18/01/2012

Sherlock Holmes 2, Jeu d'Ombres (A Game of Shadows)

Ayant vu le premier Sherlock Holmes à Londres, on s'est dit qu'on ne pouvait pas passer devant l'occasion de faire de même avec ce deuxième opus étant donné que nous allions à Londres (hé oui encore) au moment de sa sortie.
La boucle est maintenant bouclée.

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Suite logique et sans accros du premier, Ritchie va jusqu'à en faire un gros clin d'œil avec l'apparition de Rachel McAdams, ce nouveau Sherlock Holmes est un très bon divertissement sans prétention qui reste fidèle à l'esprit de la franchise amenée par Sherlock Holmes.

Ce Jeu d'Ombres reprend les éléments qui ont construit le premier film pour les incorporer dans une nouvelle intrigue tout aussi passionnante et mystérieuse. On y retrouve donc une bonne dose d'action, d'explosions, de suspense et d'humour à travers une mise en scène encore une fois fidèle au premier, qui mélange avec beaucoup de fluidité les séquences d'action et les séquences narratives.

Mais ce qui réussit le mieux à Sherlock Holmes 2, c'est son duo d'acteurs. Encore plus soudé, plus drôle, plus à apte à se crêper le chignon, Downey Jr et Law forment l'un des duos cinématographiques les plus intéressants qu'il m'ait été donné de voir ses dernières années. On les sent très à l'aise et en confiance l'un avec l'autre et cela transparait tout de suite à l'écran. L'alchimie opère dès les premières minutes, on se laisse emporter par leurs mésaventures.

Guy Ritchie a réussi à s'affranchir du premier Sherlock Holmes, il a évité la pâle copie pour produire ce très bon divertissement qui, tout en restant dans l'esprit du premier film, propose quelque chose d'intéressant, qui renouvèle bien la saga sans la dénaturer.

26/12/2011

Hugo Cabret

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Conte de Noël? Non. Film pour enfants? Non plus. Ils l'ont sorti à Noël pour faire croire qu'il s'agissait d'un film destiné aux enfants mais c'est un film pour les grands enfants qui vont au cinéma, car le film est très référencé et je ne le conseillerais pas à tout le monde, certain me diront que non, mais il faut connaître un petit peu l'histoire du cinéma pour apprécier certains passages, certaines images. C'est un vribrant hommage au cinéma, et à la personne de Georges Méliès premier magicien de l'image. Le film est toute fois, très inégale car il met beaucoup de temps à s'installer, l'histoire du jeune garçon n'est pas très intéressante, c'est la rencontre avec la jeune fille et par la suite le vieux monsieur qui font l'intérêt du film, la découverte du cinéma, l'apprentissage du cinéma est intéressante. La première partie pour le coup est trop film pour enfant, j'ai eu le temps de dormir sans que cela ne me gêne pour comprendre le reste du film, mais la quête du garçon nous fait plonger dans le pathos qui allourdit le récit mais malheureusement il sert de fil rouge malgrès que l'on sent que l'auteur a voulu raconter autre chose mais il n'a trouvé que cela pour raconter son histoire. Une fois de plus la 3D, ne sert à rien donc c'est mon dernier film en 3D, j'essayerai par la suite de trouver des salles qui ne sont pas équipées parce que trop c'est trop, vu en plus ce qui va sortir l'année prochaine, tout cela n'a aucun intérêt, nous vous en parlerons une prochaine fois. Emmenez vos enfants pour leur faire découvrir le cinéma mais n'en restez pas là, il faut leur faire décourvrir par la suite les premiers films muets pour que le film prenne toute sa dimension. Cela est valable pour les petits comme pour les grands.

Une chose en dehors de l'histoire et interprète, c'est le faite de faux raccords dans le film qui se passe à Paris, suivant la disposition des lieux, c'est fatiguant autant de bêtises, comme pour transformer où la tour eiffel était derrière la concorde, la plupart des gens ne le verront pas mais ce n'est pas servir le spectateur et cela ne sert en rien le récit alors pourquoi?

