13/04/2011
Stanley Kubrick, l'Exposition

Pour les grands amateurs de Stanley Kubrick, cette expo n'est pas vraiment faite pour eux puisqu'elle ne fait que reprendre la chronologie de ses films sans entrer dans le vif du sujet. Au mieux peut être apprécieront-ils les objets originaux provenant des films du cinéaste comme les costumes des deux jumelles dans Shining ou encore les masques ayant servis aux scènes d'orgies dans Eyes Wide Shut.
Pour les autres, l'expo aura au moins l'avantage de vous faire découvrir la filmographie complète de Kubrick, allant même jusqu'à mettre en avant le film sur Napoléon que Kubrick n'aura jamais pu faire à son plus grand regret (c'était un projet pharaonique, plein d'ambition mais l'ampleur de la tâche et de smoyens nécessaires auront vite fait de mettre un terme à la fabrication du film).
Étant une fan de Kubrick, même si je n'ai vu que ses derniers films à partir d'Orange Mécanique, j'avais hâte de découvrir l'expo qui lui était consacrée à La Cinémathèque Française. C'est donc lors d'une soirée organisée par Allociné que j'ai pu découvrir l'univers complet de Kubrick. Et pour être complète, elle est bien complète cette expo. Elle reprend de façon chronologique tous les films du cinéaste. Des affiches au scénario en passant par les tickets des avant-premières, les costumes portés par les comédiens dans le film, tout y est. Il y en a même un peu trop. On finit vite par se lasser pour juste aller à l'essentiel, connaître la genèse du film. Et même à ce niveau là j'ai trouvé que c'était assez succinct, trop scolaire. Et puis oubliez les audio guides qui vous racontent les films dans leur intégralité.
Moi qui n'ai pas vu ses premiers films, pourtant devenus des classiques comme Spartacus, 2001, l'Odyssée de l'Espace, etc. l'expo m'a donné envie de les découvrir mais je n'ai pas eu la sensation d'être immergée dans l'univers de chaque film. On découvre plus des anecdotes à leur propos.
Et puis la mise en scène de l'expo reste trop sage, trop sobre par rapport à l'univers déjanté et sulfureux du cinéma de Kubrick. Je m'attendais à plus de mise en scène, plus d'immersion dans les films de Kubrick. Au lieu de cela, on a des murs gris qui reprennent très gentiment les explications sur les films.
Vous avez jusqu'au 31 juillet pour découvrir l'expo sur Kubrick.
08:06 Publié dans Cinéma, Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stanley kubrick
06/03/2011
Moebius-Transe-Forme
Découverte totale pour cet artiste français qui signa notamment la BD de Blueberry. Avec un univers très étrange, limite psychédélique, qui emprunte autant à la science fiction qu'aux surréalistes (Dali) ou à Jérome Bosch pour ce qui est de la peinture, Moebius nous entraîne dans les profondeurs de son esprit torturé à travers cette exposition qui a lieu en ce moment à la Fondation Cartier, et ce jusqu'au 13 mars 2011.

