26/12/2011

Hugo Cabret

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Conte de Noël? Non. Film pour enfants? Non plus. Ils l'ont sorti à Noël pour faire croire qu'il s'agissait d'un film destiné aux enfants mais c'est un film pour les grands enfants qui vont au cinéma, car le film est très référencé et je ne le conseillerais pas à tout le monde, certain me diront que non, mais il faut connaître un petit peu l'histoire du cinéma pour apprécier certains passages, certaines images. C'est un vribrant hommage au cinéma, et à la personne de Georges Méliès premier magicien de l'image. Le film est toute fois, très inégale car il met beaucoup de temps à s'installer, l'histoire du jeune garçon n'est pas très intéressante, c'est la rencontre avec la jeune fille et par la suite le vieux monsieur qui font l'intérêt du film, la découverte du cinéma, l'apprentissage du cinéma est intéressante. La première partie pour le coup est trop film pour enfant, j'ai eu le temps de dormir sans que cela ne me gêne pour comprendre le reste du film, mais la quête du garçon nous fait plonger dans le pathos qui allourdit le récit mais malheureusement il sert de fil rouge malgrès que l'on sent que l'auteur a voulu raconter autre chose mais il n'a trouvé que cela pour raconter son histoire. Une fois de plus la 3D, ne sert à rien donc c'est mon dernier film en 3D, j'essayerai par la suite de trouver des salles qui ne sont pas équipées parce que trop c'est trop, vu en plus ce qui va sortir l'année prochaine, tout cela n'a aucun intérêt, nous vous en parlerons une prochaine fois. Emmenez vos enfants pour leur faire découvrir le cinéma mais n'en restez pas là, il faut leur faire décourvrir par la suite les premiers films muets pour que le film prenne toute sa dimension. Cela est valable pour les petits comme pour les grands.

Une chose en dehors de l'histoire et interprète, c'est le faite de faux raccords dans le film qui se passe à Paris, suivant la disposition des lieux, c'est fatiguant autant de bêtises, comme pour transformer où la tour eiffel était derrière la concorde, la plupart des gens ne le verront pas mais ce n'est pas servir le spectateur et cela ne sert en rien le récit alors pourquoi?

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

05/08/2011

La Locataire (The Resident)

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Premier film produit par le studio Hammer Films, célèbre studio qui, des années 50 aux années 70, produisait la plupart des films d'horreur de l'époque. La Locataire est le premier film né de la renaissance du célèbre studio. Il joue donc principalement la carte du classique en voulant redonner ses lettres de noblesse à la Hammer. Plus qu'un film d'horreur moderne où le gore et le trash l'emportent très souvent sur l'ambiance, La Locataire mise surtout sur une atmosphère en jouant énormément sur le suspense et sur une construction scénaristique originale.
Malheureusement cette originalité va desservir le film puisque l'élément clé du scénario, le fameux rebondissement qui permet de jouer sur le suspense et l'attente du spectateur, arrive dès le début du film. Il ne reste donc plus aucun élément pour nous tenir en haleine.

Malgré une ambiance étrange, une atmosphère digne d'un Hitchcock (on peut penser à Psychose sur certains aspects de la réalisation) que le réalisateur, qui vient du clip vidéo et dont c'est le premier film, essaye de distiller à travers le décor glauque et sombre d'un immeuble à l'apparence insalubre, il finit par faire un film trop moderne. En effet le réalisateur utilise beaucoup d'effets pour faire monter la tension. Mais à trop vouloir mélanger les époques il a fini par perdre le spectateur dans le processus.

L'intention était pourtant bonne et honorable de vouloir rendre hommage aux films de la Hammer en se démarquant du film d'horreur trash et moderne que l'on peut voir ces derniers temps avec les Saw. Malheureusement le scénario n'a pas suivi malgré une distribution impeccable (Jeffrey Dean Morgan joue très bien l’ambiguïté de son personnage alors que Hilary Swank est parfaite en victime pas si fragile que ça) et une apparition légendaire de Christopher Lee (quoique trop courte à mon avis) qui retrouve ici le studio de la Hammer, trente ans après.

05/07/2010

Eyes of War (Triage)

Réalisateur du très récompensé No Man's Land, Danis Tanovic revient ici avec un film très fort sur la guerre au Kurdistan à travers le regard de deux photographes. Ce sont eux les yeux de la guerre. Ils ont la lourde responsabilité de témoigner au monde, à travers leurs clichés de la réalité de la guerre.

eyes of war.jpg

Le premier photographe, Mark (Colin Farrell, étonamment émouvant), cherche à tout prix le "money shoot", le cliché accrocheur et spectaculaire qui lui permettra d'être publié. L'autre photographe, David (Jamies Sives), préfère privilégier la qualité au côté racoleur. Ces différences de personnalité sont aussi leur force. Inséparables et complémentaires, ils sont comme les deux faces d'une même pièce. Ce qui permet d'avoir deux ressentiments qui se mélangent, interagissent entre eux, la douceur et l'humanité avec David et la violence, la bestialité avec Mark. Au niveau du film, on est partagé entre ces deux expériences, ces deux sensations. Elles ne font plus qu'un pour délivrer au final un plaidoyer très émouvant sur ces artistes qui sont prêts à sacrifier leur vie pour témoigner de la dure réalité de la guerre. En ce sens, le film est très émouvant, très beau.

De plus, le réalisateur s'attache à nous montrer les conséquences de la guerre pour l'un de ces héros. Le traumatisme subi, et que l'on revit sous forme de flashbacks et d'images presque subliminales, nous émeut et encore une fois nous renvoie à la dure réalité de la vie. Même si l'histoire se passe dans les années 90, on fait très rapidement le lien avec l'actualité. Une guerre est une guerre quelque soit le lieu et le temps, les mêmes événements se déroulent.

Le films soulève un problème d'éthique à propos des criminels de guerre. Méritent-ils que l'on s'intéressent à eux après les faits où doit-on les laisser dans leur culpabilité apparente et leur traumatisme. Et dans ces cas-là peut-on aussi considérer les soldats qui tuent au nom de leur patrie comme des criminels de guerre, seulement parce qu'ils ont tué. Ne méritent-ils pas qu'on s'intéressent à leur cas, qu'on les "soigne" comme le sous entend le personnage interprété par Christopher Lee (la seule raison de mon intérêt pour le film, il est impressionnant, il domine le film de sa présence envoûtante). Le réalisateur a le mérite de soulever le problème mais sans juger. Il laisse traîner l'ambiguité à travers la confrontation père/fille. Chacun a son point de vue et le défend de façon honnète.

Je ne pouvais pas évoquer ce film sans parler de la performance hallucinante de Colin Farrell. Il est impressionnant de vérité, de sensibilité. Lui que l'on a l'habitude de voir jouer les durs, il se lâche et se donne complètement dans ce film. On est les témoins de sa transformation progressive physique (il devient presque squelettique à la fin) et psychologique (il se perd dans sa culpabilité), c'est lui qui mène la danse et arrive même à nous émouvoir.

Une déception tout de même sur le film de façon générale. C'est convenu, pendant tout le film on attend la révélation finale mais le problème c'est qu'on le sait depuis le début. Il n'y a donc aucune surprise, on se dit tout ça pour ça?

ELLE