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Soyez sympas, rembobinez (be kind rewind)

Un vrai plaisir de l'avoir vu au cinéma car il y a vait une certaine magie qui sortait de ce film, le voir en DVD ne rends pas du tout la même chose, il manque quelque chose, comme quoi rien ne remplacera le grand écran. J'ai quand même été content de retrouver les superbs idées de Michel Gondry, qui arrive avec trois morceaux de cartons à faire un film et à nous mettre dans l'ambiance d'un autre, un bel hommage au cinéma en tout genre, qui montre ce qu'est le cinéma aujourd'hui car les films présents dans le film sont présentés sur une très courte durée mais tout l'esprit du film est là, serait-ce une critique des films? Ou une manière de leur rendre hommage car il s'attardent plus sur certains que d'autres, tout en nous donnant une explication sur le cinéma, surtout sur sa fabrication. Servis par de très bon acteur sur une idée toute simple mais qui a tout son charme, avec dans le fond une critique de la société, tout cela est très bien mené, et j'ai été ravi de le revoir!
Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéoclub, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés parmi lesquels "SOS Fantômes", "Le Roi Lion" et "Robocop".
06/08/2009 | Lien permanent
64ème Festival de Cannes - Sélection Cinéfondation

Créée en 1998 pour la recherche de nouveaux talents, la Cinéfondation sélectionne chaque année quinze à vingt courts et moyens métrages présentés par des écoles de cinéma du monde entier.

Le président du Jury de ce cru 2011 est Michel Gondry. Les autres membres se composent de Julie Gayet, Jessica Hausner, Corneliu Porumboiu et Joao Pedro Rodrigues.
Voici la sélection :
- A VIAGEM (LE VOYAGE) réalisé par Simão CAYATTE
- AL MARTHA LAUF (MARTHA DOIT VOLER) réalisé par Ma'ayan RYPP
- BEFETACH BEITY réalisé par Anat COSTI
- BENTO MONOGATARI réalisé par Pieter DIRKX
- BIG MUDDY réalisé par Jefferson MONEO
- CAGEY TIGERS réalisé par ARAMISOVA
- DER BRIEF (LA LETTRE) réalisé par Doroteya DROUMEVA
- DER WECHSELBALG réalisé par Maria STEINMETZ
- DRARI réalisé par Kamal LAZRAQ
- DUELO ANTES DA NOITE (DUEL AVANT LE SOIR) réalisé par Alice FURTADO
- L'ESTATE CHE NON VIENE réalisé par Pasquale MARINO
- LA FIESTA DE CASAMIENTO (LA FÊTE DE MARIAGE) réalisé par Gastón MARGOLIN, Martín MORGENFELD
- SALSIPUEDES réalisé par Mariano LUQUE
- SUU ET UCHIKAWA réalisé par Nathanael CARTON
- THE AGONY AND SWEAT OF THE HUMAN SPIRIT réalisé par Joe BOOKMAN, D. Jesse DAMAZO
- YA-GAN-BI-HANG réalisé par SON Tae-gyum
09/05/2011 | Lien permanent
64ème festival de Cannes
Dans quelques jours maintenant nous serons qui sera présent au 64ème festival de Cannes, les rumeurs vont bon train, nous ne les donnerons pas ici autant attendre plutôt que de se faire des plans sur la comète. Ce qui est sûr, c'est que cette année il y a du lourd dans les présidents des différentes compétitions. Tout d'abord c'est Robert de Niro qui devra présidé le jury de la compétition officiel. Emir Kusturica, qui fait parti du club très fermé des réalisateurs ayant reçu deux palmes d'or sera président de la section Un certain regard. Michel Gondry sera président pour les courts métrages. Voilà déjà trois président au choix précis et à la filmographie exigeante.
Celle qui aura la lourde tache de passer derrière nombre d'actrices plus internationale les une que les autres en tant que maîtresse de cérémonie sera Mélanie Laurent, sera telle aussi émue qu'au César?
Il n'a jamais voulu faire parti de la compétition officiel mais la plupart de ses films ont été présent à Cannes, le film parle pour l'instant plus de la présence de Carla Bruni que du sujet du film, c'est donc "Midnight in paris" le dernier film de Woody Allen qui fera l'ouverture. Un tapis rouge glamour, et évidemment bons nombres de personnes se demande déjà si le président montera les marches.
Un acteur, et quel acteur, sera honnoré cette année, il s'agit de Jean-Paul Belmondo, acteur qui a débuté avec certainement le film le plus connu des cinéphiles et qui a révolutionné le cinéma mondial, A bout de souffle.
Et voici maintenant que l'affiche nous ai dévoilé, et l'on peut dire quelle est juste magnifique. Cela fait maintenant quelque temps que les femmes sont mis à l'honneur. C'est une photo de Faye Dunaway qui est l'affiche de cette année.

