27/04/2012

Twixt

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J'attendais beaucoup du dernier film de Coppola, Twixt. Premièrement parce que le sujet me rappelle l'univers de Stephen King que j'apprécie particulièrement. Ensuite parce que son précédent film, Tetro m'avait beaucoup touché. L'utilisation du noir et blanc apportait une touche de poésie et de magie que je pensais retrouver dans Twixt.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Loin de là. Il abuse à outrance de la technique utilisée dans Tetro, jouant sur les détails en couleur pour contraster avec le noir et blanc, ne laissant aucune chance à son film de respirer. Autant l'histoire est vite bâclée, autant la forme ne vient en rien compenser le vide du fond.
Au final Coppola se perd dans les méandres de sa technique, rendant son Twixt aussi plat qu'indigeste.

11/01/2010

Tetro

tetro.jpgTrès beau film sur la filiation, la famille et ses origines. Coppola reprend ici les thèmes qui lui sont chers et que l'on a pu déjà retrouver dans Le Parrain par exemple, la relation père/fils, frère/frère. Dans Tetro il les exploite de façon dramatique, montrant les ravages d'un père arrogant et supérieur, sur ses enfants.

Tetro (Vincent Gallo), nom d'emprunt du personnage principal, a décidé de couper tout lien avec sa famille en s'exilant en Argentine où il a refait sa vie avec Miranda. C'est ainsi qu'il vit une vie plus ou moins heureuse dans un univers d'artistes (sa copine est danseuse, il travaille dans un café/théâtre en tant qu'éclairagiste). Cet équilibre fragile sera remis en cause par l'arrivée de son frère cadet, Bennie (Alden Ehrenreich), fraîchement débarqué du bateau sur lequel il travaillait. Les secrets de famille qu'il tentait de cacher à son entourage ne tiendront pas longtemps avec la présence de Bernie.

Le film joue énormément sur l'ambiance, style film noir avec ses jeux d'ombre et de lumières. Le sujet se prête au style graphique et visuel, les deux se complétant et s'entremélant pour atteindre une harmonie. Au niveau de la mise en scène, le film de Coppola est très abouti. C'est un chef d'oeuvre visuel, un poème en noir et blanc. Chaque image est maitrisée, chaque détail est placé de façon précise pour donner au spectateur une envie d'en voir plus. Le noir et blanc accentue l'effet de mystère et d'étrangeté qui plane sur le film. On est complètement plongé dans une ambiance. Au point qu'il est dommage que les scènes de flashback interviennent en couleur. Elles ont tendance à briser l'effet donné par ce noir et blanc.

Quant aux acteurs ils sont tout simplement excellents. Spécialement le jeune Alden Ehrenreich dont c'est icil e premier grand rôle. Il est tout à fait à la hauteur du rôle, délivrant une performance pleine de fougue et d'impétuosité. Un peu comme un Léonardo DiCaprio jeune, dont il a justement quelques traits de ressemblance dans ce film. Face à Vincent Gallo, acteur puissant et viscéral, Alden Ehrenreich ne se démonte pas. Et pour notre plus grand plaisir.

ELLE

10/11/2009

Le Parrain, 3ème partie (the Godfather, part III)

le parrain 3.jpgDernier épisode de la trilogie, qui a été fait presque vingt ans après les deux premiers, ce qui est une bonne idée puisqu'il n'y a pas eu besoin de faire vieillir Al Pacino ou encore Diane Keaton. Le film parle à peine des vingt qui se sont écoulés, on découvre assez vite ce qui s'est passé, mais tout le film va être la bataille de Michael Corleone pour "lutter" contre sa nature, sa Famille, son univers, ses racines. On s'éloigne des deux premiers épisodes, pour une prise de conscience, mais il est difficile de quitter une vie, et surtout un mode de vie que l'on a eu pendant au moins trente ans, même si le film veut s'éloigner des deux premiers, il y a des rappels à ces deux films, surtout au premier puisqu'il y a un passage de relais, les enfants on grandit, avec les conséquences qu'a eu l'histoire raconté dans la 2ème partie, le film est une parfaite synthèse tout en ayant une histoire propre, c'est également là la chose incroyable entre les trois films, c'est qu'ils sont dissociables, les uns des autres, on perd quelques éléments évidemment mais on est pas complètement perdu, mais le mieux, c'est quand même de pouvoir voir les trois à la suite pour rester dans l'univers de cette Famille, pour prendre un véritable plaisir à voir l'évolution des personnages et surtout de savoir la suite de cette saga. Je me suis dis à la fin que c'était les meilleurs films sur "les gangsters", car il n'y a pas que les gangsters mais la famille et il est toujours intéressant de parler, de montrer une famille, les choix, les racines, les traditions, c'est un sujet universel. Est-ce que dès le départ, Francis Ford Coppola a pensé faire trois films? Je n'ai pas réussi à trouver une réponse sur Internet. Les films n'ont pas vieilli, c'est parfaitement tourné, c'est parfaitement joué, et bien écrit. Au final cela fait à peu près 9h de visionnage mais je ne le regrette pas.

