29/02/2012
Les infidèles
C'est l'année Jean Dujardin! Alors qu'il vient de décrocher un oscar, le premier pour un acteur français, son film sort dans les salles aujourd'hui, on peut dire qu'il n'arrête pas. Et on peut dire qu'il a fait un film en famille puisqu'il est avec Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Michel Hazanavicius en autres. Et une fois encore, ils tentent un nouveau genre, puisque les films à sketch ne sont plus vraiment au goût du jour, c'est le moins que l'on puisse dire. Ils ont choisi un sujet assez vaste, c'est que s'ils avaient fait un film d'une heure et demi, certaines parties n'auraient pu être traiter, il y a tellement de façon de tromper sa femme, et de façon de le voir qu'ils ont eu raison de faire un film à sketch, surtout qu'ils ont abordé également différents genres de cinéma, le drame, la comédie, la satire sociale. Et l'on peut dire une chose, c'est réussi, très réussi, on rit, on est émue, on se voit, on comprend la phrase du directeur de Première qui présentait la séance: "certains couples vont discuter après ce film". Il est certain que certains se reconnaîtront, ils ont caricaturé parfois les personnages, et d'une autre manière sont dans une vérité, extrèmement tendue, intense, dans le jeu et les émotions. Ils jouent plusieurs personnages et l'on peut dire que l'un et l'autre sont de bons acteurs. Et leurs regards sur les hommes, sur le couple est très bon, ils ont dépeint une palette de personnages, plus vrai que nature avec parfois des idées bien travaillés, avec un excellent casting, cela va plus loin que le potache que certains ne manqueront pas de critiquer, c'est écrit, très écrit, et l'on passe 1h30 à regarder la société par ce qu'il y a de plus universelle: l'amour car ce ne sont que des histoires d'amour qui sont filmés. Les affiches n'étaient absolument pas dégradantes pour la femme, ils auraient mieux fallu qu'ils voient le film avant, il n'y a rien de pire que l'auto-censure, et l'avertissement que l'on peut lire sur certains sites est tout aussi ridicule, connaissant les deux acteurs, ce qu'ils sont capable de faire, et vu le sujet, on se doute qu'ils ne vont pas faire dans la dentelle!
08:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean dujardin, gilles lellouche, alexandra lamy, géraldine nakache, manu payet, mathilda may, emmanuelle bercot, fred cavayé, michel hazanavicius, eric lartigau, guillaume canet, sandrine kiberlain, isabelle nanty, lionel abelanski
01/02/2012
18ème cérémonie des Screen Actors Guilds Awards
On en finit plus de parler de The Artist qui vient de recevoir le prix du meilleur réalisateur de la part de la Director Guild Awards.
Et Jean Dujardin a reçu le prix du meilleur acteur lors de la cérémonie des Screen Actors Guild Awards
Voici le reste du palmarès:
Meilleur Film: La Couleur des sentiments
Meilleure actrice: Viola Davis pour la couleur des sentiments
Meilleur acteur dans un second rôle: Christopher Plummer pour Beginners
Meilleure actrice dans un second rôle: Octavia Spencer pour La couleur des sentiments
Meilleur casting pour une série dramatique: Broadwalk empire
Meilleur casting pour une série comique: Modern Family
Meilleur acteur dans une série dramatique: Steve Buscemi pour Broadwalk Empire
Meilleure actrice dans une série dramatique: Jessica Lange pour American horror story
Meilleur acteur dans une série comique: alec Baldwin pour 30 Rock
Meilleure actrice dans une série comique: Betty White pour Hot in cleveland
Meilleur acteur dans un téléfilm ou mini-série: Paul Giamatti pour Too big to fail
Meilleure actrice dans un téléfilm ou mini-série; Kate Winslet pour Mildred Pierce
08:15 Publié dans Cérémonie, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean dujardin
12/10/2011
Retour de flammes
Est-ce qu'il va entrer dans la course aux oscars, est-ce que Jean Dujardin va être nommé à l'oscar suite au prix d'interprétation à Cannes? Voici le film qui fait l'évènement, dont on attend beaucoup parler, et dont on va entendre encore beaucoup parler. Nous l'avions vu en avant-première voici ce que nous disions, il y a deux semaines pour The Artist !
En parlant d'un autre film évènement !
07:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean dujardin, michel hazanavicius, bérénice béjo, john goodman, malcom mcdowell, penelop ann miller
01/10/2011
The Artist
The Artist, le film événement de ce dernier festival de Cannes qui révolutionne le monde du cinéma par son audace et son culot sortira le 12 octobre. Grâce à Allociné, j'ai eu l'honneur de le voir en avant-première, en présence d'une partie de l'équipe du film. Et je n'ai point été déçue, par ce film que tout le monde s'entend à dire qu'il est bouleversant. Je suis d'accord. A la vision du film on en devient presque mélancolique et nostalgique de cette époque du muet (surtout pour un cinéphile) où l'histoire primait sur d'éventuels effets spéciaux.
