01/06/2011
Festival Paris Cinéma
La 9ème conférence de presse du festival Paris Cinéma a eu lieu aujourd'hui,et l'on peut dire que cette année, il y en a pour tout le monde, un peu plus que les autres années, je trouve.
Tout d'abord l'invité d'honneur de ce festival, et a reçu la grande médaille vermeil de la ville de Paris: Michael Lonsdale, oui on peut dire que c'est son année. Il y aura donc une rétrospective de ses films au travers de 27 films, et il présentera en Avant-première son dernier film "Les hommes libres" de Ismaël Ferroukhi.
Elle suit Jane Fonda qui était l'invité de l'année dernière, elle descend également de parents qui ont écrit l'histoire du cinéma, il s'agit de Isabella Rosselini, qui a eu une riche carrière et pour le moins éclectique.
Le Mexique est le pays à l'honneur cette année, et ils ont eu la bonne idée de mettre à l'honneur un de ses meilleurs portes drapeaux puisque c'est le comédien Gael Garcia Bernal, qui devrait être présent, donc il risque d'avoir foule de jeunes filles lors de la présentation de son dernier film.
Un cinéaste est également mis à l'honneur que personnellement je ne connaissais pas d'où l'intérêt de ce genre de festival qui met en lumière, non pas un inconnu, mais quelqu'un qui ne cherche pas forcément être dans la lumière, c'est le réalisateur Jerzy Skolimowski, qui a été le scénariste de Polanski a ses débuts et qui vient de tourner un film avec Vincent Gallo qui est sorti, il y a peu sur nos écrans.
On peut dire que c'est LE cinéaste de l'animation, en tout cas il lui a redonné ses lettres de noblesse avec Kirikou et la sorcière, qui sera évidement présenté, mais il vient surtout présenté son dernier film "Contes de la nuit".
Il a marqué le cinéma et le festival voulait lui rendre hommage, vingt ans après sa mort, Don Spiegel aura le droit a une rétrospective de ces films au Grand Action.
Je ne le disait tout à l'heure, c'est le Mexique qui est à l'honneur cette année, et l'on peut dire que le spectre de la programmation est large puisqu'elle va de Luis Bunuel à Gullermo Del Toro, il y aura aussi bien des longs que des courts métrages, mais également des avant-premières, et l'on peut dire qu'il n'a pas dû être facile de faire ce programme à cause de la polémique causée par vous savez qui!
Comme toujours le festival débutera avec la Nuit du cinéma qui aura toujours lieu au forum des images et cette année c'est très sexe comme programmation puisqu'il y aura des romans porno japonais, petit clin d'oeil au pays à l'honneur de l'année dernière. Filipo fever, plonger dans le cinéma philippin des annés 70. Ils ont succombé à la mode des vampires mais il n'y aura pas de Twilight et autres films pour ado mais ce sont les femmes vampires qui sont mis en avant. Et pour finir une fois encore du cinéma mexicain mais Bis!
Là encore c'est un rendez-vous à ne pas manquer c'est le karaoké géant lors de la soirée de clôture au 104, j'en garde un excellent souvenir l'année dernière où j'avais chanté sur les comédies musicales de Jacques Demy.
Ah la compétition, ce n'est jamais facile, cette année 8 films vont se "battre" pour le prix du public, le prix des blogueurs, le prix des étudiants, et surtout le prix du jury professionel.
Il y a également des longs hors compétition , des courts métrages mais surtout une très bonne chose c'est la présentation des films paris project, qui est une plate forme de co-production qui ont réussi à se faire grâce au festival et ils seront enfin dévoiler au public!
Elles sont 38! 38 avant-premières de films qui seront projetés pendant 10 jours donc autant dire que vous ne pourrez pas toutes les voir mais il y en a pour tout le monde.
Egalement les ressorties de l'été qui sont parfois un pur plaisir de voir un film au cinéma plutôt que sur son écran de télé, par exemple cette année avec les goonies qui est un film culte et qui pour ma part je n'ai vu qu'à la télévision donc ça sera juste énorme de la voir sur grand écran surtout qu'il sera suivi d'un chasse aux trésors.
Ce n'est pas fini puisqu'il y aura également des ciné-concerts, ainsi que les 25 ans de Pixar, et l'on peut dire qu'ils fêtent cela très bien puisqu'il y aura une avant-première exceptionnelle de Cars 2, des courts métrages inédits dont le fameux vacances à Hawai avec Ken et Barbie, une rétrospective et une master class.
La 3D prend de plus en plus de places dans les salles et je l'ai déjà dit et je le redit ce n'est absolument pas justifié pour la plupart des films, peut être j'aurai des réponses à tout cela lors de la table ronde qui est consacré à la 3D relief.
Je termine tout cela avec un rendez-vous qui marche de mieux en mieux car cette année, elle se tiendra sur deux jours, c'est la fameuse brocante où j'avais déniché l'autobiographie de Marcel Carné, il y a toute sorte de choses à voir c'est un vrai plaisir.
Je n'ai pas fait la liste de tous les films car sinon cela serai trop long mais nous présenterons plus en détail, les films à voir ou à découvrir et même redécouvrir une prochaine fois.
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30/07/2010
le braqueur
Troisième film en compétition pour le festival Paris Cinéma.
Le braqueur de Benjamin Heisenberg, qui a reçu le prix des blogueurs lors de cette 8ème édition.