05/04/2011 | Lien permanent
Chez Gino

Décidemment le cinéma français est en berne en ce moment, plein de promesse et peu de film prometteur au final. "Chez gino" en fait parti, la bande annonce était pas mal, le début du film est prometteur, on sent un peu que ça va être comme le film de Michel Gondry "soyez sympa rembobinez" et en fait ça s'enlise dans quelque chose qui finit par ne plus être drôle car les scènes se répètent. Samuel Benchetrit a voulu faire décaler mais sans trop y aller non plus, il a eu du mal à monter son film justement à cause de ce décalage, alors a t-il fait quelque chose de plus léger au lieu d'être complètement décaler? C'est dommage car les acteurs sont bon, Anna Mouglalis est très drôle, en plus avec sa voix grave, cela donne quelque chose d'étrange. Mais le film est à l'image de son réalisateur qui donne l'air d'être je-men-foutiste, il a écrit ses scènes mais ne les a pas beaucoup travaillé. C'est très drôle lorsqu'il s'insprire des films de mafieux, il ne voulait pas tout faire là dessus pour ne pas dire qu'il avait pompé mais il aurait pu s'en servir comme base, car il l'a très bien utilisé avec le cheval. Le film commence vraiment très fort, on est pris tout de suite dans l'histoire, on s'en qu'il développe une trame intéressante, mais tout cela retombe et très vite, c'est parfois un peu lourd, et la scène de fin est un peu longue.Il a fait d'une très bonne idée un film qui l'est moins.
Gino, installé depuis trente ans à Bruxelles, tient une pizzéria achetée avec les économies de son épouse Simone.
Sa vie est bouleversée par la nouvelle de la mort prochaine de son oncle d’Italie, un parrain de la mafia rendu milliardaire par ses activités illicites. Une grosse part d’héritage est promise à Gino. Seul hic, il lui faut pour la toucher, prouver à son oncle, qu’il est bien devenu, comme il le lui a raconté, un redoutable parrain régnant sur toutes les pizzérias parisiennes. Gino commande alors à un réalisateur, un documentaire sur lui et sa famille censé les présenter comme des truands de grande envergure.
Seulement le tournage ne se passe pas tout à fait comme prévu, sa famille se rebelle, l’équipe se montre récalcitrante aux ordres de Gino qui a tendance à se prendre pour son personnage et quand un vrai mafieux, persuadé qu’il a affaire à un nouveau concurrent s’en mêle, c’est la panique.
11/04/2011 | Lien permanent
64ème festival de Cannes - JURY
C'est aujourd'hui! Le 64ème festival de Cannes sera ouvert ce soir, en la présence de Mélanie Laurent en maîtresse de cérémonie que l'on ne vous présente plus et en présence des membres du jury et en leur président Robert De Niro dont voici la composition:

On ne présente plus Robert De Niro qui a débuté dans le cinéma en 1965, et n'arrête pas de tourner depuis dans plus ou moins de bons films, il est loin le temps de la collaboration avec Scorsese ou Coppola, et les bons films des années 70 dont il fut le meilleur acteur de sa génération, il a inspiré nombre d'acteurs d'aujourd'hui, on espère que la Palme d'or sera à la hauteur de ses exigences de comédien dont il a fait preuve jusqu'à aujourd'hui toujours en oubliant certains films.
Honneur aux femmes dans ce jury qui en compte 4, l'égalité est respecté:

L'actrice argentine Martina Gusman qui avait été pressenti pour le prix d'interprétation en 2008 dans le film Leonera. Elle était également présente en 2009 dans un certain regard. Elle n'est pas seulement actrice, mais également productrice puisqu'elle a monté une société de production avec son réalisateur de mari Pablo Trapero.
La productrice chinoise Nansun Shi co-fondatrice de la maison de production Film Workshop Co. Ltd, elle aussi avec son mari, le réalisateur Tsui Hark. Leur société de production produit le film sorti en salle, il y a peu de temps Detective Dee (que nous verrons bientôt).

