21.12.2009

Screen Actors Guild Awards: séries

Les voici, les voilà:

 

Meilleure distribution d'ensemble dans une comédie:

Glee

Modern Family

The Office

30 Rock

Larry et son nombril

 

Meilleure distribution d'ensemble dans une série dramatique:

The Closer

Dexter

The Good Wife

Mad men

True Blood

 

Meilleur acteur dans une comédie:

Alec Baldwin pour 30 Rock

Steve Carell pour The Office

Larry David pour Curb your enthusiasm

Tony Shalhoub pour Monk

Charlie Sheen pour Two and a half men

 

Meilleure actrice dans une comédie:

Christina Applegate pour Samantha Who

Toni Collette pour United States of Tara

Edie Falco pour Nurse Jackie

Tina Fey pour 30 Rock

Julia Louis-Dreyfus pour The new adventures of old Christine

 

Meilleur Acteur dans une série dramatique:


Simon Baker pour The Mentalist

Bryan Cranston pour Breaking Bad

Michael C. Hall pour Dexter

Jon Hamm pour Mad men

Hugh Laurie pour House M.D

 

Meilleure actrice dans une série dramatique:

Patricia Arquette pour Médium

Glenn Close pour Damages

Mariska Hargitay pour New York unité spéciale

Holly Hunter pour Saving Grace

Julianna Margulies pour The Good Wife

Kyra Sedgwick pour The Closer

 

Meilleur acteur dans une mini-série ou téléfilm:

Kevin Bacon pour Taking Chance

Cuba Gooding Jr. pour Gifted Hands: The Ben Carson Story

Jeremy Irons pour Georgia O'keeffe

Kevin Kline pour Great performances: Cyrano De Bergerac

Tom Wilkinson pour A number

 

19.12.2009

Golden Globles 2010: nominations

Elles sont tombées et ce sont les premières, les nominations pour les Golden Globes, du beau monde et encore du beau monde, tout d'abord les nominations pour les séries:


Meilleure Série Dramatique:

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Mad Men (les premiers épisodes sont vraiment très bien, il faut vraiment que je regarde la suite) - Golden Globe en 2009.

Big Love

Dexter (qui était bien au début mais c'est perdue dans la deuxième saison)

House

True Blood (que ma chère voisine a vu, c'est elle qui en parle le mieux)

Je regrette que Damages ne soit pas nommée car c'est une excellente, excellente série.


Meilleure Série Comique:

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30 Rock - Golden Globe en 2009.

Glee (c'est... comment dire, après un épisode on se dit qu'ils ont fait pire que "Plus belle la vie")

The Office

Modern Family

Entourage


Meilleur(e) Mini-série ou téléfilm:

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Little Dorrit

Taking Chance

Grey Gardens (les histoires de la famille Kennedy ont encore de beau jour devant eux, car c'est à la tante et à la cousine de Jackie Kennedy que l'on regarde dans ce téléfilm, sans plus).

Into the storm

Georgia O'Keeffe


Meilleur acteur dans une série dramatique:

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Bill Paxton, pour Big Love

Michael C. Hall, pour Dexter

Hugh Laurie, pour Dr House

Jon Hamm, pour Mad Men

Simon Baker, pour The Mentalist

 

Meilleure actrice dans une série dramatique:

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Anna Paquin pour True Blood - Golden Globe 2009

Kyra Sedgwick pour The Closer

Glenn Close pour Damages (elle l'a déjà eu mais c'est pas grave!)

January Jones pour Mad Men

Julianna Margulies pour The Good Wife


Meilleur acteur dans une série comique ou musicale:

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Alec Baldwin, pour 30 Rock - Golden Globe 2009

David Duchovny, pour Californication

Steve Carell, pour The Office

Thomas Jane pour Hung

Matthew Morrison, pour Glee


Meilleure actrice dans une série comique ou musicale:

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Tina Fey, pour 30 Rock - Golden Globe 2009

Toni Collette, pour The United States of Tara

Courteney Cox, pour Cougar Town

Edie Falco, pour Nurse Jackie

Lea Michele, pour Glee


Meilleur acteur dans une mini-série ou téléfilm:

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Chiwetel Ejiofor pour Endgame

Brendan Gleeson pour Into The Storm

Kevin Bacon pour Taking Chance

Jeremy Irons pour Georgia O'Keefe

Kenneth Branagh pour Wallander


Meilleure actrice dans une mini-série ou  téléfilm:

