03/01/2012

Le milliardaire

yves montand, marilyn monroe

On connaît peut être plus que l'histoire autour du film que le film en lui-même. L'histoire du film est assez simple et gentillet, il vaut un peu pour le jeu de Montand qui joue à l'acteur, au chanteur, au danseur mais sinon le film se laisse regarder sans un intérêt. Les passages musicaux par contre sont très bien, très bien interprétés par Marylin Monroe, elle chante et danse avec une sensualité, une simplicité, j'ai regretté qu'il n'y en ai plus. Le prologue du début est assez drôle, il y a plein de petites bonnes choses, c'est sympa, cela se regarde par temps de pluie, bien au chaud.

Jean-Marc Clément règne sur New York et sur la Bourse. Il possède une puissante compagnie qui négocie avec le monde entier. Son argent de poche : 35 millions de centimes par semaine! De ses ancêtres français, il a aussi hérité d'un goût prononcé pour les femmes. Mais il ne sait pas encore que sa prochaine conquête va bouleverser sa vie...

12/12/2011

Sugarland express

steven spielberg, goldie hawn

C'est le premier film de Steven Spielberg au cinéma, oui Duel étant sortit d'abord à la télé, il a choisit d'adapter une histoire vraie, et de faire un road movie. Le film a un peu vieilli car on en a vu beaucoup depuis des roads movies donc j'ai trouvé cela un peu long surtout que l'on se doute un peu de la fin mais la réalisation est bonne, l'interprétation également, j'ai été surpris par Goldie Hawn, qui joue une femme ou plutôt une jeune femme, dans sa tête surtout. L'histoire est simple, un couple sortant l'un et l'autre de prison souhaitent récupérer leur enfant, bien qu'elle soit vraie, je suis surpris par l'excès des américains de ces moments là avec une foule qui encense le couple bien qu'ils aient pris en otage un policier, et cette énorme file de voiture policière, j'ai eu dû mal à croire que tout cela était vrai. C'est un film que j'oublierai assez vite, Spielberg a marqué l'histoire du cinéma avec son film suivant "Les dents de la mer".

Clovis Poplin s'apprête à être libéré de prison. Mais sa femme l'incite à s'évader pour aller récuperer leur enfant dans la ville de Sugarland. S'engage alors une course poursuite effrénée entre le duo, qui prend en otage un policier, et les autorités.

24/10/2011

le corbeau

henri-georges clouzot,pierre fresnayAh le corbeau le fameux film de Henri-Georges Clouzot qui fit couler beaucoup d'encre car déjà il a été produit par une firme allemande pendant la guerre ce qui causa beaucoup de souci à Clouzot à la libération mais c'est surtout pour son sujet qui montre les français sous un très mauvais jour, un jour noir, un jour de dénonciation qui existait malheureusement pendant la guerre et qui existe encore aujourd'hui, ce film est universel, il montre l'Homme sous son côté sombre, mais tellement vrai et c'est un véritable chef-d'oeuvre que fait Clouzot autant en choississant ce sujet mais avec sa réalisation très forte, en utilisant l'imagination du spectateur à son maximum car c'est également un film policier, on cherche le corbeau, on imagine qui aurait pu faire cela, mais c'est aussi un film dramatique par la violence et le jugement des gens sur de simples faits sans avoir de preuves. Jusqu'à aujourd'hui l'histoire s'est répété car l'ignorance des gens peut aller très loin, et il est facile de trouver un bouc émissaire, c'est avec ce film qui montre que l'homme est un loup pour l'homme mais aussi que les gens sont des veaux comme disaient De Gaulle, et cela est malheureusement visible tous les jours. Le traitement de l'image est superbe mais également l'écriture sur les personnages, il y a aucune compassion pour eux, ils sont tous montrés sous un mauvais jour, même le détective n'est pas un homme "bien", celui qui pourrait sauver l'honneur de ces gens, comme on aurait pu le voir dans un film américain, alors qu'il est médecin et qu'il y a toujours eu une bienvaillance pour le corps médical, non la noirceur, la vengeance n'a jamais été aussi bien montré. Clouzot avait montré l'humour en rempart à un meutre dans "l'assassin habite au 21" et il continuera à montrer l'âme noire de l'Homme avec "les diaboliques", maintenant je me dis qu'il ne me reste plus qu'à regarder le reste de sa filmographie!

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, recoit des lettres anonymes signées Le Corbeau l'accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n'est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée et le fragile équilibre se défait, la suspicion règne. Le docteur Germain décide de mener une enquête.

11/10/2011

La nuit des morts vivants (the night of the living dead)

nuit.jpgC'est le film qui a lancé les films de zombie, en lançant le genre mais également en posant les bases d'un genre car il y a beaucoup de choses qui ont été repris qui se trouvent dans ce film. Mais il faut tout de même le dire, c'est un bon navet, les acteurs sont loin d'être excellent, le jeu est poussif, les zombies sont tout simplement ridicule, le montage est parfois très étrange, et l'angoisse qui devrait exister n'est pas là. L'ensemble est vraiment pas terrible et j'ai eu l'impression de voir un film de série Z qui pouvait exister dans les années 40 mais là il s'agit d'un film tourné en 1968 donc je me dit qu'il aurait pu faire un effort plus important dans le détail de certaines scènes. Nous l'avons vu parce que c'est devenu un classique et que la curiosité a été plus forte mais est-ce que je pourrais le faire pour un autre film de genre, c'est beaucoup moins sûr!

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara."
La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d'autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts s'attaquent aux vivants.