Moebius, de son vrai nom Jean Giraud, s'est créé tout un univers surréaliste à travers ses nombreuses BD que l'expo s'amuse à nous représenter. Ainsi on peut voir des planches préparatoires ou des "extraits" de ses BD, comme Blueberry, Arzach qui nous montrent un petit aperçu de son univers unique. Peuplé de monstres, d'animaux étranges et biscornus, de personnes à l'apparence humaine (comme Blueberry ou Arzach) mais qui sont embarquées dans des expériences extraordinaires, surréalistes, le monde de Moebius est foisonnant de détails et de précision. Ce qui nous permet de nous plonger dans ce monde imaginaire mais totalement plausible (comme pouvait l'être le monde du Seigneur des Anneaux de Tolkien) et de le découvrir tel que l'imaginait Moebius. L'abstraction et le figuratif se mélangent, s'entremêlent pour nous donner une vision unique et extraordinaire de son univers. Son génie visuel et visionnaire lui a permis de collaborer avec le cinéma de science-fiction et de contribuer à construire certains des meilleurs personnages du cinéma de science-fiction comme celui de la Diva dans le Cinquième Élément ou le vaisseau spatial de Alien de Ridley Scott. on retrouve son travail au sein de films aussi divers et variés que Tron, Les Maîtres du Temps, Abyss, Willow ou même Space Jam.
L'exposition mélange les différentes techniques que Moebius a utiliser pour exprimer son art. Les BD sont essentiellement composées de traits au feutre noir. Malheureusement, les planches de BD n'ont pas trop de cohérence les unes avec les autres. On passe trop vite d'un univers à un autre.
Au sous-sol de la Fondation Cartier on retrouve de nombreuses petits dessins en couleurs, exposés comme des diapo (avec une lumière en dessous) ce qui a la bonne idée de faire ressortir les couleurs très saturées.
On est totalement conquis par son talent du dessin, son imagination débordante et infinie.
07:39 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moebius, fondation cartier
27/01/2011
Victoria and Albert Museum

Pour finir la journée sur une note plus positive, après Blue Valentine, et avant d'aller prendre notre train direction Paris nous nous dirigeons vers le Victoria and Albert Museum, plus grand musée d'art et de design du monde. Il contient plus de 3000 ans d'objets venant du monde entier. Pour nous y rendre nous avons dû zigzaguer et chercher notre voie parmi les travaux effectués dans la rue. Arrivés dans le musée, le parcours n'a pas été plus simple. Divisé en six étages, chacun regroupant un pan de l'art mondial (soit une région, continent, pays, soit un matériau ou technique comme la porcelaine, le fer...), sans plan il est impossible de s'y retrouver.
Nous souhaitions voir l'art anglais, regroupé sur plusieurs étages. Pour atteindre cette partie qui nous intéressait le plus (par rapport au temps que l'on avait à notre disposition), il a fallu traverser un étage puis prendre des escaliers. Pour suivre l'autre partie de l'exposition, à l'étage supérieur, il nous a fallu retraverser une deuxième fois l'étage en question pour reprendre les escaliers dans l'autre sens.
De ce que nous avons vu des galeries anglaises, entrecoupé tout de même d'une partie sur l'art contemporain, c'était des objets de mobilier surtout ayant appartenu aux dirigeants anglais, sur une période allant du 16ème siècle au 20ème. Il y en avait dans tous les sens et de tous les styles. Au final, à trop en voir dans tous les sens on a vite perdu l'intérêt des objets et de la visite.
L'intérêt est plus venu en nous perdant dans la partie art contemporain. On a pu y croiser des objets de toutes sortes, d'une commode qui s'ouvre dans tous les sens à une lampe torche ou un porte-bague. Mais ce qui était intéressant c'est de retrouver des objets de notre enfance, des objets qui n'existent plus ou qui sont devenus obsolètes. On avait l'impression de voir un pan de notre histoire, histoire que l'on peut presque qualifier de préhistorique puisque les nouvelles générations n'ont jamais eu connaissance de certains de ces objets qui ont formé notre quotidien.
En parcourant les quelques salles que l'on a pu voir, on a pu constater qu'il y en avait pour tous les goûts, que TOUS les arts y étaient représentés. Ce qui surprend de premier abord c'est la richesse et la grandeur des collections. En quelques pas nous pouvions tomber sur des portes et façades d'immeuble à des petites boites de pilules ou des bijoux. Il y en avait partout. Mais la profusions d'objets finit plus par desservir le musée qu'autre chose. Tout d'abord parce que c'est très mal configuré, à vouloir en mettre partout pour tout montrer. Et puis regrouper chaque sorte d'objets en un même lieu, alors qu'ils auraient pu faire par périodes ou par régions comme ils l'ont fait au rez-de-chaussée pour l'art asiatique, c'est redondant. On en a vu, on a compris ce que c'était, pas la peine de nous le montrer 50 fois.
08:24 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : london
25/01/2011
Tate britain
Londres. Dernier jour. En cette magnifique journée typique anglaise où ... il pleut, nous décidons de marcher jusqu'à la Tate Britain. Très belle balade en perspective! Après une petite heure de marche nous voici arriver au musée qui regroupe l'art anglais depuis 1500 jusqu'à nos jours.

