28/01/2012
La Taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy)

Adaptation du best-seller de John Le Carré, La Taupe brille par une mise en scène qui détonne des films d'espionnage que l'on a l'habitude de voir. Ici, point de scènes d'action, de séquences grand spectacle avec des plans qui vont dans tous les sens. Le réalisateur, Tomas Alfredson, pose sa caméra, et tel un témoin impuissant, nous fait entrer dans l'univers des MI6 des années 70, en pleine guerre froide. Un univers sombre, froid (c'est peut être un cliché mais en même temps en Angleterre peut-on donner une ambiance chaude à la Miami, je ne crois pas) et distant qui nous plonge dans une ambiance très mystérieuse qui colle parfaitement avec le film. Ambiance d'ailleurs appuyée par de longs plans, en focale très éloignée qui créent une distance avec le spectateur. Et c'est bien là son grand défaut.
Ce film aurait pu être une pièce de théâtre dans le style d'Agatha Christie (cf Mousetrap). Le titre original pourrait même faire penser à un roman de Christie, Tinker, Tailor, Soldier, Spy.
L'ancien agent du MI6 (Gary Oldman) mène son enquête pour découvrir qui est la taupe qui se cache au sein des services secrets britanniques. Il va donc mener son enquête en interrogeant chaque haut dirigeant du "Cirque", section du MI6. Ainsi on peut voir tous les personnages entrer en scène les uns après les autres jusqu'au dénouement final.
Le réalisateur ne nous laisse pas une seule seconde mener l'enquête. Il ne glisse aucun indice à notre encontre pour nous aiguiller ou non sur la piste. Il est trop dans la démonstration de son histoire. ll ne nous laisse aucune liberté pour nous laisser surprendre. Ce qui donne au final un film très plat, ennuyant.
08:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tomas alfredson, mark strong, gary oldman, colin firth, john hurt, toby jones, tom hardy
01/02/2011
Le Discours d'un Roi (The King's Speech)
Quand la petite histoire rejoint la grande. Le Discours d'un Roi met en scène l'histoire vraie d'un homme simple, avec un problème d'élocution, et qui n'est autre que le fils du Roi d'Angleterre, Georges V. Mis en scène de façon magistrale par Tom Hooper, interprété avec sincérité et un talent indéniable par un Colin Firth qui mérite amplement l'Oscar pour sa prestation d'un George VI très convaincant (on retient littéralement notre souffle dès qu'il ouvre la bouche pour parler, ou du moins essayer). Tous ces éléments réunis font du Discours d'un Roi un grand film qui mérite que l'on s'y attarde.
A travers le portrait de cet homme qui cherchait à s'affranchir et se démarquer du domaine familial étouffant et contraignant, c'est l'Histoire d'une famille royale et d'un gouvernement aux abords de la Seconde Guerre Mondiale qui sont racontés. Quand la petite histoire rejoint la grande. Le film montre notamment l'engagement des Anglais dans le conflit mondial, alors pourtant même qu'ils n'ont pas été attaqués directement.
A moins que ce film parle d'une amitié forte entre deux hommes rejetés par la société mondaine et peu enclins à suivre les règles imposées par cette dernière (une mention toute particulière à Geoffrey Rush, étonnant dans le rôle de ce "médecin"). Ou encore serait-ce un film sur cette famille exemplaire, qui s'aime très profondément, pour preuve les scènes touchantes chez eux où l'on ressent une véritable complicité et confiance les uns envers les autres. Ou peut être tout simplement est-ce un film sur le courage, l'humilité face au combat.
Le Discours d'un Roi mélange les styles avec grâce et une simplicité déroutante. Ce qui en fait au final un film très complet, très riche.

La mise en scène du film est à l'image de son héros. Double. Elle est majestueuse, d'une facture assez académique vu le sujet qu'elle traite. Le réalisateur met en scène la famille royale et ses conventions de façon sincère et juste. Il y a une certaine solennité dans la façon qu'a Tom Hooper de filmer la monarchie, à travers notamment de grands plans larges qui montre l'univers grandiose, magistral de la monarchie anglaise.