27/09/2011

Une Fiancée pas Comme les Autres (Lars and the Real Girl)

Avant de s'attaquer aux vampires dans Fright Night, Craig Gillepsie a marqué le monde du cinéma indépendant américain avec cette perle qu'est Une Fiancée pas Comme les Autres. Le genre de film qu'on ne voit passer qu'une seule fois dans sa vie. C'est un concentré d'émotions qui marque les esprits par la singularité de son sujet.

craig gillepsie,ryan gosling,emily mortimer,patricia clarkson,paul schneider

Un jeune homme introverti, Lars (Ryan Gosling), qui vit reclus dans le garage de la maison familiale, se trouve une petite amie sous la forme d'une poupée gonflable. Sous les conseils de sa psy, la famille de Lars va le laisser dans son délire, voire même l'accompagner en faisant entrer sa fiancée, Bianca, au sein de la communauté.

Une Fiancée pas Comme les Autres marque par l'humanité qu'il dégage. Il montre à quel point il suffit de dépasser les apparences, de creuser plus la surface pour s'apercevoir de la véritable valeur des gens. Ce film touche en plein cœur, on est transporté par les émotions qu'il dégage.

Cette communauté s'est réellement prise d'affection pour cette "fille". Plutôt renfermés sur eux-même, loin de la folie urbaine moderne, les habitants de cette communauté vont utiliser ce bouleversement qu'a entrainé la présence de Bianca pour égayer leur vie, se sortir de leur quotidien. Quand à Lars, il utilise Bianca comme un moyen libérateur de s'ouvrir aux autres. Ce qui le rend encore plus touchant, c'est qu'il y croit dur comme fer à la réalité de cette fiancée. Et le jeu de Ryan Gosling à cet effet en est encore plus incroyable et touchant. Il est tellement crédible dans le rôle de cet homme introverti, socialement inadapté, qu'on éprouve réellement de la peine pour lui. Il arrive à nous bouleverser avec juste un regard ou une expression. Cette performance d'acteur permet au film de se glisser à un niveau très élevé. On ne peut que être touché par tant d'humanité et de bons sentiments.

16/08/2011

Espions sur la tamise (ministry of fear)

fritz langJ'avais été beaucoup déçu par les films de Fritz Lang tourné à Hollywood, il était très loin du cabinet du docteur mabuse ou de M le maudit, même si un réalisateur ne peut pas faire toujours là même chose, il garde tout de même un univers. Univers que l'on retrouve un peu dans ce film d'espionnage, digne de Hitchcock. Lang utilise parfaitement les ombres comme il avait su si bien le faire, et la caméra réussi à disparaître pour que l'on soit happer dans l'histoire, qui n'est pas très recherché mais il y a un certain suspense, une tension dans le jeu de qui est qui, qui s'installe petit à petit. Mais au-delà du film d'espionnage, Fritz Lang parle de la guerre, et surtout du nazisme, lui qui a fui l'Allemagne à cause de l'arrivée du nazisme, il tourne ce film en 1944, il diabolise complètement les espions nazis, et reprend le thème de M le maudit, nous ne savons pas qui se cache derrière les personnes que nous côtoyons. Ce n'est pas un grand film, mais il se regarde sans trop de difficulté.

A Londres, un homme entre en possession de microfilms qui ne lui sont pas destines. Des espions nazis le traquent pour recuperer les precieux documents.

15/08/2011

La grande illusion

jean renoir,jean gabin,pierre fresnay,eric von stroheimIl a inspiré "La grande évasion" mais il est tout de même plus classe, évidemment moins d'action mais plus dans le ressenti, le patriotisme, le don de soi. C'est un classique car il parle d'un terme universel, la bêtise des guerres tout d'abord et le rapprochement entre les gens, quelques soit la nationalité, thème reprit par le film Joyeux Noël, dont l'armée ne veut pas entendre parler, La grande illusion a tout bonnement été condamné en Grande-Bretagne par Churchill, et interdit en Belgique par le frère du scénariste du film. Il l'a été également en Italie et en Allemagne, nous sommes au bord de la seconde guerre mondiale, difficile de faire un rapprochement entre les peuples. Tout cela montre que même 60 ans après il est toujours difficile de parler de la guerre au cinéma, c'est presque un sujet tabou, les sentiers de la gloire de Kubrick a été interdit pendant des années en France. L'incapacité des Hommes à avoir un minimum de recul sur leurs erreurs et incroyable et surprenant, et ces phrases de dialogue :

Maréchal : Il faut bien qu'on la finisse cette putain de guerre... en espérant que c'est la dernière.
Rosenthal : Ah, tu te fais des illusions !"

sont malheureusement toujours d'actualité. Au-delà de l'histoire, Jean Renoir a su faire un bon casting, Pierre Fresnay incarne à merveille l'officier français, cette aristocratie dans l'armée, à l'inverse de Jean Gabin qui incarne un lieutenant. Il a réussi à insérer des moments d'humour avec le théâtre des armées mais également beaucoup d'émotion, surtout lorsque la jeune femme chante devant les soldats, c'est bouleversant. L'affiche du film est à l'image du film, percutante et magnifique. Jean Renoir s'est parfaitement retranscire les sentiments humains face à une situation, il le fera encore très bien dans son prochain film "La règle du jeu", il me reste donc encore pas mal de films à voir pour voir la condition de l'Homme.

Pendant la Première guerre mondiale, le capitaine Boeldieu et le lieutenant Maréchal sont faits prisonniers au camp Hallbach. Ils font connaissance avec leurs nouveaux "compagnons de chambrée", prisonniers comme eux : Rosenthal, un bourgeois parisien, Cartier, un acteur, et deux autres officiers. Ensemble, ils décident de tout mettre en oeuvre pour s'évader, et se mettent à creuser un souterrain. Alors que leur labeur touche à sa fin, ils apprennent qu'ils vont être transférés dans un autre camp...