L'actrice Américaine Uma Thurman, évidemment connu pour avoir jouer dans Pulp Fiction, puis les Kill bill. Elle a joué avec Robert De Niro en 1993 dans le film, d'ailleurs présenté à Cannes, Mad dog and glory. Et comme lui, elle a une carrière en dent de scie avec de véritable navet et de films cultes. Elle est comme dise certains la touche glamour du jury.

L'écrivain Linn Ullmann, dont vous avez sans doute reconnue le nom puisqu'elle n'est pas moins que la fille de Liv Ullmann et Ingmar Bergman, si elle est comme son père, les films exigeants auront un allié. Elle est pour le coup la touche "hors cinéma" de ce jury.

Autre touche glamour dont on entendra souvent le nom durant ce festival, l'acteur anglais Jude Law, qui n'est pas un habitué des festivals avec ses films à part My Blueberry Nights de Wong Kar-Wai en 2007.

Nous passons au cinéma d'auteur et surtout du trop rare cinéma africain avec le réalisateur Tchadien Mahamat Saleh Haroun, qui a été primé l'année dernière avec son film "Un homme qui crie", habitué des festivals, il a déjà été primé deux fois à Venise.

Autre réalisateur déjà présent plusieurs fois à Cannes, le réalisateur Hong-kongais Johnnie To, avec notamment le film "Vengeance" à cause de la présence de Johnny hallyday, réalisateur touche à tout, il est l'exemple parfait de l'ouverture du festival et surtout du côté révélateur du festival du cinéma asiatique, très présent depuis de nombreuses années.

Nous terminerons avec le réalisateur Français, Olivier Assayas, qui est la touche un peu chauvin du festival. Il a été lui-même critique donc comment va t-il juger le travail de ses confrères? Il est venu plusieurs fois à Cannes, en permettant d'ailleurs à Maggie Cheung de remporter un prix d'interprétation.
Voici les autres jurys du festival:
le jury de la cinéfondation présidé par le réalisateur français Michel Gondry:
Julie GAYET, actrice française
Jessica HAUSNER, réalisatrice autrichienne
Corneliu PORUMBOIU, réalisateur roumain
Elodie BOUCHEZ, actrice française
Peter BRADSHAW, critique anglais pour The Guardian
Geoffrey GILMORE, directeur artistique Tribeca Enterprises
Daniela MICHEL, directrice du Festival de Morelia au Mexique
Le jury Caméra d'or est présidé par le réalisateur coréen Boong Joon-ho:
Que de français!
11/05/2011 | Lien permanent
62ème Festival de Cannes