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Jessica Lange, pour Grey Gardens

Joan Allen, pour Georgia O'Keefe

Drew Barrymore, pour Grey Gardens

Anna Paquin, pour The Courageous Heart of Irena Sendler

Sigourney Weaver, pour Bobby : seul contre tous


Meilleur acteur dans un second rôle pour une série, mini-série ou téléfilm:

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Jeremy Piven, pour Entourage

William Hurt, pour Damages (excellent dans Damages, et si Neil Patrick Harris ne méritait pas le Golden Globe depuis le temps qu'il est nommé j'aurai parié sur William Hurt)

Neil Patrick Harris, pour How I Met Your Mother (va t-il enfin l'avoir, il le mérite totalement, c'est une performance à chaque fois)

Michael Emerson, pour Lost

John Lithgow, pour Dexter


Meilleure actrice dans un second rôle pour une série, mini-série ou téléfilm:

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Jane Adams, pour Hung (2009)

Jane Lynch, pour Glee (2009)

Rose Byrne, pour Damages (2007)

Janet McTeer, pour Into The Storm (2009)

Chloë Sevigny, pour Big Love (2006)


On retrouve à peu près les mêmes d'année en année, mais je remarque l'absence de Desperate Housewives, Grey's anatomy et Weeds

12.11.2009

Pigalle, la nuit

pigalle la nuit.jpgProjection en Avant-première avec le club 300 Allocine de la nouvelle série de Canal+ "Pigalle, la nuit". J'en avais entendu parlé mais n'ayant pas canal+, je n'ai pas regardé de plus près car je savais que je ne pourrais pas la voir, mais regardant pas mal de séries américaines, j'étais curieux de savoir ce qui se fait en France et en plus chez Canal+, qui est loin, déjà dans les émissions, de présenter un truc du genre "plus belle la vie". La curiosité a été un bon défaut car j'ai été totalement pris dans l'histoire entre la relation d'un frère et d'une soeur, le changement de vie, la bataille de nuit entre les différents club, et l'univers de Pigalle qui rajoute quelque chose à la série. Le ton est juste, les personnages sont bien campé, très bien interprété surtout par Catherine Mouchet qui est absolument excellente, elle a le ton qu'il faut, un phrasé particulier, je l'avais déjà vu dans des téléfilms et des films mais là, c'était le rôle qu'il lui fallait tout comme Sarah Martins qui est extrèmement convaincante. Nous avons eu la chance de voir les deux premiers épisodes et c'est frustrant car nous ne savons pas la suite car il y a forcément une intrigue qui se développe, surtout autour d'un personnage, et maintenant il va falloir trouver le moins de voir la suite, il y a 8 épisodes, qui vont être diffusés à partir du 23 novembre, et si les audiences suivent d'autres épisodes devraient suivre. Canal+ innove une fois de plus, il y a "Braquo", il y a eu la série sur les journalistes et la série sur la mafia, donc ils font de la série à la française, et comme le disait un des scénaristes hier soir, on ne peut pas rivaliser avec les américains car on ne peut pas transposer "desperate housewives" ou "24h", ici car personne ne peut croire à un français qui sauve le monde ou nos banlieues ne sont pas les même que les leurs donc il faut trouver autre chose, et on peut dire qu'avec cette série, ils ont trouvé, et j'espère que ça marchera et que le public recherchera autre chose que les soap opera ou les trucs cul-cul la praline.

A Paris pour un voyage d'affaires, Thomas, un jeune français de Londres, croise une strip teaseuse dans les rues de Pigalle. Persuadé qu'il s'agit de sa soeur Emma, il se met à sa recherche mais ne sait pas encore que l'attend une succession de mystères...

08.11.2009

True Blood

Jeudi avait lieu une soirée spéciale True Blood, organisée par Orange Cinéma Séries au Max Linder à Paris, pour le lancement de la saison 2 en décembre sur la même chaîne.

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En plus de la projection des deux premiers épisodes de la saison 2 en présence des comédiens de la série (Michelle Forbes, Sam Trammel, Rutina Wesley et Alexander Skarsgard) était organisée une soirée privée au Hard Rock Café, redécoré pour l'occasion aux couleurs du Merlotte, le restaurant de la série et du Fangtasia, le bar des vampires.