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

12/11/2011

Contagion

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Le (grand) retour de Soderbergh au cinéma. Ça manquait!! Bon ce n'est pas non plus le retour fracassant que l'on attendait, la période fructueuse d'avant les Ocean's mais c'est un bon retour quand même. Avec Contagion on retrouve l'esprit de pas mal de ses précédents films, de Traffic (pour le découpage scénaristique avec le film choral) aux Ocean's (pour le montage en jouant sur les détails pour faire monter la tension) en passant par The Girlfriend Experience (pour l'aspect ultra réaliste). Et surtout c'est le genre de scénario qui correspond bien à son style très particulier d'artisan expérimentateur du cinéma. Comme avec Erin Brokovich ou Traffic, Soderbergh privilégie l'authenticité et le réalisme à un cinéma spectaculaire. Et c'est tant mieux pour nous.

Contagion est un film catastrophe mais pas dans le sens où on l'entend en ce moment dans le paysage cinématographique avec sa 3D et son trop plein d'effets spéciaux. Soderbergh a la merveilleuse idée de filmer à hauteur d'homme, de la façon la plus réaliste qui soit. La mise en scène abonde dans ce sens. Très sobre et effacée, à travers des plans fixes principalement, elle n'est que le témoin de ce qu'ils vivent. C'est en insistant sur des détails, comme une poignée de porte, que Soderbergh fait monter la pression en jouant sur l'effet paranoïaque. Et le fait d'apporter un côté ultra-réaliste à son film augmente l'effet de paranoïa qui arrive même à s'étendre dans la salle dès que quelqu'un tousse. On ne peut s'empêcher d'y penser. Et si cela nous arrivait? Soderbergh se base sur un mode réel, en utilisant des morceaux de l'histoire comme la grippe H1N1. Le tout devenant très crédible on se dit que ce scénario peut très bien devenir réalit. ET c'est peut être là le plus effrayant. Pas besoin de nous montrer des monstres ou de faire gicler du sang pour nous faire peur. Le monde dans lequel on évolue nous suffit. Et ça Soderergh l'a très bien compris. Et s'en sert dans son film.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser vis à vis de la mise en scène, on ne s'ennuie pas. Car Soderbergh a réussi à développer son histoire à travers plusieurs personnages clés qui sont tous aussi intéressant les uns que les autres. Que ce soit Jude Law, Kate Winset, Gwyneth Paltrow, Laurence Fishburne ou encore Marion Cotillard, il n'y a pas un acteur qui prend le dessus sur l'autre. Ils sont tous parfaitement impliqués dans leur rôle, très crédibles. Et cela mérite que je le souligne vu mon peu d'attachement (et c'est un euphémisme) pour Matt Damon, mais il est assez crédible et touchant dans son rôle de père qui vient de perdre sa famille et désire sauver le peu qui lui reste.

PS : Un petit coup de gueule, que fait la musique de Drive dans Contagion!!!??? Ou pourquoi se donner tant de peine pour créer une musique de film quand on peut juste recycler celle qu'on a déjà. C'est juste du grand n'importe quoi, j'avais l'impression d'avoir été importée dans Drive (dont la musique joue un rôle très important) alors que Contagion n'a rien à voir avec ce genre de film!

 

22/07/2010

Repo Men

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OVNI dans le paysage cinématographique, Repo Men est le genre de film de SF dans la lignée de Shoot'em Up ou encore Ultimate Game, avec un humour très incisif, corrosif. On finit par vraiment en rire (jaune) tant la violence dans ce film est crue mais en décalage total avec la scène. Ce décalage crée une situation d'incompréhension, d'irréalité dont l'on comprend mieux la subtilité après. Mais pendant un long moment on se demande où est-ce qu'on a atterrit. Ce qui est vraiment déroutant c'est la violence banalisée de certaines scènes. On a pourtant l'habitude maintenant de voir ce genre de violence un peu partout dans les médias et au cinéma. Mais là, le décalage créé par la musique et les scènes de violence, filmées alors comme un ballet, surprend et nous amène à réagir, en rigolant ou en étant dégouté.