Et en même temps cette même mise en scène possède un certain grain d'originalité (les visages ne sont pas cadrés au milieu, souvent filmés au plus près, il y a pas mal de plans en contre-plongée pour mieux montrer le pouvoir oppressant de la monarchie sur cet homme) qui la rend unique. Ces deux aspects de la réalisation mettent en avant la nature contradictoire du héros interprété par Colin Firth. D'un côté il y a son aspect protocolaire qui ressort à travers les traditions et engagements liés à sa fonction royale. De l'autre côté il y a cet homme simple qui aspire à une vie tranquille loin du pouvoir et de la célébrité. Un homme qui a un problème de bégaiement, qui essaye de le régler de façon peu conventionnelle, ce qui en fait quelqu'un de non ordinaire, qui sort du lot. Son bégaiement est en quelque sorte à l'image de son refus des conventions. Refus qui va se transformer en même temps que son bégaiement disparait.

Une petite note finale sur la dernière scène du film, grandiose, à vous couper le souffle! Elle nous transporte! Elle est montée de telle façon qu'on se croirait dans un match de boxe, avec comme concurrents George VI et un micro. Le suspense et la tension sont palpables et on est comme ce public qui retient son souffle pour l'entendre prononcer son discours. Libérateur!! Un final de toute beauté pour un film magistral!
Concernant les Oscars, Jeff Bridges l'avait remporté l'année dernière sur Colin Firth (A Single Man) pour son rôle de chanteur blasé dans Crazy Heart. La tendance semble s'inverser cette année, Jeff Bridges étant nommé pour True Grit, car il est impossible que Colin Firth n'ai pas l'Oscar.
ELLE
Synopsis Allocine : D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.
08:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tom hooper, colin firth, helena bonham carter, geoffrey rush, guy pearce, derek jacobi, michael gambon, jennifer ehle, timothy spall
16/01/2011
Critic's choice awards
Il tombe il tombe les palmarès, voici ceux des critic's choice awards:
Meilleur Film
The Social Network (2010)
127 heures (2010)
Black Swan (2010)
The Fighter (2010)
Inception (2010)
Le discours d'un roi (2010)
The Town (2010)
Toy Story 3 (2010)
True Grit (2010)
Winter's Bone (2010)
Meilleur acteur
Colin Firth pour Le discours d'un roi (2010)
Jeff Bridges pour True Grit (2010)
Robert Duvall pour Get Low (2009)
Jesse Eisenberg pour The Social Network (2010)
James Franco pour 127 heures (2010)
Ryan Gosling pour Blue Valentine (2010)
Meilleure actrice
Natalie Portman pour Black Swan (2010)
Annette Bening pour Tout va bien! The Kids Are All Right (2010)
Nicole Kidman pour Rabbit Hole (2010)
Jennifer Lawrence pour Winter's Bone (2010)
Noomi Rapace pour Millénium (2009)
Michelle Williams pour Blue Valentine (2010)
Meilleur acteur dans un second rôle
Christian Bale pour The Fighter (2010)
Andrew Garfield pour The Social Network (2010)
Jeremy Renner pour The Town (2010)
Sam Rockwell pour Conviction (2010/II)
Mark Ruffalo pour Tout va bien! The Kids Are All Right (2010)
Geoffrey Rush pour Le discours d'un roi (2010)
Meilleure actrice dans un second rôle
Melissa Leo pour The Fighter (2010)
Amy Adams pour The Fighter (2010)
Helena Bonham Carter pour Le discours d'un roi (2010)
Mila Kunis pour Black Swan (2010)
Hailee Steinfeld pour True Grit (2010)
Jacki Weaver pour Animal Kingdom (2010)
Meilleur casting
The Fighter (2010)
Tout va bien! The Kids Are All Right (2010)
Le discours d'un roi (2010)
The Social Network (2010)
