15.10.2009
La Nana
Dans le cadre du Festival Paris Cinéma, nous avions découvert le magnifique film La Nana, drôle et touchant à la fois. Il sort cette semaine au cinéma et nous vous invitons vivement à aller le voir, surtout qu'il disparaîtra très rapidement des écrans vu le nombre de salles réduit dans lesquelles il est projeté.
09:07 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma
26.07.2009
J'ai tué ma mère

Une grande affiche pour un grand film, c'est le dernier film que j'ai vu du Festival Paris cinéma, où il était présenté en avant-première, et bien je crois que c'est grâce à des films comme cela que j'aime autant le cinéma car ça peut être très drôle et deux secondes après basculé dans le drame, il y a un humour très cynique et j'adore ça!! Le petit souci par rapport à ça, c'est l'accent québécois qui vous donne envie de rire alors que la scène et tragique, donc cela donne un sentiment étrange au film mais qui ne le rend pas ridicule du tout. J'ai été pris dans le film du début jusqu'à encore longtemps après être sorti de la salle car l'histoire est puissante, intense, qui ne peut laisser indifferent, la mère étant dans la plupart des sociétés la base de la famille, elle a un rôle important, et de voir un fils et sa mère se déchiraient autant, à cause d'une incompréhension et d'une non-communication, ma mis une sacré claque, car les dialogues vont loin, les sentiments sont à l'extrème. C'est la famille qui est mis à mal et Xavier Dolan a su éviter le teen movie avec l'adolescent rebelle qui ne sait que dire "fuck" à ses parents, car même s'ils ne se comprennent pas, il y a dialogue, parfois de sourd mais dialogue qui est la force du film car chaque réplique nous atteint et atteint le personnage, il n'y a rien n'a enlevé, et rien n'a rajouté. Cela aurait valu une place en compétition officielle au Festival de Cannes avec un prix plutôt que Fish tank où j'aurais voulu dormir tellement c'était bien!! Je me demande si je ne vais pas aller le revoir! Mais quelle n'est pas ma surprise qu'il ne se joue plus que dans quelque salle!!! Dépêchez-vous!!!!!!
Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.
Mais qu'est-ce que ça peut bien être?
08:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, xavier dolan
23.07.2009
Hôtel Woodstock (Taking Woodstock)

Quelle déception!! On s'attend à voir un film sur le célèbre festival de Woodstock mais il n'a de Woodstock que le titre malheureusement.
L'idée de départ est pourtant excellente. Faire un film sur l'envers du décor du célèbre festival, montrer comment l'entreprise a pu se monter, les difficultés, les obstacles rencontrés. Et qui mieux que Ang Lee pour décrire les années 60, cette période charnière dans l'histoire des États-Unis, cette période de révolte intellectuelle et sexuelle, où la cellule familiale subit de plein fouet les conséquences de ces révoltes. Habitué des histoires où règnent des tensions familiales, sexuelles (Ice Storm, Brockeback Mountain), Ang Lee nous dépeint ici le portrait d'une amérique en crise, qui cherche à se divertir et à oublier les malheurs du quotidien. Même si les circonstances ne sont pas les mêmes, un parallèle peut être fait entre la situation à l'époque et celle de maintenant. Si un tel festival était créé de nos jours je suis sûr qu'il rallierait les foules comme il a pu le faire en 69.
Alors oui on découvre l'ambiance qui régnait au sein du festival, oui on découvre sa genèse, comment il s'est monté à partir d'un simple champ de vaches. On entre au cœur des coulisses et ce que l'on voit est peut être aussi intéressant que le festival lui-même, mais on est déçu parce que la promesse d'assister au plus grand festival de musique de tous les temps n'a pas lieu. On aperçoit toujours la scène du festival en fond (sonore et visuel) mais on reste frustré de ne pouvoir y avoir accès, de ne pas partager l'évènement avec les autres. Le réalisateur nous tient constamment à l'écart et on finit par se rendre compte que le plus intéressant est le festival lui-même, pas les coulisses. Il en est de même pour les chansons. En regardant le générique de fin, on constate que le film foisonne de chansons. Mais on n'en a remarqué quasiment aucune pendant le film. Trop effacées ou mal intégrées à l'histoire elles sont comme le festival, inexistantes.
