20.01.2012
Café de Flore

Tout commence comme dans un conte de fée. Une voix-off nous raconte l'histoire de cet homme, de nos jours, qui a tout pour être heureux. Jusqu'au moment où... du moins c'est ce qu'on attend qu'elle nous dise. Parce que le film enchaîne tout de suite sur la deuxième histoire, celle de cette mère qui, dans les années 60, accouche d'un bébé trisomique et qui contre tous va décider de l'élever et de l'aimer plus que tout au monde.
Contrairement aux apparences, Café de Flore n'est pas un film social, déprimant, sur la vie d'une mère de famille détruite par l'arrivée de son enfant trisomique.
Café de Flore est un film poignant et vibrant qui traite avec ingéniosité et subtilité de la force des sentiments maternels à travers deux époques, deux familles, deux combats.
Deux familles en parallèle, une en 1968 et l'autre en 2011. Deux histoires qui n'ont apparemment rien en commun si ce n'est ce lien immuable qui les relie à travers le temps, l'amour maternel.
Comme le montre subtilement l'affiche avec le fond bleu qui rappelle le tempo, Café de Flore est un film qui se construit à travers la musique. C'est elle qui lui donne son rythme, lui insuffle un univers. Et surtout, en dehors du montage bien calibré, c'est la musique qui permet de réunir les deux époques, les deux univers, années 70 et 2000.
La mise en scène va dans ce sens. Vibrante, très rythmée, elle joue plus sur les ressentis que sur le démonstratif. Les images ressortent comme des instantanés, des moments fugaces de la vie qui s'évaporent aussitôt qu'ils sont apparus. La musique et les silences, très présents eux aussi, tiennent une place très importante. C'est le cœur du film. Ils vibrent en fonction des émotions, de ce que vivent les personnages.
La musique fait partie intégrante de leur vie. Elle les guide, les inspire, leur permettent de replonger avec nostalgie dans leur passé. Et c'est ce que va faire Café de Flore, la chanson. Lien intrinsèque entre les deux époques, elle est utilisée dans les deux cas comme un symbole d'un amour pur et éternel, celui de cette mère prête à tout pour protéger son fils et celui de cet homme qui est prêt à détruire son bonheur parfait pour succomber à l'amour vrai.
Café de Flore ce sont ces fantômes qui vous hantent, ces histoires éternelles qui perdurent à travers le temps et les époques. Vous l'aurez compris ce film ne m'a pas du tout laissé indifférente et je souhaitais le défendre plus que tout car c'est malheureusement le genre de film qui passera inaperçu lors de sa sortie en salles, mercredi prochain.
Malgré tout il y a quelques défauts qui plombent la fin. Cette dernière est très confuse et met beaucoup de temps à se mettre en place. Vallée a voulu apporter une note fantastique à son film qui n'était pas forcément nécessaire. Bien sûr, cela permet de justifier plus amplement le lien entre les deux histoires. Mais le seul plan à la fin suffisait à mon avis pour conforter ce lien.
07:47 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vanessa paradis, kevin parent, hélène florent, evelyne de la chenelière, evelyne brochu, jean-marc vallée








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