Avec The Artist, on revient à un style plus authentique où les acteurs s'en donnent à cœur joie pour nous livrer une performance des plus expressives qu'il soit. Et à ce niveau-là, le choix de Jean Dujardin pour interpréter le rôle de George Valentin, un acteur qui va passer de la gloire à la misère aussi rapidement que le parlant prendra la place du muet, fut un choix très judicieux. Dès qu'on le voit à l'écran, avec son sourire gigantesque et ses multiples facettes d'expression, on se dit qu'il ne pouvait y avoir meilleur acteur pour interpréter ce rôle. Et en ce sens, son prix d'interprétation masculine à Cannes est amplement mérité. On a l'habitude de voir Jean Dujardin faire des grimaces (dans le sens le moins péjoratif qui soit) et dès que le film commence et qu'on le voit faire son grand sourire à l'écran, on a qu'une envie c'est de l'entendre parler pour qu'il sorte des conneries. Ce qui fait qu'on est un peu frustré au début car on n'a pas l'habitude de ne pas entendre parler les acteurs, surtout Dujardin. Il y a un petit moment d'adaptation. Mais on oublie très vite ce détail pour nous plonger au cœur du film grâce à l'exquise mise en scène de Hazanavicius.
Ici on est très loin des OSS 117. Le réalisateur réussit un tour de force dans The Artist car en voulant rendre un véritable hommage au cinéma muet, il a réussit à faire un grand film muet en noir et blanc, dans la lignée des plus grands Chaplin et Murnau, mélange subtil et équilibré d'univers comique et tragique. Ce qui m'a le plus marqué et bouleversé c'est la ressemblance frappante entre le film d'Orson Welles, Citizen Kane, et The Artist. J'avais l'impression de voir le digne descendant de Welles... en 2011. Les jeux de lumière et de saturation avec le noir et blanc, la grandeur et la symbolique des plans en contre-plongée qui, comme dans Citizen Kane, montrent la déchéance d'un homme seul qui fut jadis un personnage reconnu et célèbre.
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18/12/2010
Un Balcon sur la Mer
Après une rencontre fortuite, un homme replonge dans son passé et ses origines pour découvrir qui il est. Pas tout à fait un thriller psychologique, un peu plus une histoire d'amour, Un Balcon sur la Mer est avant tout une histoire d'identité.

A travers une histoire d'amour, Nicole Garcia, la réalisatrice, nous raconte une descente en enfer pour un homme à qui tout réussit (carrière, famille, amours). La comparaison avec L'Homme qui voulait vivre sa Vie ne s'arrête pas là puisque dans les deux cas, un homme décide de tout quitter pour se redécouvrir. Sauf que Un Balcon sur la Mer met en exergue une histoire d'amour.
La bande-annonce est trompeuse car plus prometteuse que le film. Elle nous promet un thriller amoureux qui nous tient en haleine. J'ai surtout vu un film qui s'embourbe dans un rythme lent, très lent, où l'intrigue disparaît peu à peu pour laisser place à un film en suspend, toujours dans l'attente. Et ce n'est qu'à la fin, lors d'un événement particulier que toute l'histoire prend son sens et l'on découvre la nature vraie du film de Nicole Garcia. C'est en vérité un film personnel, dont le sujet semble lui tenir très à cœur, elle est née et a grandi à Oran. Cette histoire là elle la connait. Et c'est donc à travers le personnage de Jean Dujardin qu'elle décide de nous la raconter. La fin, et surtout la dernière scène, très forte symboliquement, rattrape la lenteur exaspérante du film.
Et ce ne seront même pas les acteurs qui pourront relever le niveau du film. Ils sont corrects mais un peu maladroits dans leur jeu. Jean Dujardin pousse un peu trop les expressions faciales alors que Marie-Josée Croze s'en sort finalement pas trop mal même si elle ne brille pas. L'ensemble est correct mais sans plus.
ELLE
08:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole garcia, jean dujardin, marie-josée croze, sandrine kiberlain, toni servillo, claudia cardinale, michel aumont
29/11/2010
Contre-Enquête
On me parlait depuis un moment de ce policier français qui parait-il était très bien fait, au suspense bien mené. Et bien pour une fois (combien de fois cela est arrivé de ne pas apprécier un film parce que l'on vous en a dit trop de bien?) je n'ai pas été déçue.