Le festival aura duré quatre jours, mais nous, on n'en aura assisté à aucun, coincés dans les coulisses, frustrés de ne pouvoir "entrer" dans la salle voir les groupes chanter.
Les acteurs sont pourtant excellents (mention spéciale à Jonathan Groof qui joue Michael Lang, il captive l'écran à lui tout seul), la réalisation est sans faute. Ang Lee filme en split screen, ce qui correspond bien à l'époque et nous plonge tout de suite dans l'ambiance. Malheureusement la déception et frustration sont trop grandes pour être passées outre.
08:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, ang lee, emile hirsch, demetri martin, jeffrey dean morgan, liev schreiber
22.07.2009
Les Quatre Cent Coups
Classique du cinéma français, Les Quatre Cents Coups de Truffaut est un bijou de dialogues et scènes cocasses, drôles et émouvantes. Projeté dans le cadre du Festival Paris Cinéma, dans la rétrospective qui est dédiée à Jean-Pierre Léaud, le film de Truffaut vaut le coup d'oeil par l'audace de son sujet et un propos sans retenue. Les quatre cent coups fait référence aux histoires et péripéties dans lesquelles s'embarque le jeune Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud), adolescent rebelle qui cherche à attirer l'attention de ses parents tout en essayant de s'en démarquer.
Avec un ton très enjoué et léger, sans jamais nous plonger dans le dramatique et le pathos mais exprimant tout de même une certaine émotion face à son sujet, Truffaut exprime avec une clarté évidente le fossé qui se creuse entre les parents et les enfants. Telle une fatalité, ce fossé ne pourra être affranchi qu'à travers la séparation et la distance, ce que recherche à tout prix le personnage principal.
Il y a beaucoup d'humour dans le propos et la réalisation. Truffaut prend un malin plaisir à montrer une jeunesse qui veut s'affranchir des conventions et de l'autorité parentale et écolière (il suffit de voir la séquence où les enfants vont faire du sport avec leur professeur). Il y a une certaine moquerie vis à vis de l'autorité qui est accentuée par la réalisation sans équivoque de Truffaut. Par de longs plans-séquence et des plans larges, tout en gardant une certaine distance vis-à-vis de son sujet, le réalisateur nous fait participer aux "quatre cents coups" de Doinel, nous rendant complices par la même occasion. On se prend vite d'amitié pour cet adolescent rebelle mais très touchant. Au point que la scène finale, montrant un Doinel libéré de toutes les autorités qui l'empêchaient de vivre, résonne comme un soulagement. On se dit que ce jeune garçon va finalement s'en sortir et sans l'aide des adultes. Il a acquis la liberté qu'il cherchait depuis le début et peut maintenant vivre sa vie comme il l'entend.
08:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, françois truffaut, jean-pierre léaud
21.07.2009
Vegas : based on a true story
En compétition au Festival Paris Cinéma, Vegas: Based on a true story est un film dur et puissant. Un vrai film choc!! Il met en scène la descente aux enfers d'une famille très modeste vivant dans la périphérie de Las Vegas, ville du pêché et de l'argent. Le père, joueur compulsif qui rêve un jour de gagner le gros lot, sent la chance tourner lorsque qu'un inconnu vient lui déclarer à lui et sa famille que dans leur jardin se cache un trésor. Le père s'accroche alors à cet espoir, aussi infime soit-il, et se lance dans une recherche éperdue du fameux trésor, ne doutant pas une seule seconde ne pas le trouver. Mais c'était sans compter sur la cruauté infame de certains qui ne trouvent rien de mieux que de jouer avec la vie des gens, s'acharnant sur les plus démunis car plus crédules et plus aptes à se faire avoir. Le film met en avant le fait que l'on vit dans une société de plus en plus corrompue, où chacun ne pense qu'à son intérêt, au détriment le plus souvent des autres, qu'ils soient proches ou non (ici c'est la cellule familiale qui finit par éclater ne laissant place qu'au désespoir).