The Town (2010)
Meilleur réalisateur
David Fincher pour The Social Network (2010)
Darren Aronofsky pour Black Swan (2010)
Danny Boyle pour 127 heures (2010)
Joel Coen, Ethan Coen pour True Grit (2010)
Tom Hooper pour Le discours d'un roi (2010)
Christopher Nolan pour Inception (2010)
Meilleur scénario original
Le discours d'un roi (2010): David Seidler
Another Year (2010): Mike Leigh
Black Swan (2010): Mark Heyman, Andres Heinz, John J. McLaughlin
The Fighter (2010): Scott Silver, Paul Tamasy, Eric Johnson
Inception (2010): Christopher Nolan
Tout va bien! The Kids Are All Right (2010): Lisa Cholodenko, Stuart Blumberg
Meilleure adaptation
The Social Network (2010): Aaron Sorkin
127 heures (2010): Simon Beaufoy, Danny Boyle
The Town (2010): Ben Affleck, Peter Craig, Sheldon Turner
Toy Story 3 (2010): Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton, Lee Unkrich
True Grit (2010): Joel Coen, Ethan Coen
Winter's Bone (2010): Debra Granik, Anne Rosellini
Meilleur film d'animation
Toy Story 3 (2010)
Moi, moche et méchant (2010)
Dragons (2010)
L'illusionniste (2010)
Raiponce (2010)
Meilleur jeune acteur/actrice
Hailee Steinfeld pour True Grit (2010)
Elle Fanning pour Somewhere (2010)
Jennifer Lawrence pour Winter's Bone (2010)
Chloe Moretz pour Laisse-moi entrer (2010)
Chloe Moretz pour Kick-Ass (2010)
Kodi Smit-McPhee pour Laisse-moi entrer (2010)
Meilleur film d'action
Inception (2010)
Kick-Ass (2010)
Red (2010/I)
The Town (2010)
Unstoppable (2010)
Meilleure comédie
Easy A (2010)
Cyrus (2010/I)
Crazy Night (2010)
American Trip (2010)
I Love You Phillip Morris (2009)
Very Bad Cops (2010)
Meilleur film étranger
Millénium (2009)
Biutiful (2010)
Amore (2009)
Meilleur documentaire
Waiting for Superman (2010)
Faites le mur (2010)
Inside Job (2010)
Restrepo (2010)
Joan Rivers: A Piece of Work (2010)
The Tillman Story (2010)
Meilleure chanson
127 heures (2010)("If I Rise")
Burlesque (2010/I)("You Haven't Seen the Last of Me Yet")
Raiponce (2010)("I See the Light")
Toy Story 3 (2010)("We Belong Together")
Waiting for Superman (2010)("Shine")
Meilleur compositeur
The Social Network (2010): Trent Reznor, Atticus Ross
Black Swan (2010): Clint Mansell
Inception (2010): Hans Zimmer
Le discours d'un roi (2010): Alexandre Desplat
True Grit (2010): Carter Burwell
Meilleur téléfilm
"The Pacific" (2010)
Temple Grandin (2010) (TV)
You Don't Know Jack (2010) (TV)
Meilleur film
Inception (2010)
127 heures (2010)
Black Swan (2010)
Le discours d'un roi (2010)
True Grit (2010)
Meilleure direction artistique
Inception (2010)
Alice au pays des merveilles (2010)
Black Swan (2010)
Le discours d'un roi (2010)
True Grit (2010)
Meilleur montage
Inception (2010)
127 heures (2010)
Black Swan (2010)
The Social Network (2010)
Meilleur costume
Alice au pays des merveilles (2010)
Black Swan (2010)
Le discours d'un roi (2010)
True Grit (2010)
Meilleur maquillage
Alice au pays des merveilles (2010)
Black Swan (2010)
Harry Potter et les reliques de la mort - 1ère partie (2010)
Meilleur effets spéciaux
Inception (2010)
Alice au pays des merveilles (2010)
Harry Potter et les reliques de la mort - 1ère partie (2010)
Tron - L'Héritage (2010)
Meillleur son
Inception (2010)
127 heures (2010)
Black Swan (2010)
The Social Network (2010)
Toy Story 3 (2010)
08:04 Publié dans Cérémonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colin firth, natalie portman, christian bale, melissa leo
04/03/2010
A single man
