22/01/2012
Diane Keaton - une fois encore
Ce n'est pas marqué autobiographie, mais mémoires, Diane Keaton a décidé d'écrire en hommage à sa mère, qui était très importante dans sa vie et qu'elle a vu décliner peu à peu à cause de la maladie d'Azheimer. Il y a des bribes du journal de sa mère, des pensées de l'actrice qui raconte tout de même un peu son histoire, son parcours sans trop rentrer dans le détail, c'est à l'image de la comédienne que l'on voit de temps en temps, qui choisit des rôles de femme sans complexe, libre, elle fait parti de la génération qui a fait sauter les clichés. Le livre est à l'image de l'actrice, simple, sans complexe, puisqu'elle raconte ce qu'elle a envie de raconter sans limite, on rentre dans son intimité avec les hommes de sa vie et surtout le combat fasse à la maladie de sa mère, sa lucidité sur le métier qu'elle exerce et à l'univers de ce métier. C'est presque comme si on lisait un scénario d'une femme qui a eu la liberté de faire ce qu'elle voulait parce que sa mère avait des idées autres que les autres mères, avec un parcours atypique puisqu'elle a eu des enfants à 50 ans, seule. Elle n'a jamais fait comme tout le monde, et l'on reconnait son style vestimentaire au premier coup d'oeil, qui peut surprendre et qui prend tout son sens lorsqu'il est expliqué par l'intéressée. A quand le plaisir de la revoir au cinéma, j'ai été ravi de passer mes lectures avec elle.

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28/12/2011
Un monde enchanté
Nous n'avons pas eu notre film de Disney pour Noël cette année, les temps ont changé. Le temps où Disney régnait en maître sur l'animation. Le monde du cinéma également a changé, les films ne se font plus comme dans les années 80 ou 90, la télévision a pris une grande part du public, elle a été redouté à ses débuts, elle l'est encore car les séries sont devenues de vrais films. Comment l'empire Disney arrive, et est arrivé à rester la première entreprise de divertissement au monde? C'est un peu ce que nous raconte ce livre, qui est une véritable immersion dans le monde des Walt Disney Studios, en ayant pour point de départ l'arrivée de Michael Eisnet et Franck Wells a la tête des studios au milieu des années 80. Nous sommes au coeur de l'entreprise, véritable feuilleton à la Dallas, entre trahison, confidence, stratégie, c'est un documentaire papier que James B. Stewart a couché sur le papier. Comment a personnalité d'un homme a changé profodément en bien ou en mal, cette entreprise, qui reste un des portes drapeaux dans le monde de la culture américaine, un des seuls studios a n'avoir pas été racheté par un grand groupe de presse ou une société Internet et j'en passe. C'est 20 ans, 20 ans de ce studio mythique fondé par la vision d'un homme qui nous est racontée, comme un conte, un conte moderne mais avec les ingrédients des propres contes qu'ils ont mis en image. C'est parfois très technique, je me suis senti un peu perdu parfois dans les chiffres et dans la manière dont fonctionner cette société maisj'ai appris comment certains films se sont construits, pourquoi certains films qui sont devenus des classiques ont vu le jour, et surtout l'argent, toujours l'argent, que les américains chérissent tant, et devenu le véritable moteur de la créativité à un certain moment, c'est détaillé, c'est précis, c'est passionnant un bon film produit par les frères Weinstein pour le compte de Disney! Un peu à la manière de Peter Biskind, on croise les grands noms du cinéma Hollywoodien.