L'histoire est intéressante, d'ailleur tirée d'une histoire vraie mais le traitement par le réalisateur qui en a fait une oeuvre très lente qui traine en longueur, sans malheureusement aller en profondeur sur le personnage du braqueur a fait que j'ai eu beaucoup de mal à regarder ce film, ça manque de vie. L'affiche est très accrocheuse, elle est en mouvement, alors que le film est presque au ralenti. On suit la vie de cette homme sans savoir qui pourquoi comment, il fait tout cela. Alors qu'il y a matière à faire quelques choses de très bien, le réalisateur n'a pas su exploité la force du personnage et du sujet qui l'entoure, c'est bien dommage. De plus l'interprétation du personnage du braqueur par l'acteur Andreas Lust est très très bien.
Le Braqueur' raconte l'histoire d'un homme comblé de dons : Johann Rettenberger, coureur de marathon couronné de succès et voleur de banques en série. Sans état d'âme, il mesure avec précision fréquence cardiaque, effort, endurance et effectivité pendant les courses d'entraînement tout comme lors des hold-up où, portant des masques absurdes et armé d'un fusil à pompe, il court pour échapper à la police. Il vit dissimulé avec son amie Erika à Vienne, partant sans cesse en chasse avec passion et plein d'avidité pour l'expédition, le mouvement, la beauté de la chasse, jusqu'à trois fois par jour. Lorsqu'il est identifié, ses jambes le sauvent d'un énorme dispositif policier. Quelqu'un comme lui ne peut avoir de but : le mouvement pur et perpétuel est l'état vers lequel tend le voleur. Plus loin, toujours plus loin l'entraîne sa fuite. Pas question d'arriver à une destination quelconque.
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24/07/2010
Cleveland contre Wall Street
Deuxième film de la compétition du Festival Paris Cinéma, c'est un documentaire qui est en plein dans l'actualité puisque l'administration Obama a décidé de changer Wall Street suite à la crise qu'on subit les banques.

Le 11 janvier 2008, Josh Cohen et ses associés, avocats de la ville de Cleveland, assignent en justice les 21 banques qu’ils jugent responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville. Mais les banques de Wall Street qu’ils attaquent s’opposent par tous les moyens à l’ouverture d’une procédure.
Cleveland vs Wall Street raconte l’histoire d’un procès qui aurait dû avoir lieu. Un procès de cinéma, dont l’histoire, les protagonistes et leurs témoignages sont bien réels.
08:22 Publié dans Cinéma, festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma
21/07/2010
Alamar
Le festival Paris cinéma s'est terminé mais je n'avais pas vu les films de la compétition, dont voici un avis.