Je n'avais jamais vu un épisode de la série avant cette soirée. Ce fut donc une totale découverte... et déception. A défaut de l'avoir vue j'en avais quand même beaucoup entendu parlé de façon très positive, la série ayant eu beaucoup de succès aux Etats-Unis. J'avais donc beaucoup d'attentes et espérais voir autre chose que du Buffy ou du Twilight. Pour cela j'ai été servie. La série repose beaucoup sur le côté choc, subversif et provocant. Il ya beaucoup de sexe, c'est montré de façon crue, sans aucune pudeur. Itrue blood 2.jpgdem pour la violence. Ils n'ont aucune limite pour montrer le gore et l'aspect animal, et donc violent, de l'homme. Il suffit de voir le générique pour se faire une idée. Mais à part ça, je n'ai pas du tout accroché aux personnages et j'ai même trouvé l'histoire assez plate et non innovante. Encore une fois, c'est l'histoire d'amour entre un vampire et une humaine. Les histoires avec les autres personnages me semblent trop plates et sans grand intérêt (pour le peu que j'en ai vu).

Il faudrait que je vois la saison une en entier (je n'avais vu que le premier épisode avant d'assister à la soirée et les quelques minutes de résumé projetées pendant la soirée étaient loin d'être suffisantes pour assimiler et comprendre tout l'univers et les personnages de la série) pour me forger une opinion plus conséquente. Mais malheureusement, le peu que j'en ai vu ne m'a pas encore donné l'envie.

26.09.2009

Mad men

mad men.jpgElle vient de gagner le Emmy awards de la meilleur série dramatique pour la deuxième fois consécutive donc je me suis dis tiens, tiens allons voir cela de plus près, et même si je n'ai vu que quelque épisode, c'est pas mal du tout. Ils ont parfaitement recréer l'univers des années 60, c'est incroyable, avec les stéréotypes, la femme secrétaire ou à la maison, l'homme qui travaille, la belle famille qui vit en banlieue, tout le monde fume, il n'y a presque pas un plan sans un personnage qui fume, à croire que la série est sponsorisé par une marque de cigarettes! Le générique est extrèmement bien fait, et l'on sent petit à petit ce qui va se passer dans la série mais on ne sait pas comment ça va se passer. C'est bien fait et je vais regarder les épisodes avec intérêt!

Dans le New York des années 60, Don Draper est l'un des grands noms de la pub. Maître manipulateur, il compte dans son entourage des ennemis qui attendent sa chute.

Bon le synopsis n'est pas génial mais bon.

24.08.2009

Urgences (ER)

urgences4.jpg Voilà c'est fini, le dernier épisode d'urgences a été diffusé hier sur France2 après 15 ans de bons et loyaux services, 15 ans à les pérégrinations des médecins urgentistes du Count County Hospital, et il s'en ai passé des choses en 15 ans, la série a é&té révolutionnaire, car il y a eu et il y a encore bon nombre de séries qui se passe dans un hôpital mais il a rarement été montré les urgences, avec autant de mouvements, de rapidités, de précipitations, on avait l'impression d'y être! Tous les sujets ont été traités, du plus dingue au plus sérieux, et rester 15 ans à l'antennet c'est devenu assez rare pour pouvoir le souligner. Le dernier épisode fait revenir les anciens mais je m'attendais à autre chose, à un évènement autre que le Carter Center pour qu'ils puissent se retrouver mais bon il y a eu de bonnes surprises quand même!

 

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19.05.2009

Un village français

J'ai gagné par hasard des places pour aller voir en avant-première, les deux premiers épisodes de cette série, et je dois dire que nous sommes encore loin des américains en matière de série mais on s'approche, car les personnages sont dès le départ bien dessinés, même si parfois j'ai douté de certaines réactions, mais il y a un côté authentique, voulu par les créateurs. ça a du mal à démarrer, les choses s'installent doucement, heureusement qu'il y avait le deuxième épisode après, car les choses se dessinent et laissent entrevoir des bonnes idées et vers quels chemins les créateurs veulent nous emmener. C'est bien joué, surtout l'actrice Audrey Fleurot qui est une découverte, et une belle découverte, elle parfaite pour le rôle, le reste du casting est très bien, chacun a été choisi pour une particularité qu'ils dégagent, ce qui colle bien au personnage. J'ai envie de voir la suite, et je pense qu'il faut laisser une chance à cette série de s'installer, ils n'ont pas sorti la grosse artillerie pour plaire à tout pris mais c'est fait avec sincérité et je pense que l'on peut voir de bonnes choses par la suite. Ils ont choisi les thèmes de l'amour, de la filiation, de la solidarité, du pouvoir, un mélange assez intéressant avec des personnages qui aurait pu exister, il y a une ceratine vérité voulu qui est très bien. Ca commence à partir du 4 Juin!!