Une employée de poissonnerie devient tueuse professionnelle...
Le synopsis est prometteur et c'est la réalisatrice de "The Secret life of World" donc c'est d'autant plus intéressant que ce film était sublime. Elle n'est jamais venue à Cannes mais n'a pas attendu sa sélection pour se faire remarquer. A voir!
Jane Campion: Bright Star (Abbie Cornish, Ben Whishaw)
Un drame consacré à l'histoire d'amour entre le poète John Keats (1795-1821), figure de proue de l'école romantique anglaise, et Fanny Brawne.
Et une palme d'or, une. Elle a reçu la palme pour "La leçon de Piano" en 1993, Holly Hunter avait reçu le prix d'interprétation féminine, elle n'était pas revenue depuis, elle est la seule femme en 62 édition à avoir reçu la palme, va-t-elle rentrer dans le club des doubles palmés? Elle était également venue en 1989 avec "Sweetie", son premier long métrage. Elle vient une nouvelle fois avec une histoire d'amour mais qui risque d'être intense au vue du synopsis!
Andrea Arnold: Fish Tank (Katie Jarvis, Michael Fassbender)
Mia, 15 ans, adolescente à problème, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison en compagnie d'un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur...
Seconde venue à Cannes puisqu'elle était présente en 2006 avec "Red Road" et était repartie avec le prix du jury, aura-t elle la palme cette année?
Honneur aux plus agés:
Alain Resnais: Les herbes folles (Sabine Azéma, André Dussolier, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Michel Vuillermoz, Roger Pierre, Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle).
Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.
Resnais n'était pas venu sur la Croisette depuis 29 ans! La dernière fois, c'était avec "Mon Oncle d'Amérique", qui a eu le grand prix du jury. Il était venu également avec "Stavisky" qui avait valu à Charles Boyer, le prix d'interprétation masculine. Il avait frappé fort pour sa première venue avec "Hiroshima mon amour" qui est un des films les plus connus au monde. En tout cas avec cette nouvelle venue, la montée des marches va être superbe vu le casting du film dans lequel on retrouve les habitués de Resnais (Dussolier et Azéma), mais également des petits nouveaux qui sont prometteurs (Duvauchelle et Forestier). Un film de conséquences si l'on en croit le synopsis!
Ken Loach: Looking For Eric (Eric Cantona, Steve Evets)
Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...
Et une deuxième palme d'or, une deuxième. Il est loin de sa première venue avec 8 films présentés à Cannes, c'est le cinéaste de la compétition à être le plus fréquent au festival et sans doute celui qui a reçu le plus de prix. Palme d'Or en 2006 pour "The Wind that shakes the barley" (le vent se lève), un film excellent! En 2002 avec "Sweet Sixteen" qui a reçu le prix du meilleur scénario. En 2000 "Bread and Roses". En 1998 avec "My name is Joe" qui a valu à Peter Mullan le prix d'interprétation. En 1995 avec "Land and Freedom". En 1993 avec "Raining stones", prix du jury. En 1990 avec "Hidden agenda", prix du jury. En 1981 avec "Looks and Smiles". Il a reçu de nombreuses fois le prix oecuménique! C'est dire qu'il connaît bien le festival. Il vient avec un film qui parle de sa passion car Ken Loach est fan de foot, qui a-t-il de mieux lorsqu'une personne parle de sa passion!
Marco Bellocchio: Vincere (Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi)
Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino ? conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.
Cinquième venue à Cannes pour le cinéaste Italien (qui m'était totalement inconnu et pourtant quelle carrière!). En 2002 avec "L'Ora di religione" (il sorriso di mia madre), en 1999 avec "La Balia", en 1997 avec "Il principe di Homburg", en 1984 "Enrio IV" et en 1984 avec "Salto nel vuoto" (le saut dans le vide) qui avait valu à Michel Piccoli et Anouk Aimée les prix d'interprétation. Le sujet du film est intéressant, un passage de l'histoire de Mussolini que l'on ne connaît pas. Les cinéastes s'intéressent de plus en plus à l'histoire non racontée des figures du 20ème siècle, espérons que le film vaudra le coup!
Mickael Haneke: Le Ruban Blanc (Susanne Lothar, Ulrich Tukur, Josef Bierbichler)
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la première guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?
Et revoilà Haneke pour la cinquième fois qui été venu présenté "Caché" en 2005 et été reparti avec le prix de la mise en scène, en 2001 "La Pianiste" qui lui a valu le grand prix du jury mais aussi les prix d'interprétations pour Benoit Magimel et Isabelle Huppert. En 2000 "Code inconnu: récit incomplet de divers voyages" et pour finir "Funny games" en 1997. Un habitué mais surtout il a permis à Isabelle Huppert de recevoir un prix à Cannes donc elle a une relation particulière avec ce cinéaste mais il n'y a aucun doute qu'elle sera faire la part des choses et de le voir avec le même oeil que les autres!
