07/01/2011
11:14

Vous n'avez peut être jamais entendu parler de ce film. Et pourtant c'est le genre de films qui ne paye pas de mine mais se regarde avec beaucoup d'intérêt. Car c'est le genre de film sans prétention, réalisé avec peu de moyens, mais qui grâce à un scénario très bien construit, appuyé par des acteurs investis dans leur rôle, on obtient un film intéressant avec un suspense qui nous emmène jusqu'à la dernière seconde.
Tout commence un soir dans une petite bourgade des États-Unis, à 11:14, un homme en voiture a un accident, un cadavre tombe sur son capot. Comment a-t'il atterri là? A partir de cet événement, le film va retracer la soirée de plusieurs personnes, impliquées de près ou de loin dans ce qui est arrivé à 11:14.
Construit comme un puzzle, un peu dans la même lignée que Collision ou Angles d'Attaque, 11:14 nous entraîne d'un personnage à un autre, nous refaisant revivre la même scène sous différents angles, rajoutant à chaque fois un élément du puzzle nous permettant de découvrir la vérité sur ce qui s'est passé.
En plus d'être bien construit, le film distille une atmosphère mystérieuse, sombre qui appuie bien son propos.
ELLE
08:07 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hilary swank, colin hanks, patrick swayze, rachael leigh cook, henry thomas, clark gregg, ben foster
28/07/2009
Mister Showman (The Great Buck Howard)

Buck Howard est un très grand magicien!!! Dans Mister Showman, il prétend qu'il peut endormir en quelques secondes toute une salle. Eh ben il a plus que réussi son tour parce que même moi j'ai réussi à m'endormir.
Le film avait pourtant bien commencé. Une voix-off entraînante nous présente le personnage principal, Troy Gable (Colin Hanks), lui-même donc, ainsi que son univers. Appuyé par des petites notes visuelles (style QCM) Troy Gable raconte avec beaucoup de détachement et d'humour les raisons qui l'ont poussées à accepter le travail d'assistant du magicien/mentaliste Buck Howard (John Malkovich). Il prend alors la route auprès de ce dernier, magicien excentrique et lunatique qui a la particularité de faire de grandes poignées de main (élément de répétition qui finit par lasser un peu au bout d'un moment). En sa compagnie, Gable découvre un univers haut en couleur, autant cruel que généreux, où la passion d'un homme pour son métier l'emporte sur des ambitions liées à la volonté de faire plaisir à son père.
Le réalisateur, Sean McGinly, s'est emparé d'un sujet qui lui tient à coeur puisqu'il dédicace son film à "The Amazing Kreskin", magicien mentaliste pour lequel il a été brièvement assistant manager. Pour son premier film, McGinly montre une assurance et un talent certain face à son sujet. La réalisation est dynamique et moderne. Les moments où l'on s'ennuie viennent de lacunes au niveau du scénario, pas de la réalisation. En effet, on attend trop longtemps que l'action se relance et on finit par perdre vite l'intérêt. Heureusement, le réalisateur a su miser sur d'autres éléments pour palier à la pauvreté scénaristique. Il joue énormément sur l'émotion et au final on se laisse prendre au jeu, au risque d'en redemander.
Ce film reste très attachant, notamment à travers les valeurs qu'il promeut. On revit, à travers ce personnage d'une autre ère, les vestiges d'une époque révolue, désuète, où l'esprit humain l'emportait sur le monde matérialiste et moderne. C'était une époque plus simple (peut être plus naïve aussi), où l'on pouvait encore rêver de magie, d'illusions et d'un monde meilleur. A l'instar du personnage de Buck qui, dans son tour le plus célèbre, met en jeu son cachet de la soirée au profit d'une oeuvre caritative, le réalisateur nous fait réaliser que certaines valeurs humaines valent tout l'or du monde et qu'il faut les préserver le plus longtemps possible. En ce sens, le film est très bien réussit et on en ressort touché.
Le véritable tour de magie reste la performance sans faute de John Malkovich. Il est méconnaissable et se fond dans son personnage avec une facilité déconcertante. Son côté excentrique et agaçant n'a d'égal que son côté touchant et drôle. Quant aux Hanks malheureusement, on n'en profite pas assez. C'était pourtant une bonne idée de réunir le père et le fils, cela apportait une touche émotionnelle plus soutenue au film. Colin Hanks est cependant parfait pour le rôle de l'assistant du magicien. Avec sa tête juvénile et son côté naïf, il correspond tout à fait au rôle.
07:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sean mcginly, john malkovich, colin hanks, tom hanks, emily blunt, steve zahn