Nous commençons par l'art moderne, forme qui ne nous plaît pas forcément. Comme on dit c'est conceptuel. Voir des tableaux de toutes les couleurs, toutes les formes, des sculptures dont nous ne savons pas ce qu'elles peuvent représenter, ce n'est pas notre truc. Nous passons donc vite cette partie là pour nous rendre dans la salle consacrée à William Blake, artiste, poète et peintre anglais qui avait eu le droit l'année dernière à une exposition à Paris. Considéré comme un romantique au même titre que Turner, c'est l'occasion de le regrouper lui et d'autres artistes dans la partie consacrée à Turner. Parce qu'il faut savoir que la Tate Britain est connue pour être la maison de Turner ou des centaines de ses œuvres y sont exposées. L'exposition temporaire qui réunit tous ces artistes donc porte le titre judicieusement bien choisi de... Romantisme.
En parcourant cette expo, divisée en plusieurs parties, on peut voir de tout, jusqu'à un zèbre en peinture. Les peintures sont intéressantes, elles nous permettent d'avoir un regard assez complet sur cette partie de l'art anglais qu'est la fin du 18ème et le début du 19ème siècle. L'expo se termine sur des photographies du 20ème, de paysages architecturaux anglais dont on se demande bien ce qu'elles font ici. Sûrement pour montrer l'influence du romantisme sur l'art anglais de nos jours, les différentes formes qu'elles peuvent prendre. Sûrement, mais ça fait bizarre de passer d'œuvres picturales du 19ème siècle à des photographies du 20ème, voire 21ème siècle.
Vous pouvez retrouver l'ensemble des œuvres exposées à la Tate Britain sur leur site.
07:58 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : london
20/12/2010
Andrée Putman
Si vous avez une petite heure devant vous, allez faire cette exposition qui parle de la designer Andrée Putman, connu par les initiés et non par le grand public, elle fait pourtant parti de ces français qui ont exporté le France. L'exposition est toute simple, à l'image de la créatrice, mais on découvre parfaitement son travail, qui consiste en des lignes épurées, mais élégant, au constraste parfois. Elle a décoré de grands hôtels, a consu le bureau de Jack Lang lorsqu'il était ministre de la culture, c'est un bureau qui peut être une table en même temps, ce qui est une bonne idée pour permettre aux personnes qui travaillent avec vous de poser leurs dossiers, au lieu de l'avoir sur les genoux. Il y a plein de petits choses comme cela, toute simple mais qui change complètement le regard, comme elle dit: "je ne cherche pas à savoir si un fauteuil est confortable, je cherche à savoir s'il est confortable à regarder". Il est vrai que ce soit le sac Vuitton ou le piano voie lactée, c'est agréable à regarder.
08:20 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/11/2010
Brune/Blonde Une Exposition Arts et Cinéma
Après en avoir parlé plusieurs fois de l'exposition Brune/Blonde il était temps d'aller là voir. C'est donc chose faite.