Pedro Almodovar : Etreintes brisées (Peneloppe Cruz, Blanca Portillo, Lluis Homar)
Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie.
Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident.
Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter...
Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.
Le réalisateur espagnol revient cette année sur la croisette avec sa muse (Peneloppe Cruz), ils étaient déjà venus ensemble en 2006 avec "Volver" qui avait valu à Peneloppe Cruz et ses partenaires, le prix d'interprétation féminine, mais aussi le prix du scénario pour ce film. Il a été également récompensé en 2002 lorsqu'il a présenté "Tout sur ma mère", prix du meilleur réalisateur. Un film de Almodavor est toujours un évènement, pas besoin de lire le synopsis pour savoir que l'on aura droit à une histoire intense avec beaucoup d'émotions et de l'humour. Vivement la sortie qui se fera pendant le festival : Le 20 Mai 2009.
Jacques Audiard: Un prophète (Tahar Rahim, Niels Arestrup)
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 18 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...
Prix du scénario en 1996 avec "Un héros très discret"( film extra), Jacques Audiard a fait du chemin et raflé les prix. Si ce film est de la même verve que "Sur mes lèvres" cela promet!
Ang Lee: Taking Woodstock (Emile Hirsch, Liev Schreiber, Paul Dano, Imelda Staunton)
Durant le turbulent été 69, un jeune homme travaille dans le motel de ses parents dans les Catskills, et va malgré lui mettre en branle ce qui deviendra Woodstock, le concert qui donna la définition de toute une génération...
Il n'était pas venu depuis 1997 avec "The Ice Storm", prix du scénario. Il arrive avec l'histoire de Woodstock car tout le monde connaît Woodstock mais comment tout cela à commencé. Le film nous promet une belle affiche et surtout une BO absolument excellente! Un tapis rouge hippie?
Johnnie To: Vengeance (johnny Hallyday, Sylvie Testud)
Un père vient à Hong-Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.
C'est avec "Breaking News" en 2005 qu'il présente son premier film à Cannes. Il revient cette année et c'est la rencontre "Johnny avec Johnnie" comme l'ont titré certains journaux, qui intéresse déjà le public, mais alors qu'est ce que ça va donner? Un mélange interessant?
Lars Von Trier: Antichrist (Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg)
Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis...
Et une troisième palme d'or, une troisième. C'est une histoire d'amour entre Lars Von Trier et le festival de Cannes, comme l'écrit Gilles Jacob dans son livre, la plupart de ses films ont été présentés à Cannes car il est déjà venu 7 fois. En 2005 avec "Manderlay," En 2009 avec "Dogville". En 2000 "Dancer in the Dark" qui lui vaut la palme d'Or, et pour Björk, le prix d'interprétation féminine. En 1998 "Idioterne". En 1996 "Breaking the waves", grand prix du jury. En 1991 "Europa", prix du jury". En 1984 "Element of crime". Il arrive toujours avec des films forts, des sujets très intenses et vu la photo cela promet!
Tsai Ming-Liang: Face (Laetitia Casta, Fanny Ardant, Jean Pierre Léaud, Nathalie Baye, Jeanne Moreau, Mathie Amalric, Lee Kang-sheng)
Un réalisateur Taïwanais est invité à tourner l'histoire de Salomé au Musée du Louvres. Malgré sa réputation, il tient absolument à confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. Pour donner à ce film au budget modeste une chance au box office, la production s'est résolue à confier le rôle de Salomé à une star de renommée internationale. Mais dès le début du tournage, les problèmes s'accumulent...
C'est ce que l'on appelle avoir un sacré casting, la montée des marches va être belle! L'histoire a l'air intéressante donc à regarder de plus près. Il n'en est pas à sa première venue, il avait présenté en 2001 "Et là-bas quelle heure est-il", et en 1998 "The Hole", repartira-t il avec un prix cette année?
Brillante Mendoza: Kinatay
Il n'y a pas d'images, il n'y a rien sur le site du festival, ça n'apparaîtra qu'une semaine avant le début du festival, mais ce n'est pas un total inconnu puisqu'il était venu l'an dernier présenté "Serbis" et qu'il avait eu dans la foulée une rétrospective lors du Festival Paris Cinéma 2008. Mystère!
Elia Suleiman: Le Temps qu'il reste (Saleh Bakri, Elia Suleiman)