Les critiques ont parfois raison, en tout cas pour ce film, il est vrai qu'un réalisateur est né. Car j'ai rarement vu un film aussi précis au niveau de l'image, la lumière est extrèmement travaillée, et bien travaillée! Cela donne un côté très esthétique au film, j'ai eu l'impression parfois que c'était une pub pour les parfums ou les cigarettes, mais cela permet également de plonger dans les années 60, qui étaient chic, les personnages sont d'ailleur tiré à quatre épingles, ce qui rend Julianne Moore encore plus belle. Il y a une certaine légéreté à certains moments du film qui est vraiment dramatique, ce qui permet une respiration. Tom Ford évite de tomber dans le pathos avec des pleurs ou de la musique larmoyante, il y a un côté romantique et poétique, j'ai oublié qu'ils s'agissaient de deux hommes, je n'ai vu qu'un couple, ce qui est un trou de force car la plupart des films caricatures les homosexuels ou essayent de faire passer la pilule du puritanisme américain avec des choses très très légère. Il y a une tension sexuel, en tout cas pour moi, incroyable dans ce film, cela est rendue par la réalisation de Tom Ford mais aussi par le jeu de Colin Firth qui est parfait et de son partenaire Nicholas Hoult qui parle parfaitement avec leurs yeux. J'ai été surpris pas l'ambiance que Tom Ford a su créer dans son film, d'habitude les films où il y a peu de dialogue me font chier car il ne se passe pas grand chose alors que là heureusement qu'il y a peu de dialogue car tout passe par l'image, et Tom Ford sait parfaitement l'utiliser.
Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim.
08:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : colin firth, julianne moore, tom ford, nicholas hoult, matthew goode
26/12/2009
Le Patient Anglais (the english patient)
Il y a des films qui marque mais pas toujours pour les raisons que l'on croit, j'ai vu ce film au cinéma, mais dans un cinéma en pleine air, avec sur le terrain de foot à côté des tentes qui se montaient pour des réfugiés Allemands et Italiens à cause de la guerre entre l'Erythrée et l'Ethiopie, donc ce film m'a marqué car j'ai eu l'ombre d'un arbre pendant tout le film, je ne me souvenais que de cela, il a fallu dix ans avant que je le revois, et que je découvre enfin ce film, qui est une magnifique histoire d'amour, mais elle a les codes pour faire l'histoire d'amour tragique et en même temps romantique: la guerre, un attachement à la terre, des protagonistes qui ne s'apprécient pas forcément au départ, n'est-ce pas "Autant en emporte le vent" ou encore il y a peu "Australia, je pourrais encore citer "Pearl Harbor", il manque juste l'affrontement entre les deux personnages mais l'espoir, l'amour en tant de guerre, rajoute une tension dramatique très forte, et avec ce film on a deux pour le prix d'un. Le film mélange énormément de chose puisqu'il y a la guerre, l'amour, mais aussi des sentiments profonds comme la vengeance, l'empathie, l'amitié, la trahison, le désespoir, tout cela fait une histoire très intéressante, avec une magnifique musique, et de beaux paysages, je comprend pourquoi ce film devient un classique. Les acteurs sont tous très bien, et la réalisation est parfaite, ça se regarde avec plaisir.
En 1945, quatre personnes dechirées par la guerre se réfugient dans un monastère abandonné de Toscane pour se guérir de leurs maux. Peu à peu le passé va resurgir et la présence d'un homme mystérieux et méconnaissable, le patient anglais, va bouleverser le destin de ceux qui croisent son chemin.