Pour les vacances d’été, Jorge, un homme d’origine maya, est venu chercher son fils Natan de mère italienne. Le fils partage dès lors le quotidien de son père dans une maison sur pilotis de la mer des Caraïbes. Avec le grand-père, ils partent régulièrement à la pêche sous-marine. Alamar est une invitation à découvrir un autre mode de vie, où le lien homme-nature est plus étroit. Un univers fascinant, un yoyage écologique.
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13/07/2010
La Guerre des Boutons

Autre grand classique projeté au Festival Paris Cinéma, l'incontournable et intemporel, "si j'avais su j'aurai pas v'nu", j'ai nommé La Guerre des Boutons.
Classique que j'avais dû entr'apercevoir il y a quelques années maintenant, ce fut un plaisir de le (re)voir sur grand écran.
Présenté par l'acteur Louis Garrel, mis à l'honneur pendant le Festival, il a choisi ce film dans sa carte blanche car c'est un film qui fut un modèle pour lui, tant par l'impétuosité et le côté transgressif des personnages, représentatifs d'une certaine liberté que l'on est loin d'avoir quand on est enfant. Mais aussi par la relation qui est faite dans le film entre la nature et les enfants. Les deux éléments interagissent l'un avec l'autre. La nature est à l'image des enfants, sauvage et douce à la fois. Les enfants ont cette dualité aussi. Ils ont gardé leur innocence (l'exemple parfait est quand au début du film ils se demandent ce que veut dire 'couilles molles' et envoient un petit le demander à son père), ils sont insouciants mais en même temps ils essayent de faire comme leur parents, être adultes, grandir, et donc se rebellent, sans forcément penser aux conséquences.
Ce film est très drôle, il ne manque pas d'autodérision, par exemple lorsque les parents, représentatifs de l'autorité face aux enfants, se comportent comme eux justement. Les rôles sont inversés, les enfants dirigent à leur manière la société. Les acteurs qui jouent les enfants (surtout Martin Lartigue qui joue Petit Gibus) sont excellents. Ils sont très professionnels malgré leur jeune âge et cela se retrouve dans le film. Ils apportent une certaine maturité à leur personnage, ce qui crée un contraste comique avec le fait que ce sont des enfants que l'on voit à l'écran. Ce contraste est accentué par la réalisation de Yves Robert qui met vraiment l'accent sur les enfants. Ce sont eux les vedettes et sont donc filmés comme des adultes. Ils tiennent même des discours d'adultes, notamment sur la démocratie, ce qui vaut des scènes très drôles. Il y a vraiment une liberté de ton, de langage qui nous ramènent en enfance, le temps de l'innocence et des bétises. Un vrai régal!
ELLE
07:50 Publié dans Cinéma, festival | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : yves robert, festival paris cinéma, michel galabru, pierre tchernia
12/07/2010
L'Extravagant Mr Deeds (Mr Deeds Goes to Town)

Dans le cadre du Festival Paris Cinéma des petits bijoux du cinéma, chefs d'oeuvre (re)connus ou OVNI à découvrir, ressortent en salle. C'est la cas de L'Extravagant Mr Deeds de Frank Capra.
Je n'avais jamais eu l'occasion de voir ce film de Capra pourtant un classique. En fait je n'ai pratiquement vu aucun film du réalisateur à l'exception du plus que célèbre La Vie est Belle. Ayant lu son autobiographie, Hollywood Story (que vous devez absolument découvrir, son histoire est passionnante, on a l'impression de lire le scénario d'un film) j'ai eu un aperçu de ses films à travers son histoire, ses rêves. On se rend compte alors qu'il transmet beaucoup de lui-même dans ses films. Le personnage interprété par Gary Cooper en est l'exemple parfait. Il représente l'intégration. A l'image de son réalisateur, immigré italien, qui a toujours recherché aux États-Unis la reconnaissance à travers le Rêve Américain. Dans L'Extravagant Mr Deeds, le Rêve Américain n'est pas là où on le croyait.
Longfellow Deeds (Gary Cooper) vit une vie paisible dans une petite bourgade des États-Unis. Aimé et connu de tous, il joue dans un orchestre et aime par dessus tout sa vie. Lorsqu'il apprend qu'il vient d'hériter de 20 millions de dollars et doit par conséquent aller vivre à New York, il découvre un monde inconnu, agressif, rempli de personnes malattentionnées.
Le cinéma de Capra déborde d'humanité. Et cet Extravagant Mr Deeds n'échappe pas à la règle. Son personnage principal incarne la simplicité, la joie de vivre. Et même quand tout va au plus mal, qu'il se fait attaquer de toutes parts, il utilise cette tranquilité et simplicité de vie pour se défendre. Cela vaut notamment une scène magistrale au tribunal, pleine d'humour et de sensibilité.C'est ce que l'on retient de ce film, une bouffée d'air frais, d'humour et de sensisbilité.
Capra nous montre à travers le personnage de Mr Deeds que la nature humaine peut être très cruelle. Cet homme, bien sous tous rapports, calme, gentil, sans histoires, bien intégré, va voir son univers bouleversé par des personnes cupides, prêtes à tout pour lui prendre son argent. Même la jeune femme, au visage d'ange, qui semble innocente ne l'est pas. Le monde est vorace pour ceux qui sont gentils.
ELLE
08:12 Publié dans Cinéma, festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, frank capra, gary cooper, jean arthur, george bancroft
11/07/2010
Copacabana

