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10/09/2011
Les marches du pouvoir (the ides of march)

C'est le film d'ouverture de la mostra de Venise, et généralement les films d'ouverture sont choisis pour leur casting, qui permet un coup de projecteur pour le festival, on peut se dire qu'au bout de 68 ans ce n'est peut être plus utile mais ce perdure, parfois le choix est fait pour un film très attendue ou politiquement chaud. Dans le cas de celui-ci, je dirai juste que c'est parce que c'est George Clooney, et l'on sait aujourd'hui que tous les festivals, et toutes les femmes rêvent de l'avoir. J'ai pu voir le film dans le cadre de la mostra, non pas pour la soirée d'ouverture mais en plein coeur de Venise car le festival organise pendant toute la période que dure le festival des projections en pleine air, payante il ne faut pas trop se réjouir trop vite, mais au moins il projette de gros films puisque j'ai pu voir par la suite le Polanski et le Cronenberg dont je vous parlerai une prochaine fois. Alors je me dis super, je vais pouvoir voir le film, je ne sais pas de quoi ça parle, cela tombe très bien, je vais devoir me concentrer puisque le film est en anglais sous titré en italien et que je ne parle pas un mot d'italien mais si le film est bien fait, je devrais pouvoir comprendre. Je vous rassure, j'ai compris le film car franchement ce n'est pas trop compliqué à comprendre, le casting est bon, et les comédiens parlent assez distinctement pour que je comprenne et ce que j'ai compris, c'est que le film n'est pas terrible, mais vraiment pas terrible du tout, c'est un énième film sur la politique, un énième film qui montre que les politiques sont pourris, qu'ils sont capable de tout pour gagner, mais nous ne le savions pas déjà? Rien de neuf au soleil! Nous étions trois et aucun de nous n'a été emballé par ce film, la seule chose qui nous a emballé, c'est l'affiche, qui est très bien réussi. L'histoire est assez simpliste, digne d'un téléfilm pour boucher un trou le dimanche après-midi sur M6. Pas vraiment de tension, ce film arrive trop tard, on connaît déjà le système, ce qui est heureux et malheureux, Clooney a peut-être fait le film car les élections arrivent bientôt. Le film sort à la bonne date pour les Oscars, où il aura certainement des nominations, mais il sort trop tôt pour les élections. Il n'y a qu'une surprise dans ce film, c'est qu'il parle de démocrates, alors que les films tapent plus facilement sur les républicains, sinon on peut facilement ne pas voir ce film alors que Clooney avait fait un très bon film avec "Good Night and Good Luck", et qu'il choisit ses films pour leur caractère. C'est dommage avec un casting aussi bon et aussi bien. Ce film est peut être fait pour les personnes qui ne vont pas voir les films politiques et qui ne lisent jamais les journaux.
Un idéaliste doit faire face aux manipulations et aux coups tordus du camp rival du sien dans la course aux présidentielles.
07:33 Publié dans Cinéma, festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : george clooney, ryan gosling, evan rachel wood, marisa tomei, paul giamatti, philip seymour hoffman, mostra de venise
09/09/2011
Comment Tuer son Boss ? (Horrible Bosses)

Pour les fans de Very Bad Trip, ils seront contents de voir ce film car Comment Tuer son Boss est un sous-produit de la cuite la plus célèbre du cinéma. Mais moi qui ai détesté VBT ce n'est pas un compliment de comparer les deux films. Alors oui on sent que les comédiens s'en sont donnés à cœur joie pendant le tournage. L'ambiance semble on ne peut plus détendue, surtout pour les personnages des patrons qui sont peut être les plus intéressants (Kévin Spacey en tête, hilarant dans le rôle du patron qui pratique la torture psychologique sur ses employés) et les plus drôles.
Pour les fans de Very Bad Trip, on retrouve la même ambiance et humour trash, voire même du "grand n'importe quoi". Une situation tournant forcément mal en amène une autre. Comme dans Very Bad Trip le rythme entrainé grâce à l'enchainement des situations catastrophiques permet de ne pas trop s'ennuyer. Malheureusement, avec des comédiens exaspérants (je pense plus particulièrement à Charlie Day) et des blagues pas drôles du tout, Comment Tuer son Boss se transforme vite en Comment faire pour que ce film se termine vite avant qu'il nous achève.
07:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : seth gordon, jennifer aniston, jason bateman, kevin spacey, colin farrell, charlie day, jamie foxx, jason sudeikis, donald sutherland, julie bowen
08/09/2011
Warrior
Quelle claque! Je n'avais pas ressenti autant d'émotion devant un film depuis Les Petits Mouchoirs et plus récemment La Guerre est Déclarée. Pourtant j'étais plus que réticente à aller le voir sachant que ça traitait de combat d'arts martiaux libres et que ce n'est pas mon sujet préféré (je n'avais pas du tout accroché pour The Fighter).
Warrior c'est l'histoire de cet homme, Tommy, qui rentre au domicile familial après avoir quitté les marines. Il décide de s'inscrire à un tournoi d'arts martiaux libres et demande à son père, avec qui il a de nombreux problèmes relationnels, de l'entrainer. En parallèle on a l'autre frère, Brendan, professeur dans un lycée, qui a des problèmes d'argent et décide de s'inscrire au même tournoi que son frère.
Warrior est le genre de films qui joue sur la corde de l'émotion et vous prend aux tripes. On est constamment sur le qui-vive. Jusqu'à la dernière seconde on est sous tension, ne quittant pas des yeux l'écran tellement la pression est forte. Mais heureusement, le réalisateur n'en fait jamais trop. Grâce à une mise en scène qui fait primer les émotions, il réussit à équilibrer la partie humaine et émotionnelle de son film (la famille) avec la partie physique (le combat). Chaque partie est très bien approfondie et traitée avec le plus de réalisme possible. Il filme les combats au plus près de l'action ce qui donne au film une dimension plus émotionnelle. En tant que spectateur on ressent la douleur des personnages dans la cage, on a mal pour eux. Il en va de même pour les personnages que compose cette famille déstructurée. On a une grande empathie et compassion pour eux. Notamment grâce au fait qu'ils sont très bien écrits et approfondis. Il n'y en a pas un pour prendre le dessus sur l'autre. Leurs différences font aussi leurs complémentarités. Et leur combat en devient alors plus fort. Car le combat n'a pas lieu que sur le ring. Grâce à un montage bien mené, en champs/contre-champs, on assiste à un échange verbal entre les frères et le père.
Ces émotions et ces échanges confèrent au film un mélange de force et de tendresse qui le rendent particulier.
Quand aux acteurs, ils sont remarquables, chacun se donnant à fond dans son rôle. Et c'est un grand plaisir de voir le retour de Nick Nolte sur grand écran. Il y est touchant, oscille entre force et faiblesse, un peu à l'image du film.
L'un des films de cette rentrée à ne pas manquer. Le film sort le 14 septembre au cinéma.
07:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gavin o'connor, nick nolte, tom hardy, joel edgerton, jennifer morrison, kevin dunn
07/09/2011
L'ange du mal (Vallanzasca - Gli angeli del male)

C'est bien fait, bien réalisé, bien joué, malheureusement le film arrive à un moment où l'on a eu beaucoup de films sur les gangsters, entre Mesrine, Spaggiari et autres donc il n'y a pas beaucoup de surprises car ils ont à peu près fait la même chose, entre braquages, tueries et trahison donc c'est vrai que l'on suit cela de loin. C'est dommage, le réalisateur de Romanzo Criminale avait fait un excellent film qui avait un peu relancer le film de gangster et le cinéma italien qui revenait à un cinéma fort et prenant. Là franchement on peut passer à côté.
Un premier crime à l’âge de 9 ans, une réputation d’envergure à 27 ans. Le gangster Renato Vallanzasca défraie la chronique en Italie. Son charme et son humour gagnent le cœur de la plupart des Italiens, malgré les violences commises par son gang. Arrêté à maintes reprises et aujourd’hui condamné à une quadruple perpétuité, celui qu’on surnomme "l’Ange du mal" s’est joué des institutions pénitentiaires et a créé sa propre légende.
07:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kim rossi stuart, moritz bleibtreu
06/09/2011
le monde de barney (barney's version)
Je ne savais pas ce que j'allais voir, j'ai vu l'avant-première donc je me suis dit pourquoi pas, j'aime bien Paul Giamitti, Rosamund Pike est une très bonne actrice qui malheureusement on ne voit pas assez, elle a une véritable présence, et une voix assez incroyable, on s'en rend encore plus compte dans ce film, elle est tout simplement sublime, j'espère qu'elle aura d'autres rôles où elle pourra montrer de nouveau son talent. J'ai cru que le couple Giamitti-Pike serait mal assorti, et bien non, c'est très étrange mais c'est un beau couple d'acteur. Le film est très simple, l'histoire est très simple mais il y a un petit quelque chose qui fait que l'on s'attache aux personnages, à leur vie que l'on suit pendant au moins 30 ans, non pas une vie trépidante mais une vie à hauteur d'homme. Cela fait du bien de voir un film tout simple, bien réalisé, bien joué, Dustin Hoffman est également excellent. Pas besoin d'explosion, de courses, d'images grandiloquente pour passer un bon moment et être bien plus touché.
Barney Panofsky, un homme apparemment ordinaire mène une existence extraordinaire. Sa première femme Clara, est une rousse incendiaire, infidèle et libre d’esprit… La seconde "madame P." est une riche princesse juive préoccupée par son paraître. Miriam sa troisième épouse, deviendra la mère de ses deux enfants et l’amour de sa vie. Barney est soupçonné d’avoir assassiné Boogie, son ami qu’il admire. Sa disparition entraîne Barney dans le dédale de sa vie…
08:12 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paul giamatti, rosamund pike, minnie driver, scott speedman, dustin hoffman
05/09/2011
Voyez comme ils Dansent
Le nouveau film de Claude Miller nous entraîne dans un voyage au sens propre comme au sens figuré au cœur d'un territoire glacial et obscur. Alors qu'un hommage est rendu à son ex-mari Vic (James Thierrée), Lise (Marina Hands) entreprend de traverser le Canada d'Est en Ouest à bord d'un train pour y réaliser un reportage. Au cours de son périple elle va tomber sur la dernière copine de Vic et va essayer de comprendre ce qui s'est passé entre son mari et elle. Elle va ainsi faire son propre voyage intérieur pour faire le deuil de son mari.
Mélangeant la temporalité dans son récit, Claude Miller en profite pour nous dévoiler les éléments de son intrigue petit à petit, à savoir pourquoi la relation entre Vic et Lise s'est dégradée et quelles en ont été les conséquences. Il met ainsi en avant, dans un subtil mélange de poésie et de réalisme mélancolique, les doutes et névroses de l'artiste face au talent, sa fragile assurance.
Voyez comme ils dansent est un voyage sur le deuil, deuil d'une personne, d'une relation. C'est un drame romantique qui nous permet de découvrir les terres magnifiques et sauvages du Canada.
Et ce qui ne gâche rien au plaisir James Thierrée nous fait l'honneur de nous livrer l'une de ses plus belle performances depuis Liberté. Il reste un artiste complet qui autant sur le plan physique que psychologique s'implique jusqu'au bout, sans concession.
07:57 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : james thierrée, claude miller, marina hands, maysa sansa
04/09/2011
La Piel que Habito
Almodovar nous revient en très grande forme avec La Piel que Habito. Et comme tout film d'Almodovar qui se respecte, La Piel que Habito est un film tourmenté de par son atmosphère et son sujet. Le réalisateur installe dans ce thriller une ambiance étrange, électrique qui nous met quelque peu mal à l'aise mais surtout qui nous envoûte. Il ménage bien son suspense pour nous dévoiler au moment opportun les clés du mystère. Le film est construit comme un puzzle (à l'instar de ce corps qu'il "assemble" morceau par morceau) dont les pièces se combinent pour nous dévoiler le terrible secret derrière les atrocités que commet le personnage de Banderas.
Antonio Banderas qui retrouve ici Almodovar après 20 ans d'absence est impeccable dans le rôle de ce docteur Frankenstein moderne. Il a un jeu très minimaliste qui ne laisse passer aucune émotion et rend son personnage très froid et distant. Il en est presque effrayant.
14:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pedro almodovar, antonio banderas, marisa paredes