 

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En juin 40, Villeneuve, petite ville du centre de la France, est bouleversée par l'arrivée de l'armée allemande. L'Occupation vient de commencer et va durer cinq ans. Hortense, Jean, Raymond, Marie étaient des Françaises et des Français ordinaires, maris, femmes, notables ou paysans... ils deviendront patriotes, traîtres, collaborateurs ou résistants. Après s'être effondrée, la France se reconstruit jour après jour, mais à l'heure allemande. Avec cette période incertaine et dangereuse de notre histoire s'ouvre une ère nouvelle : aux règles imposées par l'occupant répondent celles de la désobéissance civile ou de la clandestinité. On y a peur, on y a faim, on s'y déchire au nom des valeurs et d'une certaine idée de la France... ou parfois simplement par amour.


Nous avons eu le droit à un débat à la fin de la projection avec le producteur, la comédienne Marie Kremer, qui est charmante, et le comédien Thierry Godard. Un échange intéressant puisqu'ils nous ont expliqué, quelle a été la volonté des créateurs de faire cette série, de quoi ils veulent parler, comment se passe l'écriture, la façon dont la série est tourné, c'était intéressant même si certaines personnes ne peuvent pas s'empêcher de donner leur avis et de montrer qu'ils connaissent beaucoup de choses mais ça il y en a partout. Cela a été un plus pour vouloir avoir envie de voir la suite!!

 

Mais qu'est-ce que ça peut bien être

 

12.05.2009

Pushing Daisies

 

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Prenez une touche de Desperate Housewives et de Six Feet Under pour la voix-off et l'humour cynique et grinçant. Mélangez avec cela une pincée de l'univers de Tim Burton et de La Famille Adams (Barry Sonnenfeld, le réalisateur de ce dernier est aussi le producteur et le réalisateur récompensé d'un Emmy de Pushing Daisies) et vous obtiendrez une série hors du commun, très tendre, naïve et cynique à la fois, j'ai nommé Pushing Daisies.

pd dvd.jpgPushing Daisies est une digne héritière de la défunte et cultissime série Six Feet Under pour son thème et son humour grinçant. Chaque personnage y est unique, loin (très loin) des stéréotypes que l’on peut voir dans le monde des séries. Par son univers irréaliste (les décors font faux, au point qu'il est impossible de donner une unité de lieu réel à la série), ses thèmes évoqués (la famille, les problèmes d’identité et d’affrontement qui y sont liés, l’univers de freaks) Pushing Daisies rappelle beaucoup Big Fish de Tim Burton. Comme ce dernier, Pushing Daisies est une série sur la différence, la tolérance, l’acceptation de soi-même… et la mort.

En effet, il est ici question de mort avec un doigt de surnaturel (petit jeu de mot par rapport au pouvoir du héros; pour comprendre suivez les indices contenus dans cette note jusqu'au magasin de DVD le plus proche de chez vous).