L'action du film se passe dans une société futuriste et apocalyptique où des gens sans scrupules son prêts à tout pour s'enrichir, le plus souvent au détriment des plus faibles. Le réalisateur critique cette société de surconsommation, capitaliste où le profit personnel est le fléau qui détruit à petit feu l'humanité et l'espèce humaine. Ces Repo Men sont sans scrupules, ils n'ont plus aucune éthique ou sens moral des valeurs. Ils peuvent donc se permettre d'aller très loin dans la provocation. Ce qui peut donner des scènes assez cocasses et originales.

Le film en soi est bien monté, il y a quelques petites longueurs mais dans l'ensemble on suit bien l'action, l'énergie qu'il nous renvoie est très communicative. Le réalisateur maîtrise son sujet, pourtant difficile à mener, toujours à la limite de la vulgarité et du mauvais goût. Les acteurs sont excellents, Jude Law en tête. Ils se donnent à fond dans leurs personnages, s'éclatent comme des gamins et nous en font profiter en prime. Un film déroutant mais intéressant.

ELLE

16/01/2010

Sherlock Holmes

Après Nine, passons du coq à l'âme, nous sommes (presque) directement allé voir Sherlock Holmes, version très librement adaptée du célèbre personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle. Le changement fut brutal et légèrement indigeste. On est passé d'un film sublime, aux images renversantes et pleines de poésie, à un univers sombre, glauque et violent, en un mot brut.

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Parce qu'il faut savoir que ce Sherlock Holmes est un film de Guy Ritchie, le réalisateur autrefois talentueux et original de Arnaques, Crimes et Botaniques ou encore de Snatch. Et de ce fait donc il porte du début jusqu'à la fin la patte de Guy Ritchie. On retrouvera principalement des combats détaillés par des ralentis et une voix-off qui ne servent qu'à montrer du spectaculaire et de la violence gratuite. De plus ces combats mettent en scène le personnage principal de ce film, Sherlock Holmes en personne. On est quand même loin de l'éternel dandy que je me faisais du personnage, quelqu'un d'assez excentrique mais aussi élégant, portant des costumes cintrés, avec un air supérieur.

Après quelques recherches sur le net j'ai appris que Sherlock Holmes était aussi un grand sportif, et boxeur plus particulièrement. Ceci explique donc cela. Ritchie a choisi de se concentrer sur le côté sombre et violent de ce détective à la mémoire et la concentration inaltérables. De ce fait, l'univers du film est lui-même sombre et glauque. Toujours dans les tons gris/verts, dans un Londres du 19ème siècle où la misère côtoie de très près la richesse et la bourgeoisie, Ritchie s'attache à montrer un Sherlock Holmes plus accessible, moins détaché. Et cela fonctionne assez bien. Au niveau visuel, les effets spéciaux sont réussis, un peu trop peut être, on en perd dans le réalisme du film. Les acteurs sont à la hauteur de leur rôle, aucun ne joue de fausses notes. Il faut juste voir ce film avec les sous-titres pour en mieux apprécier les subtilités de langage et de notes d'humour.

ELLE

15/11/2009

L'Imaginarium du Professeur Parnassus

imaginarium.jpgJ'attendais ce film avec impatience. Parce que c'est un Terry Gilliam et que ses films m'ont toujours fasciné, dérangé, intéressé. Et parce que, il faut le dire, c'est le dernier film de Heath Ledger, décédé pendant le tournage.

Et bien je n'ai point été déçue par L'Imaginarium du Professeur Parnassius.