La mise en scène de l'exposition est très bien étudiée. On a l'impression de rentrer dans un appartement classe, avec lustres au plafond, rideaux rouges et tapisseries d'époque. On peut oublier le froid et la neutralité des expositions que l'on peut voir d'habitude. Ici, on a vraiment l'impression de rentrer dans un univers chaleureux et accueillant. Tellement accueillant que l'exposition est victime de son succès (1/2 heure d'attente pour prendre les billets, la même chose dans l'exposition pour voir les différents éléments qui la compose).
La mise en scène permet aussi de découvrir de façon presque ludique les "œuvres" présentées. Par exemple, on peut entrer dans des pièces décorées qui rappellent les pays d'où sont extraits les films présentés sur le thème de la chevelure au cinéma et dans la culture, liée au pays décrit.
Dans une des salles se trouve des petits espaces ronds (qui malheureusement ne peuvent contenir que quatre personnes vu qu'il n'y a que quatre casques pour écouter les extraits projetés) entourés par un rideau de fil qui rappelle la chevelure. Cela donne un esprit intime, comme si on devait se cacher pour regarder les extraits. Dans chacun des espaces étaient représenté un thème qui mettait la chevelure en avant, chacun à sa manière. D'un côté nous avions donc la rivalité (blonde/brune surtout), de l'autre nous avions la métamorphose et pour finir le sacrifice. Pour chacun des sujets une présentation à travers l'histoire du cinéma, appuyée par des extraits permettait de donner un point de vue unique sur le traitement du thème de la chevelure au cinéma.
Mais quand on regarde le fond, on se rend compte que cette belle mise en scène ne servait qu'à cacher le vide du sujet. Très vite on se dit que soit il n'y a finalement pas beaucoup de matière pour parler de la chevelure au cinéma (pourtant ce ne sont pas les extraits qui manquaient). Ou alors les éléments qui composent l'exposition, que ce soit les œuvres picturales, photographiques ou cinématographiques, n'ont pas été bien exploités et mises en avant.
On apprend quand même certaines choses intéressantes de cette exposition. Par exemple que la coiffure change irrémédiablement d'une époque à une autre et qu'elle est le révélateur d'une époque, d'un courant et d'une communauté. Elle joue aussi au cinéma un rôle important. Elle permet de définir le personnage par rapport à certains stéréotypes en vigueur à l'époque. Elle joue souvent le rôle d'objet de séduction de la part des femmes. Étrangement je m'attendais à voir une petite partie sur la chevelure masculine qui peut trouver son importance au cinéma même si cela reste à moindre échelle par rapport à la féminine.
Comme dans toute exposition maintenant, une petite boutique attend le public pour lui vendre barrettes, badges, affiches, bloc-notes et livre de l'exposition, qui étonnamment est assez conséquent et présente des œuvres que l'on n'a pu voir à la Cinémathèque. A croire que maintenant, les expositions ne servent que de support au marketing et merchandising qui les accompagnent.
Si vous êtes curieux de voir ce que ça donne une expo sur les cheveux vous pouvez assouvir votre curiosité jusqu'au 16 janvier à la Cinémathèque Française.
Elle.
07:56 Publié dans Cinéma, Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/08/2010
Willy Ronis
Quoi de mieux qu'une exposition pour commencer ce nouveau mois, d'autant plus que c'est le premier dimanche du mois et que certains musées sont gratuit. Voici une expo qui se termine le 22 août à l'hôtel de la monnaie.

Nous aurions fêté ses 100 ans cette année, malheureusement il est parti à 99 ans. Willy Ronis faisait parti des photographes qui ont photographié Paris tout au long de leur vie. Je me souviens de l'exposition qui lui a été consacré en 2005 à l'hôtel de ville et qui montrait trois photos prises au même endroit mais à des années différentes. C'était un sdf devant les grands magasins et malgré les années la photo était la même, cela m'avait frappé. Pour cette exposition, ce qui est intéressant, c'est de lire les commentaires de l'auteur des photos, qui explique pourquoi telle ou telle photo est bien, selon lui. Il a suffi parfois d'une lumière, d'un placement, d'un instant magique presque car il a rarement fait des photos posés, c'est à dire qu'il prennait sur le vif, se considérant parfois comme un voyeur. Il ne prennait pas une photo pour prendre une photo même si c'était une commande, il y avait le souci de faire ressortir complètement le sujet, souvent sociale, souvent des travailleurs. Ses photos ne font pas vraiment photo de carte postale, c'est plus un instant de vie, un instant d'Histoire.



07:38 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : willy ronis