En tout cas Coppola travaille également en famille puisque sa fille, Sofia Coppola joue dans les trois films, en ayant un rôle conséquent dans le dernier, sa soeur Talia Shire joue Connie Corleone qui prend petit à petit de l'ampleur au fil des films, son père Carmine Coppola signe la musique du troisième film. Son neveu Nicolas Cage a tenté d'avoir le rôle Vincent Mancini dans le troisième volet mais c'est Andy Garcia qui joue le personnage. Et ses fils jouent dans les deux permiers volets.

09/11/2009

Le Parrain, 2ème partie (the Godfather, part II)

le parrain 2.jpgle 2, le retour, il dure 3h15, on s'accroche! C'est comme un prequel, on revient au source pour faire un parallèle entre le nouveau parrain et l'ancien parrain. Et c'est là la force du film, c'est de montrer comment on devient, comment on se construit par rapport à l'histoire de sa famille, car au delà de la famille italienne, mafieuse, il y a l'immigration qui entre en jeu, et la construction en fond de l'amérique, et l'on voit avec ce parallèle les méthodes qui changent selon l'époque avec une dureté avec le temps, ils vont au delà du contrôle d'un secteur, le contrôle s'intensifie, les tensions entre famille, mais toujours on se trouve au coeur même de la famille avec les conséquences de cette Famille Corleone. La réalisation est également parfaite, tout est à place, il faut également suivre entre les différentes trahisons, les stratégies, c'est de la survie, de la confiance pour voir en avoir plus et en faire plus dans l'influence de la Famille, j'avoue que j'ai décroché de temps en temps car le film est toujours aussi lent, et il dure 3h15 donc on se dit que l'on peut perdre quelques minutes, et bien non, il faut suivre de bout en bout sinon on perd un élément de l'histoire qui permet de suivre attentivement la suite et il faut des minutes pour comprendre où en est l'histoire, car comme le permier chaque chose est à sa place. Suite et dernier épisode.

Le Parrain (the godfather)

le parrain.jpgAllez c'est parti nous avons décidé de regarder la trilogie du parrain! Je ne l'ai jamais vu mais évidemment entendu beaucoup parlé, malheureusement j'ai envie de dire car j'ai peur d'être déçu, surtout que l'on me dit que les film du 3 heures!! J'ai tenir le coup! Le film débute, cela commence avec Marlon Brandon, dont on a parlé et on parlera encore de la performance mais au début cela donne envie de rire, car j'ai vu plus de caricature que l'original donc ça commence bien. Mais petit à petit respect pour l'acteur qui campe un véritable personnage et fait une véritable performance qui se confirmera tout au long du film.Et là on rencontre direct dans le film, dans l'histore de cette famille car il faut suivre, c'est qu'il y a du monde dans cette histoire et l'on entend beaucoup de nom et l'on ne voit pas forcément les visages. Je ne raconterai pas l'histoire du film car à peu près tout le monde la connait mais en le voyant plus de trente ans après sa sortie j'ai l'impression de voir un documentaire sur la mafia et surtout sur la famille italienne, sicilienne, qui trempe dans la mafia, tout est là, les fils avec les différents caractères, la mama, le chef de Famille, avec un grand F car elle rassemble du monde, les personnes extérieures à cette famille qui découvre ce que c'est que de rentrer dans la famille Corleone. On prend goût à suivre cette famille, même si parfois on se dit que c'est long, très long, et qu'il aurait pu couper quelques plans, mais il est vrai que cela installe les choses installent les personnages, permet de détailler les caractères, l'ambiance de l'époque, qui est parfaitement décrite et retranscrite à l'écran, comme je le disais "un documentaire". La réalisation est parfaite, il y a des très bons plans, la musique est là quand il faut, les fusillades sont là également quand il faut, il n'y en a pas trop car après avoir vu les trois, Coppola c'est plus attaché à raconter l'histoire d'une famille, que l'histoire de gangster, c'est comme une saga de l'été, pardon pour la comparaison, mais en beaucoup mieux, car les acteurs sont parfaits, j'ai eu du mal à reconnaître Diane Keaton, et Al Pacino est incroyable. Même après 2h40 de film, je me suis dis qu'il fallait que je vois le second. Suite au prochain épisode.