Le réalisateur ne prend pas de gants et nous montre une réalité que l'on a parfois du mal à accepter, ou du moins à regarder en face. On se sent impuissant face aux événements que subit cette famille et surtout face à l'obstination du père, désespéré de trouver ce qu'il cherche. Il est désemparé, n'a plus que cet espoir pour tenir et s'accrocher. On ressent son désarroi, sa détresse et cela nous met mal à l'aise. Car ce genre d'histoire est très ancré dans le quotidien, on ne peut échapper à la crise et détourner le regard n'y changera rien. Ces films sont là pour nous rappeler à la réalité, aussi cruelle soit-elle.
Vegas a remporté le Prix de l'Avenir.
08:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma
20.07.2009
Fish Tank
POUR
Prix du Jury au dernier Festival de Cannes, Fish Tank est de ces films qui marquent par leur poésie, leur émotion plus que par leur sujet. Le film est rempli de scènes et d'images très poétiques, d'un lyrisme qui tranche avec le sujet dramatique et très ancré dans la réalité. L'histoire est on ne peut plus classique (une mère essaye d'éléver, avec beaucoup de difficultés, ses deux filles au caractère très trempé, dans une banlieue très populaire) et on ne peut éviter les clichés inhérents au style social (la fille ainée est laissée à elle-même, virée de l'école; elle traite sa mère de tous les noms avec un manque de respect et d'éducation...). Mais ce qui rend ce film différent des autres est certainement la réalisation. Cette interaction entre la dureté des dialogues, des situations et ce lyrisme ambiant amené par une réalisation toute en fluidité et en douceur donne une profondeur supplémentaire et crée un équilibre qui nous évite de sombrer totalement dans le cliché.
Fish Tank fait référence aux immeubles des banlieues où les gens vivent les uns sur les autres, dans leur "cube" créant une promiscuité qui peut devenir très vite néfaste et claustrophobique. Cet espace clos et sombre contraste avec les champs et grands espaces ouverts sur la mer, symbole d'espoir pour cette jeune fille qui rêve d'un monde meilleur mais ne sait pas comment l'exprimer autrement qu'en se révoltant et en dansant le hip hop. La réalisatrice réussit avec ce film à s'affranchir des clichés pour raconter avec beaucoup d'émotion la vie chaotique d'une famille en pleine détresse.
CONTRE
Je n'écrirai rien sur ce film, c'est une merde! C'est ce que je me suis dit au départ, et je remercie les nuls pour cette superbe phrase mais je me suis tellement ennuyé à ce film que je ne comprend pas les gens qui sortent et qui me disent "j'ai adoré". Il n'y a pas de véritable histoire, elle est inintéressante au possible, on se fout littéralement de sa vie, on suit la vie d'une adolescente de 15 ans, la moindre chose qui se passe pendant le film est prévisible à l'avance, donc il n'y a aucune surprise mais vraiment aucune, et dès que l'on a compris ce qui allé se passer il faut parfois attendre une demie heure pour voir la chose se passer donc fordément j'ai trouvé le temps long. Le personnage est sensé savoir danser mais là pour faire trois pas en arrière et deux en avant, je n'y ai pas cru une seule seconde. La réalisatrice aurait pu couper une demie heure du film ça aurait été peut être mieux, et je dis bien peut être car quand il n'y a pas un bon scénario, il n'y a pas de bons films!! Le film a quand même reçu le prix de la mise en scène à Cannes, mais quelle mise en scène?????? Elle a juste la caméra à l'épaule sans véritablement de lumière, c'est épuré comme on m'a dit, c'est clair c'est tellement épuré qu'elle a oublié de mettre des choses dans le scénario, et l'on me dit aussi que sans mise en scène il n'y a pas de film, mais je crois que sans scénario, il n'y en a encore moins, car je ne pense pas que les réalisatrices ou réalisateurs fassent des films uniquement parce qu'ils ont de bonnes idées de mise en scène, je préfère voir un film de Ken Loach qui va traiter de la réalité sociale anglaise avec beaucoup plus d'intelligence, et de questionnement que ce genre de film, qui suit la vie d'une personne sans accroche. Il y a une scène sympa à la fin du film mais ça arrive à la fin du film!!!! C'est pas grave si vous n'allez pas jusque là!