De la création de l'Etat d'Israël en 1948 à nos jours, au travers de l'histoire de Fuad, un homme membre de la résistance palestinienne, se dessine la quête d'identité de son fils. La réalité de ce bouleversement politique amène Elia Suleiman, acteur dans son propre film, à se poser une question : est-ce lui qui porte la Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s'étend au reste du monde ?
Venu en 2002 avec "Intervention Divine" et reparti avec le prix du Jury. Il revient cette année avec un film qui traite de la Palestine, il est toujours intéressant de découvrir l'histoire de ce pays à travers ses cinéastes car il montre autre chose que la guerre et les conflits, il y a à chaque fois une véritable réfléxion.
Park Chan-Wook: Thirst (ceci est mon sang) (Ok-Bin Kim, Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun)
Un prêtre dévoué et aimé se porte volontaire pour une expérience. Mais celle-ci tourne mal et le transforme en vampire. Les changements psychologiques et physiques vont peu à peu le transformer et le faire sombrer dans la dépravation. Le prêtre devra alors lutter pour sauver sa part d'humanité.
Découvert à Cannes grâce à "Old Boy" qu'il a présenté en 2009, qui lui a valu le grand prix du Jury, il revient avec une histoire de vampire, il avait fait parler de lui en 2003 ça ne m'étonnerai pas que ce film marque les esprits.
Gaspard Noé: Soudain le vide (Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy)
Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.
Un film non asiatique mais tourné au Japon. L'Asie attire de plus en plus les cinéastes. Après les vampires, les fantômes mais réalisé par Gaspard Noé, on sera loin de "Gasper" (mort de rire) car tout le monde se souvient de sa venue en 2002 avec le film "Irréversible" qui a fait scandale à Cannes! L'affiche est superbe.
Quentin Tarantino: Inglorious Basterds (Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent, Mike Myers, Samuel L. Jackson, Daniel Brül, Maggie Cheung, Mickael Fassbender, Eli Roth).
Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de soldats Alliés condamnés à mort se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission-suicide en territoire ennemi.
Et une quatrième palme d'or, une quatrième. Alors s'il y a bien un cinéaste qui aime et qui doit beaucoup à Cannes, c'est bien Tarantino. Venu présenté "Death proof" en 2007, où la critique avait été mauvaise alors que le film est excellent, et ayant reçu la Palme d'Or avec "Pulp Fiction" en 1994, il revient avec un casting international qui va sûrement faire parler la croisette. C'est dommage qu'il faille attendre cet été (le film sort le 19 août) pour voir le film car la bande-annonce nous promet déjà un film bien sanglant!
Nous terminons par le plus jeune des réalisateurs:
Xavier Giannoli: A l'origine (Emmanuelle Devos, François Cluzet, Gérard Depardieu, Vincent Rottiers)
En France, aujourd'hui, un petit escroc sans envergure réussit à se faire passer pour un chef de chantier responsable de la construction d'un tronçon d'autoroute.
Il va duper toute une région, engager une dizaine d'ouvriers et profiter cyniquement de son escroquerie avant de rencontrer une femme, maire d'une petite ville que traverse sa route.
Elle le trouble, le fragilise, lui révèle un monde qu'il ne connaissait pas : les sentiments.
Jusqu'où ira-t-il pour sauver ses victimes, pour se sauver lui-même de son mensonge ?
Il revient après avoir présenté "Quand j'étais chanteur" en 2006, qui était sympa, sans plus. Mais surtout il avait eu la palme d'or du court métrage avec "L'interview" en 1998 qui est un court métrage absolument excellent. Espérons que le film soit mieux que le précédent et aussi bien que "L'interview"!
Voilà tous les films en Compétition mais nous aurons le droit de voir aussi:
"Là-haut" en film d'ouverture, c'est la première fois qu'un dessin animé à les honneurs d'ouvrir le festival qui va se clôturer avec "Coco Chanel et Igor Stravisky" de Jan Kounen que j'attends avec impatience. Il y aura également le dernier film de Amenabar "Agora" avec la merveilleuse Rachel Weisz mais aussi le film de Terry Gilliam "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" avec le défunt Heath Ledger, ensuite un documentaire sur la tante de Michel Gondry par Michel Gondry lui-même, cela promet. Une montée des marches superbe avec Monica Bellucci et Sophie Marceau pour "Ne te retourne pas" de Marina de Van. Le film de Guédiguian "L'armée du crime" qui à l'air excellent sera présenté hors compétition.
Le festival réunit une fois de plus le cinéma en tout genre, le glamour et sûrement le scandale. Quelle image allons-nous retenir de cette 62ème édition?
Rendez-vous le 24 Mai 2009 pour le Palmarès.
26/04/2009 | Lien permanent
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