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30/09/2011
Autant en emporte le vent

Tout le monde connaît le film, c'est celui qui a fait le plus d'entrée au monde, et cela date depuis 1939, oui Titanic, Avatar a rempli les caisses de James Cameron mais il n'a pas fait le même nombre d'entrée, c'est juste que le prix du billet à augmenter. Toutes les stars de l'époque ont essayé d'avoir le rôle de Scarlett, David O. Selznick a choisit une anglaise pour jouer une fille du sud, cela a posé quelque problème mais tous ont été convaincu devant la prestation de Vivien Leigh, qui a obtenu un oscar. Un premier oscar pour une actrice de couleur: Hattie McDaniel. Voilà pour le film qui a déchainé les passions et qui a encré le couple Leigh-Grable comme un des couples mythiques. Voilà pour le film, mais qui a lu le livre dont est adapté ce film? Car le livre fait 1200 pages. 1200 pages pour un film de 4h00, donc il a fallu faire des coupes, et quelles coupes! Des personnages qui disparaissent alors qu'ils ont une certaine importance dans le livre, des passages changés chronologiquement pour servir le romantisme et maintenir l'émotion jusqu'à la fin. Cela a été ma première surprise en lisant, c'est la différence assez grande au finale entre les deux. C'est forcément plus intense dans le livre, mais les caractères sont moins prononcés dans le film, la vie a l'époque est mieux montré, on ressent mieux les conséquences de la guerre et les agissements de Scarlett, c'est évidemment plus complet mais complet dans le mauvais sens du terme également car Margaret Mitchell est une femme née à Atlanta, grande ville du Sud, et conservatrice, et cela se ressent dans le roman, elle met son avis par rapport au changement que la guerre a engendré, on s'éloigne parfois du roman avec ses personnages, pour aller vers quelque chose de plus intime de la part de la romancière, c'est parfois maladroit et mal écrit, surtout qu'elle répète souvent les mêmes choses, mais elle traite souvent, très souvent de la fin de l'esclavagisme, et de la bétise que cela a eu pour cette civilisation des gens bien comme il faut, de la bétise de leur accorder le droit de vote, elle justifie même la création du Klu Klux Klan, qui pour elle est une bonne chose, c'est écrit de tel manière que cela ne vient pas des personnages, mais de la romancière et certainement de sa famille puisqu'elle vient d'une famille de soldat et ses ancètres se sont battus pour la cause, comme elle dit dans le roman, c'est à la limite du racisme, il ne faut pas oublier que le Klu Klux Klan existe toujours à l'époque où elle écrit le roman et la ségrégation également surtout dans le sud. La seule modernité de son roman, c'est que c'est une femme qui prend les choses en main pour faire vivre sa famille, elle en devient le chef d'ailleurs, comme elle même a été très tôt indépendante. Elle s'est évidemment servit de sa vie pour raconter cette histoire, tous les écrivains le fond mais derrière cette merveilleuse histoire romantique qui marque et marquera encore des générations grâce au film, il y a tout de même un livre presque politique tout à fait surprenant où la fameuse formule "c'était mieux avant" colle parfaitement. Hollywood n'a voulu garder que le bon côté et magnifié l'histoire de cette femme qui se bat pour survivre, elle et sa famille.
07:54 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : magaret mitchell
14/08/2011
Comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison
Pour une fois ce n'est pas une autobiographie que j'ai découvert grâce à la brocante du Festival Paris cinéma mais l'histoire d'un tournage, et quel tournage! Celui de The African Queen qui permit à Humphrey Bogart de remporter un oscar. Oubliez les dire des acteurs qui disent tout le temps, le tournage était merveilleux, on s'est tous très bien entendu, non Katharine Hepburn n'est pas du genre à faire dans la dentelle, loin de là, elle raconte tout, de son désespoir de n'avoir pas de scénario et de ne pas pouvoir en discuter avec Huston, en passant par un safari et de parler de choses très intime. On sent le plaisir qu'elle a eu pendant ce tournage, qui n'a pas été facile, vous pouvez l'imaginer, un tournage en plein coeur de l'Afrique en 1950, ça a dû être quelque chose, les moyens étaient pas les même qu'aujourd'hui, comme elle le décrit si bien, c'était épique. On apprend la génèse du projet, et véritablement le tournage du début à la fin. C'est passionnant, on plonge au coeur du tournage avec ses joies, ses peines, ses difficultés. Elle écrit avec beaucoup d'humour, se mettant parfois à la place du lecteur qui va lire ses écrits qui peuvent être parfois surprenant plus que choquant comme elle peut l'imaginer, le livre a été écrit en 1987, il y a plus choquant d'apprendre comme ils ont fait pour aller au toilette au milieu de la jungle ou de parler de diarrhée. Katharine Hepburn a représenté la femme indépendante, et même dans ses écrits on peut le ressentir. si vous aimez le film, si vous aimez Katharine Hepburn vraiment essayer de trouver ce livre qui est passionnant.
07:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : katharine hepburn, humphrey bogart, lauren bacall, john huston
26/07/2011
le scandale modigliani
Ce n'est pas le premier livre de Ken Follett que je lis, j'ai regardé avec plaisir l'adaptation télévisuelle des piliers de la terre, qui était plutôt pas mal, j'ai lu ce roman, il y a un moment donc je ne me souvenais plus de tous les détails donc je peux dire que cela m'a bien plu. Mais alors ce dernier livre qui était inédit alors qu'il a était écrit en 1976 sous un pseudonyme aurait dû le rester car ce livre n'a aucun intérêt, on ne se passionne à aucun moment de la recherche du tableau, j'ai n'ai pas du tout accroché aux différents personnages, c'est un véritable ennui, alors ça montrer un peu le monde de l'art et son fonctionnement bien fermé mais tout cela ne fait pas un livre. Je me suis même demandé si c'était lui qui l'avait écrit, certes le livre est mince par rapport aux plus de 500 pages qu'il écrit d'habitude donc il a le temps de développer les personnages et l'intrigue mais certains écrivains ont écrit des histoires courtes qui sont passionnantes comme Edgar Poe, peut être que certains ne savent pas faire court, il est vrai que son dernier roman est en plusieurs parties, certainement pour une raison financière, et qu'il est difficile de raconter la première guerre mondiale en quelques pages mais tout de même. Ne lisez pas ce livre, il en a écrit des biens meilleurs.

Ils ont entendu parler d'un fabuleux Modigliani perdu et sont prêts à tout pour mettre la main dessus : une jeune étudiante en histoire de l'art dévorée d'ambition, un marchand de tableaux peu scrupuleux et un galeriste en pleine crise financière et conjugale...
sans compter quelques faussaires ingénieux et une actrice idéaliste venant allégrement pimenter une course poursuite échevelée. Qui sortira vainqueur de cette chasse au trésor menée tambour battant, de Paris à Rimini, en passant par les quartiers huppés de Londres ?
07:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ken folett
20/05/2011
Confidences à Allah
Après avoir vu le film "Mon père est femme de ménage" de Saphia Azzedine que j'ai bien aimé, j'avais envie d'en découvrir plus sur cette écrivain, donc j'ai acheté son premier roman "Confidences à Allah" et j'ai découvert un tout autre monde que celui du film dont elle est également l'auteur, on retrouve la réflexion sur la religion, mais l'écriture est baucoup plus forte, plus crue, très directe, ce qui vous saute directement à la gueule, un personnage loin de ce que j'ai pu lire jusqu'à aujourd'hui, qui m'a énormément surpris parce qu'il n'y a pas de belle tournure de phrase pour faire un beau livre, pour que l'on puisse dire que c'est un beau roman, avec une orthographe très recherchée, non là on ne cherche pas à mettre le lecteur dans une bonne chaise mais plutôt à lui rendre compte de la réalité, de montrer un autre monde, ça vous prend aux tripes, j'ai découvert un écrivain qui a quelque chose à dire.
A qui parler quand on est pauvre, perdue, rejetée de sa famille ? Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, parle à Allah. Il est, dans un monde qui ne voulait pas d'elle, son seul confident. Elle lui raconte sa vie, la misère, le mépris, son père ignorant et brutal qui la traite en servante, les hommes qui la traitent en objet, la découverte progressive du pouvoir de la beauté, la prostitution, la prison, le désir d'ailleurs : une vie semblable à tant de vies de femmes, aujourd'hui. Monologue fiévreux, porté par une rage irrépressible, que la verve et l'humour rendent encore plus acérée, Confidences à Allah est un témoignage direct, cru, sur l'oppression des femmes, mais aussi, et d'abord, le portrait d'une jeune fille résolue à exister par elle-même, et qui ne se soumettra pas.
08:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saphia azzedine
06/05/2011
Une histoire des parents d'écrivains
Comme ils disent, on connaît parfaitement leurs progénitures maintes biographies, d'adaptation de leur vie ou de leurs romans au cinéma, étudier à l'école mais tous ces écrivains ont eu des parents, et l'on sait que l'enfance joue énormément dans le devenir d'une personne donc c'est une très bonne idée de découvrir comment Dumas fils a fini par entretenir son père, que la mère de Maguerite Duras voulait absolument qu'elle fasse du commerce, qu'ils ont été parfois surpris de les voir embrasser un métier sans stabilité ou totalement inconnu d'eux mêmes, la mère de Camus était illettré, il y a des choses parfois très drôle, des parents très dur et cinglant, d'autres qui ont vécu une célébrité à travers leur enfant à la limite de dire qu'ils ont également participé à l'écriture des leurs romans. Il y aurait de parfaits court-métrages à faire dans la lignée des histoires de Maupassant qui ont été mis en image sur France 2, pour raconter la vie de ces écrivains qui pour la plupart sont rentrés à jamais dans l'histoire, ces films auraient une valeur d'instruction, de connaissance, plutôt qu'une simple biographie écrite, et surtout de montrer que à travers les âges la France s'est construit grâce à des personnalités venant de tout horizon. Cela se lit très facilement, très simplement.
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