c'est également la question que doit se poser Kassovitz à chaque fois puisque ses films dénoncent certaines choses. Et avec ce film, il n'y va pas de main morte puisque l'on parle de l'armée, jusqu'où justement peuvent aller les militaires lorsqu'ils recoivent un ordre, puisqu'on ne leur demande pas de jugement, ni de faire face à la morale des décisions. Ce n'est pas la première fois que le film pose la question de ce dilemme entre ordre et morale, mais là se rajoute la politique, un monde que l'on connaît peu malgré de plus en plus de film qui en parle, et l'on ne peut pas dire que celà est fait pour nous les rendre sympathiques, aussi bien avec "la conquète" mais surtout dernièrement avec l'excellent "l'exercice de l'état" qui montre la jungle de la politique. Le film défend le dialogue, le dialogue qui a temps manqué aux hommes d'Etat, à travers les âges car combien on préférait et préfère encore réprimer plutôt que dialoguer, mais comme il est dit dans le film, l'Etat ne peut se laisser faire. Le film démontre la distance qu'il y a entre les politiques et le peuple, et les gens entrent qui se débattent pour maintenir la balance entre les deux. On oscille entre le film et le docu-fiction, la caméra est parfois une caméra embarquer, le début du film nous plonge tout de suite dans l'univers que veut instaurer Mathieu Kassovitz, car nous sommes au plus près de cette histoire qui est très forte, qui présente l'homme dans ses contradictions. Le film devrait faire plus de bruit parce qu'il révèle l'ambition des hommes politiques et le peu de contre poids de l'armée.
Avril 1988, Île d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie.
30 gendarmes retenus en otage par un groupe d'indépendantistes Kanak.
300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l'ordre.
2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages.
À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue.
Mais en pleine période d'élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...
08:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mathieu kassovitz, malik zidi, iabe lapacas, alexandre steiger, philippe torreton, sylvie testud