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle, rejetée par ses amis et en échec dans le système scolaire. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison en compagnie d'un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur et de leur apporter l'amour...
08:48 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, michael fassbender
19.07.2009
La Nana
Je l'ai trouvé!!! Le film qui pour moi pour l'instant est le mieux que j'ai pu voir dans la compétition internationale est là. C'est drôle, c'est étrange, c'est intelligent, c'es très bien jouer, il y a un véritable plaisir à suivre le personnage principale, le film nous capte du début à la fin, les idées sont bien trouvées, il y a parfois une certaine tension, la relation entre les personnages est également étrange, cela sort de l'ordinaire, vous l'aurez compris, j'ai adoré, les dialogues arrivent au bon moment, l'image un peu gênante au début, car caméra à l'épaule donc cela bouge beaucoup mais on s'y fait petit à petit, c'est un petit bijou qui nous vient du Chili, qui a gagné déjà deux prix au festivale de Sundance, et qui j'espère gagnera un prix au festival Paris Cinéma, car il le mérite! Un vrai plaisir à voir comme je n'avais pas eu depuis longtemps!
La Nana a remporté le prix du public au Festival Paris Cinéma.
Au service de la famille Valdes depuis plus de vingt ans, Raquel se considère un peu comme l’un de ses membres. Modèle d’efficience mais aussi maussade et intransigeante, elle se heurte de plus en plus souvent à l’aînée des enfants. La pensant surmenée, ses employeurs engagent une jeune fille pour la seconder. Bien décidée à conserver sa place au sein de la maison, la domestique réserve à la nouvelle venue un accueil des plus difficiles… Second long métrage de Sebastián Silva, récemment récompensé au Festival de Sundance, La Nana est une étude de caractère finement menée. Tel un miroir, la caméra révèle les ambiguïtés d’une femme d’une grande force morale à la dévotion farouche, installée dans une fonction qui a fini par éroder sa personnalité et dont la routine cache une profonde solitude. Au cœur de ce huis clos étouffant, le cinéaste chilien dissèque les rapports humains, qu’ils soient professionnels ou personnels, et porte la tension dramatique à son paroxysme. Bouleversant les vestiges d’un système insidieux de division des classes, il livre un film tragicomique touchant, porté par la performance magistrale de Catalina Saavedra.
08:47 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma
18.07.2009
The Sperm
Film thaïlandais complètement déjanté The Sperm est du pur divertissement à prendre au dixième degré minimum. Le titre parle de lui-même, The Sperm est l'histoire d'un jeune dont le sperme, suite à une séance de masturbation publique et après l'injection par accident d'une pilule de viagra transgénique, se met à "attaquer" les femmes, les faisant tomber enceintes en une nuit. Les nouveaux bébés ainsi nés, après seulement vingt quatre heures d'incubation, et anormalement développés puisque déjà enfants quelques heures après leur naissance, se mettent en chasse des femmes et d'une en particulier, une actrice populaire qui hante les rêves du jeune homme procréateur. Reprenant le mythe de King Kong à la sauce thaïlandaise, assaisonnant le film d'une esthétique manga, le réalisateur nous sert un film complètement déluré, et assez drôle il faut l'avouer, qui ne demande pas beaucoup de réflexion et encore moins de sérieux.