Concernant le premier point, on retrouve dans ce film tout l'univers onirique, merveilleux, bizaroïde, fantastique, imaginaire fidèle à Terry Gilliam. Il décrit toujours un univers aussi excentrique et original mais beaucoup moins sombre que ses précédents films. C'est drôle, touchant, pittoresque, émouvant, spectaculaire, jouissif et plus abouti.  Je suis totalement rentrée dans l'histoire. Ce que j'ai vraiment apprécié ici c'est la façon quasi naturelle dont il a intégré l'univers féérique et fantastique du Professeur Parnassus à une réalité cruelle et décevante, voire même très pessimiste, le monde moderne dans lequel nous vivons. D'un côté nous avons cet univers fait de carton pâte, de bric-à-brac, très artisanal. De l'autre nous avons un monde froid, apocalyptique où l'homme se perd dans ce foisonnement de modernité et de technologie. C'est presque finalement les marginaux (le Professeur Parnassus et ses condisciples) qui ont plus d'humanité que les hommes modernes et contemporains.

Pour Gilliam ce qui nous sauvera de la perte d'humanité ce sont les histoires, toutes les histoires, qui nous permettent de nous évader de la réalité, de voyager à travers l'imagination. Tant qu'il y aura des histoires à raconter, il y aura l'espoir d'un monde meilleur. Dans cet Imaginarium, Gilliam ne se prive pas de nous faire voyager. On en a plein les yeux, on se dit sue ce monsieur a une imagination débordante et il ne sait pas retenu de nous le faire savoir. On regrette cependant la profusion des effets spéciaux qui contrastent trop avec l'authenticité et la magie de la caravane du Professeur Parnassus. Cette dernière fait tellement plus vrai (forcément) et humaine que ces effets spéciaux qui sont trop envahissants et cassent la magie.

heath ledger.jpg

Ce film est aussi un véritable hommage vibrant et émouvant à Heath Ledger. Les parties dans l'imaginarium ont été écrites après la mort de l'acteur. Et cela se ressent à chaque ligne du scénario. La ressemblance entre les trois acteurs (Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell) et Heath Ledger était troublante. On avait vraiment l'impression de voir Ledger, sa gestuelle, ses mimiques. Surtoût avec Johnny Depp. Chaque morceau traitait de la mort, de l'au-delà, de l'immortalité renvoyant chacun à la mort de Ledger. Celui avec Johnny Depp parle directement de la mort et du fait que l'on ne meurt pas vraiment (immortalité), on reste jeune toute sa vie (comme Lady Diana, James Dean ou Rudolph Valentino). Celui avec Jude Law traite de la renaissance et de la plénitude en montant dans les nuages, prendre la mort comme une libération, un renouveau. Le dernier morceau avec Colin Farrell dénonce la corruption des médias et de l'influence néfaste et destructrice qu'ils peuvent avoir sur les personnes.

ELLE

09/08/2009

Closer

18402063.jpgCe film est une petite merveille. Bercé par la magnifique chanson de Damien Rice, The Blower's Daughter, accompagné d'un ralenti sur deux personnages qui se croisent dans la rue, se remarquent et ne se quittent plus (Jude Law et Natalie Portman). Ainsi commence Closer. On est tout de suite plongé dans une ambiance mélancolique et rêveuse. On se met à suivre les destins entrecroisés et intrasèquement liés de quatre personnages (en rajoutant le toujours aussi exceptionnel Clive Owen et Julia Roberts au quatuor) sur plusieurs années. Des rencontres aux déceptions, des réconciliations aux trahisons, Closer met en scène ces petits moments qui définissent un couple et leur avenir. L'ambiance douce et rêveuse du début aura vite laissé place à la réalité sans pitié qu'est la vie. Sans jamais s'attarder sur les détails, allant au coeur du sujet, Mike Nichols (réalisateur de Qui a peur de Virginia Woolf? et du Lauréat entre autres) parle d'amour de façon réaliste, dure, limpide et parfois cruelle.
Adapté d'une pièce de théâtre, Closer est de ces films ou les personnages ne font que parler. Pendant une heure quarante cinq, on les 2écoute parler 'amour, des sentiments, mais le sujet, les dialogues y sont tellement intéressants et intelligents que l'on n'a aucune chance de s'ennuyer. C'est loin d'être niais et puéril. Il faut dire aussi que les acteurs y sont tout simplement exceptionnels, ce qui n'enlève en rien au plaisir un peu vicieux que l'on prend à suivre leurs mésaventures.

Mais qu'est-ce que ça peut bien être?