L'histoire est simple, un homme dont la fille a été tuée ne croit pas que le coupable qui a été arrêté par la suite est le meurtrier. Il décide donc de mener sa propre enquête. La construction du film est simple, sans prétention, il n'y a pas de fioritures, on a l'essentiel. On ne s'ennuie donc jamais.
De plus le suspense est vraiment bien mené. Il est croissant pendant tout le film, on se laisse très vite prendre au jeu et on est même surpris par la tournure que prennent les événements.
Le succès du film joue beaucoup grâce à l'interprétation de Jean Dujardin. Pour une fois qu'il n'interprète pas un rôle comique, il s'en sort plus que bien. Il n'en fait jamais trop, reste toujours dans l'émotion latente, tout en retenue. Il est vraiment bouleversant, touchant.
ELLE
08:20 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean dujardin, franck mancuso, aurélien recoing, jean-pierre cassel, laurent lucas, agnès blanchot, jacques frantz
29/09/2010
Les Petits Mouchoirs
Ça y est les avant-premières du Club 300 Allocine reprennent et quoi de mieux que de commencer la rentrée en beauté avec l'un des films les plus attendus de cette année, Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet. Avant-première d'autant plus exceptionnelle (en plus d'avoir eu en cadeau un magnifique paquet de mouchoirs de chez... chut chut pas de marque) que Guillaume Canet est venu discuté du film accompagné de Gilles Lellouche.
C'est le troisième film de Guillaume Canet, et à chaque fois c'est une grande claque cinématographique. Chaque film est pourtant complètement différent les uns des autres (une critique acerbe de la télé dans Mon Idole, un film policier sous pression pour Ne le Dis à Personne), que ce soit aussi bien le thème que le style de mise en scène qui s'accorde assez bien à l'histoire. Les Petits Mouchoirs ne déroge pas à la règle. Ce sont 2h20 de pur bonheur, de nostalgie, un condensé d'émotions en tous genres.
Canet y a mis tout son être dans ce film et cela se ressent au niveau des émotions. Elles y sont exacerbées. Lorsque l'on rit c'est de très bon cœur, avec les larmes aux yeux. Et lorsque l'on pleure (ce que l'on ne peut s'empêcher de faire même avec toute la volonté du monde), on a du mal à arrêter les larmes de couler.
Il le dit lui-même, c'est son film le plus personnel, "le film de sa vie". En ce sens la plupart des situations que l'on retrouve dans le film sont des situations déjà vécues par Canet. Comme le fait de se faire virer de chez une fille tout de suite après avoir couché avec celle-ci (eh oui difficile à croire pour Canet et pourtant).
Il y délivre beaucoup de sensibilité, d'émotion, beaucoup de lui-même. On ressent énormément de manque de confiance chez ces personnages. Ce sont ça les petits mouchoirs. En apparence ils donnent l'impression d'être équilibrés, heureux, mais lorsque l'on creuse un peu on se rend compte qu'ils souffrent tous, à leur manière. Les scènes où les personnages se livrent (notamment celle avec Gilles Lellouche sur la plage, très touchante, très émouvante) sont puissantes, on ne peut retenir notre émotion, c'est poignant. On sent qu'il a tout donné, qu'il nous livre un cadeau très personnel. Et on le reçoit comme tel.
L'autre grande qualité de ce film c'est d'avoir réunis tous ces potes. C'est un film de potes, on ressent vraiment une complicité entre les personnages. Il y a une véritable énergie qui se dégage du film. Ils se sont éclatés et on ça se voit. De plus, aucun personnage n'est délaissé. Même les personnages secondaires. Il n'y en a pas un pour prendre le dessus sur l'autre. En 2h20, Canet prend le temps d'exploiter chaque parcelle de la psychologie des personnages. De même pour les acteurs. Avec Cruzet en tête (hilarant dans le rôle d'un névrosé méticuleux et obsessionnel), Canet nous sert sur un plateau en or une palette de comédiens qui méritent chaque seconde de notre attention.
Et grâce à une mise en scène étudiée, précise où il filme ces personnages en plans serrés, s'arrêtant souvent sur leur visage, Canet accentue la puissance des sentiments et des émotions pour finalement nous laisser sans voix, envahis par ces mêmes émotions que les personnages vivent.
Si vous ne l'auriez pas compris, préparez bien vos mouchoirs en allant voir ce film tout simplement magnifique.
Elle.

08:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillaume canet, gilles lellouche, laurent laffitte, benoît magimel, pascale arbillot, marion cotillard, françois cluzet, anne marivin, jean dujardin, valérie bonneton, louise monot, sara martins