Ned (Lee Pace), homme très introverti, "fabricant de tartes" (en anglais dans le texte), jamais à l’aise dans ses relations avec les autres, se découvre le pouvoir, alors qu'il n'est encore qu'un enfant, de réanimer les morts en les touchant. Mais ce qu'il comprendra, à ses dépends, c'est que la mort a un prix. Dans ce cas précis, si Ned ne retouche pas la personne, animal, être vivant dans la minute qui suit la résurrection, une autre personne, animal, être vivant proche géographiquement devra décéder à la place du premier. Tout serait aussi simple (n'est-ce pas) si n'entrait pas en jeu une demoiselle, Charlotte, dite Chuck (Anna Friel), dont notre héros est fou amoureux. Chuck est une jeune fille qui rêve d’aventures mais n’a jamais réussi à quitter son cocon familial. A la suite de décès d’êtres proches dans leur famille respective, ces deux amoureux se quittent... pour ne se retrouver que vingt ans après... à la mort de cette dernière, assassinée lors d'une croisière. Ned réanime sa bien aimée mais ne peut se résoudre à la "tuer" de nouveau. De nouveau réunis pour le meilleur et pour le pire, leur relation aurait très bien pu suivre le chemin tout tracé des couples de séries. C'était sans compter sur l'originalité des scénaristes qui ont su saisir l'opportunité de renouveler le style et ceci avec beaucoup d'ingéniosité. Parce que la particularité du couple que forment Ned et Chuck est qu'ils ne peuvent jamais se toucher ni s'embrasser, au risque de "tuer" de nouveau Chuck. On assiste donc à une dynamique d'un autre genre; l'expression de leur amour passera essentiellement par le désir, la parole (jamais un couple n'aura autant parler de leur relation mais cela n'est en rien ennuyant, entraînant même des situations comiques), les regards... et du papier d’emballage plastique (moyen très ingénieux utilisé par les deux héros pour s’embrasser). Sans les deux acteurs et leur complicité évidente, leur relation aurait sans doute été plus banale, voire sans intérêt. Parce que ce qui rend cette série exceptionnelle c’est l’originalité des personnages et de leur relation. Ils sont vraiment uniques et cela rend la série encore plus unique en son genre.

Mais Pushing Daisies n’est pas qu’une histoire d’amour. Ned et Chuck décident de s'unir avec l'aide d'un troisième comparse, Emerson Cod, (Chi McBride, excellent de cynisme) pour résoudre des crimes. On plonge alors en pleine série policière. Mais encore une fois les scénaristes ont détourné les règles et codes des séries policières pour en faire une série très originale, innovante, décalée, avec beaucoup d'humour (il suffit de voir les séquences, toutes différentes, lorsqu'ils arrivent chez le coronaire ou lorsqu'ils "rencontrent" les morts). A chaque épisode son enquête, traitée sur le ton de la légèreté et avec beaucoup d’humour noir, ménageant le suspense jusqu’au bout.

Cet humour noir, on le retrouve en la présence du détective Emerson Cod. C’est un personnage très pince sans rire, il montre toujours une distance vis-à-vis des sentiments, des relations, des émotions et des gens. Il ne s’apitoie jamais sur son sort, ne se laisse pas envahir par ses sentiments, quels qui soient. Cela contraste fort avec les deux personnages principaux, romantiques à souhait, qui se laissent guider par leurs sentiments et émotions et ne vivent, pensent qu'à travers eux. Emerson sera même souvent utilisé comme élément conducteur pour que Ned et Chuck puissent exprimer physiquement leur amour, entraînant forcément des situations très comiques.

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Ce qui caractérise Pushing Daisies hormis son originalité, c’est sa voix-off.

Cela se fait de plus en plus dans les séries américaines. De Grey's Anatomy à OneTree Hill, en passant par Heroes, ces séries délivrent une morale au spectateur à travers une voix-off qui à chaque début et fin d'épisode annonce et répond à une interrogation plus ou moins philosophique, en phase avec le thème de l'épisode.

Pushing Daisies pousse le vice un peu plus loin. En empruntant son style à celui de Desperate Housewives, la voix-off (ici celle d'un personnage extérieur à la série, que l'on n'a jamais vu, comme dans Gossip Girl) narre l'histoire, la commente, évoque les pensées des protagonistes et tout cela avec un humour cynique, noir. Cette voix-off est très importante puisqu’elle est omniprésente à chaque épisode. Elle installe l'action, les personnages, crée un lien direct entre le spectateur et ces derniers. Elle donne aussi le rythme, le tempo. C'est une voix envoûtante, au style très british, qui avec une touche de cynisme et de sarcasme dévoile le fil de l'action au fur et à mesure. Tel un chef d’orchestre, cette voix-off rend le tout harmonieux.

Cette voix-off est un peu le conteur qui nous lit une histoire pour dormir, un joli conte de fée avec un prince charmant et sa dulcinée, des morts et un détective. Voilà ce qu'est Pushing Daisies, un univers sombre, noir, morbide enveloppé dans un joli papier cadeau multicoloré, plein de (bons) sentiments et d'amour... et de pâquerettes (daisies).

A découvrir absolument !!!

 

 

Mais qu'est-ce que ça peut bien être?