08:12 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma
16.07.2009
Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

Tiens pourquoi pas, je voulais une comédie, un divertissement pour changer des films d'auteur du Festival Paris cinéma donc j'ai opter pour ce film, j'avais vu les deux précédents films de Ivan Calbérac "Irène" et "On va s'aimer", et je les avait apprécié donc pourquoi pas, et bien je n'ai pas été dessus, c'est sympa, ça se regarde avec plaisir, c'est bien écrit, il y a des passages très drôle, les personnages sont attachants, cette famille est attachante, on a presque envie de les aider à arranger leur problème. Le film aborde le sujet du divorce, qui est loin d'être un sujet facile mais c'est traité avec un certain décalage, on ne sait plus qui sont les parents et qui sont les enfants, et cela sur trois générations, car la grand-mère est pas mal non plus donc cela rend le film sympathique, ce n'est pas un grand film mais au moins, il a le mérite de poser des questions sur le divorce, sur l'impact des adultes sur les enfants, de l'adolescence (qui d'ailleurs commence de plus en plus tôt), de la précocité, de l'amour, des relations familiales, du choix de vie. Mathilde Seigner est parfaite en maman pommé, elle n'en fait pas trop, ça lui va bien. Je suis rentré avec plaisir dans leurs histoires de famille et j'espère que vous y entrerez également!
Léa, douze ans, aurait aimé vivre dans une autre famille...
Une famille où l'on ne se sépare pas, où l'on n'a pas deux maisons... une famille où sa mère la comprendrait mieux, où son père aurait un peu plus les pieds sur Terre et où son petit frère écolo ne lui reprocherait pas son temps passé sous la douche sous prétexte qu'il n'y aura bientôt plus d'eau sur la planète...
Cette année-là, Léa entre en cinquième. Tandis que son père et sa mère tentent de reconstruire leur vie, elle va connaître son premier amour, celui qui bouscule les certitudes sur le monde, sur les parents, celui qui fait qu'on n'est plus jamais vraiment le même.
Cette année-là, chacun va peu à peu retrouver son équilibre et s'ouvrir aux autres...
Mais qu'est-ce que ça peut bien être?
08:38 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, ivan calbérac, mathilde seigner, bernard campan
15.07.2009
The Girlfriend Experience

Pour être une expérience c'en est une!! Dernier film de Steven Soderbergh, The Girlfriend Experience met en scène à travers le point de vue d'une call-girl les effets négatifs de la crise financière aux États-Unis. Alternant les films grands publics (les Ocean's) avec des films beaucoup plus personnels (Full Frontal, Bubble), Soderbergh est un touche-à-tout qui se permet de prendre des risques à chaque film, cherchant sans cesse à se renouveler et à tenter de nouvelles expériences. Ce film, aussi étrange et spécial soit-il, est un bijou de montage. C'est un vrai puzzle de scènes entremêlées dont il nous revient la tâche de le reconstituer, aidé de Soderbergh qui ne se prive pas de jouer avec les espaces (de temps, de lieu).
Filmé comme un documentaire, appuyé par la voix-off du personnage principal qui raconte les aventures avec ses clients, The Girlfriend Experience est en quelque sorte le journal intime de Christine, call-girl, qui met en avant les effets de la crise financière aux États-Unis à travers le point de vue de ses clients qui se confient à elle. L'aspect documentaire est d'autant plus appuyé que le personnage féminin principal est joué par une star du X aux États-Unis, Sasha Grey, très convaincante dans son rôle de call-girl.
Le film devient vraiment intéressant sur la forme lorsque les morceaux du puzzle se mettent en place et que l'on saisit le fil des événements. A travers un montage maitrisé de bout en bout, Soderbergh nous entraîne dans les coulisses d'un métier toujours mal vu par la société mais qui représente une industrie commerciale très fructueuse. Sur le fond, cela manque de profondeur et de cohérence, car derrière la critique d'une société en crise, à travers le point de vue très original d'une call-girl, le film montre de façon superficielle les insécurités et le mal-être d'une fille qui doit faire bonne figure en toutes circonstances. Elle est finalement comme tous ses clients qui se plaignent, elle aussi vit des déceptions (amoureuses notamment) qui l'amènent à se confier à l'un de ses clients.
08:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival paris cinéma, steven soderbergh, sasha grey