08:55 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : juliette binoche, ralph fiennes, kristin scott thomas, colin firth
21/09/2009
Le journal de Bridget Jones (Bridget Jones's diary)
Le film qui a lancé la mode des films pour célibataire en mal d'amour et romantique, qui a posé les codes du genre, une bonne musique, quelques gags pas torp lourd, le beau mec qui se trouve être un vrai connard et surtout le must, que l'on a retrouvé, il y a peu dans "L'abominable vérité" et "la proposition", le mec qui n'est pas fait pour vous au départ et qui en fait l'est!!! Tout un programme, mais voilà, l'idée était excellente il y a 8 ans, cela montré une génération mais il y a eu tellement de choses depuis, que le film est sympa, sans plus, c'était parfait un dimanche soir sur TF1. Le film a fait décollé la carrière de Renée Zellweger avec le succès que l'on connaît, à forger le rôle de Hugh Grant dans le charmeur, là salaud mais charmeur quand même, et fait connaître un peu plus Colin Firth que l'on voit de plus en plus dans des rôles très différents. Il y a eu un Bridget Jones 2 et il y a un Bridget Jones 3 en préparation, toujours avec Renée Zellweger, qu'ont-ils trouvé à dire?

A l'aube de sa trente-deuxième année, Bridget Jones, employée dans une agence publicitaire à Londres, décide de reprendre sa vie en main. Pour ce faire, elle dresse une liste de bonnes résolutions :
- La première : tenir un journal intime.
- La deuxième : trouver un petit ami, voire même l'homme idéal. Pourquoi ne pas s'habiller sexy pour se faire remarquer par Daniel Cleaver, son patron ? Et pas question de sortir avec l'insupportable Mark Darcy, un ami d'enfance ! Celui-ci est l'incarnation de tout ce que Bridget déteste chez un homme. En plus, il fréquente une peste mondaine répondant au doux nom de Natasha.
- La troisième : perdre du poids.
Et la quatrième : arrêter de fumer.
08:54 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : renée zellweger, hugh grant, colin firth
15/05/2009
Un Mariage de Rêve (Easy Virtue)
Quelle agréable surprise!!!! J'étais partie pour voir un film sympathique, avec de (très) bons comédiens, mais sans plus. Au final, j'ai bien ri, je suis ressortie de la salle avec le sourire aux lèvres, convaincue d'avoir passé un bon moment.
Stephen Elliott, réalisateur talentueux de Priscilla Folle du Désert et de Trader, nous a concocté un savoureux mélange de ses deux films pour nous servir Un Mariage de Rêve plein de fantaisie, d'humour et de bons sentiments, une vraie comédie légère et pleine d'esprit.
Le personnage de Larita Huntington (Jessica Biel) est haut en couleurs (et peut rappeler par son côté déluré et fantasque les drag queens de Priscilla Folle du Désert). On penserait de premier abord qu'elle est la peste de service, essayant par tous les moyens d'éloigner son mari de sa mère. Et non, elle est tout le contraire en fait. C'est quelqu'un qui va au bout des choses, n'a pas peur des convenances et possède un grand coeur. Elle est à l'écoute de son prochain et ferait tout par amour. De plus, elle n'a pas sa langue dans sa poche, est complètement nature ce qui va dérouter et renverser les valeurs de cette famille bourgeoise et coincée au possible qui attache plus d'importance aux convenances et apparences qu'à la nature humaine. En témoigne le père qui est revenu de la Grande Guerre complètement traumatisé, ayant perdu tout repère avec la réalité et ses accroches familiales et sociales. Il sera à son retour ignoré de tous et incompris.
Ce qui est appréciable avec ce film c'est qu'il ne plonge pas dans le pathos. On n'est pas submergé de bons sentiments et de violons. Un Mariage de Rêve n'est pas qu'une comédie romantique relatant l'histoire d'amour d'un noble anglais et d'une américaine peu portée sur les conventions de cette fameuse noblesse en perdition. C'est aussi et avant tout une comédie pleine d'esprit, d'humour et de (très) bon comédiens.
Encore une fois, le titre français est très mal adapté par rapport au titre anglais, Easy Virtue, plein d'esprit et petit clin d'oeil au personnage principal féminin.
23:02 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stephen elliott, jessica biel, colin firth, kristin scott thomas, ben barnes