Nouvelle avant-première du Festival, celle de Copacabana de Marc Fitoussi, présentée par son réalisateur et ses deux comédiennes principales, la mère et la fille, Isabelle Huppert et Lolita Chammah. En quelques mots sur la coupe du monde, le Brésil, le choix des prénoms des personnages du film, les deux actrices , par leur présence et leur beauté, ont su envoûter la salle.

Ce film respire la fraîcheur et la douceur. Notamment à travers le personnage interprêté par Isabelle Huppert, Babou. C'est le genre de personnages que l'on n'a pas l'habitude de voir au cinéma. Totalement excentrique, elle vit en marge de la société, s'affranchit des codes que celle-ci essaye de lui imposer, par le biais notamment de sa fille, Esmeralda (interprêté à l'occasion par sa véritable fille Lolita Chammah). Elle est le portrait type de la fille bien intégré, stéréotype des règles que la société souhaite faire régir. Personnage aseptisé, sans un brin de folie apparente, elle suit un schéma bien déterminé, boulot, mariage, enfant, vie tranquille, bien rangée.
Tout le contraire de sa mère qui représente une certaine liberté. De ton, de vie, de choix. Elle est guidée par ses choix, ses envies plutôt que par une politique amenée par des conventions désuètes et sans vie. En ce sens le film est très rafraîchissant, il nous donne la possibilité de voir un personnage haut en couleur (c'est le cas de le dire vu son maquillage), qui n'a pas peur de s'exprimer, de ressentir, de vivre. Même si cette apparente joie de vivre cache un malaise plus profond (peur de ne pas se faire comprendre, surtout lorsque c'est sa fille qui la met face à un mur, peur de la solitude).
Ce fut judicieux de la part du réalisateur de montrer ce contraste à travers la relation d'une mère et de sa fille. Cela rajoute un élément émotionnel au film, cela amène plus de profondeur et permet de s'éloigner du pur film social.
Autre surprise du film, l'interprétation d'Isabelle Huppert. On n'a vraiment pas l'habitude de la voir dans ce genre de personnages. Et ça fait du bien de la voir jouer dans une comédie, sans que son personnage soit tourmenté. Elle avait déjà donné un aperçu de son potentiel comique dans 8 Femmes mais même là elle restait la femme sévère, droite, renfermée que l'on a plus l'habitude de voir.
Un petit point négatif tout de même, la relation entre la mère et la fille n'est à mon sens pas assez exploitée. Encore plus lorsque ce sont les véritables mère et filles que l'on voit à l'écran. Sans entrer dans le voyeurisme, j'aurai aimé qu'elle soit plus poussée. Leur relation est tendre mais elle reste trop superficielle. On se concentre trop sur la mère.
Inconséquente et joviale, Babou ne s’est jamais souciée de réussite sociale. Elle décide pourtant de rentrer dans le droit chemin quand elle découvre que sa fille a trop honte d’elle pour l’inviter à son mariage. Piquée au vif dans son amour maternel, Babou se résout à vendre des appartements en multipropriété à Ostende, en plein hiver. Dans l’étrangeté de cette station balnéaire hors saison, elle pourrait être tentée de se laisser vivre. Mais Babou s’accroche, bien décidée à regagner l’estime de sa fille et à lui offrir un cadeau de mariage digne de ce nom...
ELLE
08:21 Publié dans Cinéma, festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, marc fitoussi, isabelle huppert, lolita chammah, aure atika







