26.12.2009
Le Patient Anglais (the english patient)
Il y a des films qui marque mais pas toujours pour les raisons que l'on croit, j'ai vu ce film au cinéma, mais dans un cinéma en pleine air, avec sur le terrain de foot à côté des tentes qui se montaient pour des réfugiés Allemands et Italiens à cause de la guerre entre l'Erythrée et l'Ethiopie, donc ce film m'a marqué car j'ai eu l'ombre d'un arbre pendant tout le film, je ne me souvenais que de cela, il a fallu dix ans avant que je le revois, et que je découvre enfin ce film, qui est une magnifique histoire d'amour, mais elle a les codes pour faire l'histoire d'amour tragique et en même temps romantique: la guerre, un attachement à la terre, des protagonistes qui ne s'apprécient pas forcément au départ, n'est-ce pas "Autant en emporte le vent" ou encore il y a peu "Australia, je pourrais encore citer "Pearl Harbor", il manque juste l'affrontement entre les deux personnages mais l'espoir, l'amour en tant de guerre, rajoute une tension dramatique très forte, et avec ce film on a deux pour le prix d'un. Le film mélange énormément de chose puisqu'il y a la guerre, l'amour, mais aussi des sentiments profonds comme la vengeance, l'empathie, l'amitié, la trahison, le désespoir, tout cela fait une histoire très intéressante, avec une magnifique musique, et de beaux paysages, je comprend pourquoi ce film devient un classique. Les acteurs sont tous très bien, et la réalisation est parfaite, ça se regarde avec plaisir.
En 1945, quatre personnes dechirées par la guerre se réfugient dans un monastère abandonné de Toscane pour se guérir de leurs maux. Peu à peu le passé va resurgir et la présence d'un homme mystérieux et méconnaissable, le patient anglais, va bouleverser le destin de ceux qui croisent son chemin.
08:55 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : juliette binoche, ralph fiennes, kristin scott thomas, colin firth
17.08.2009
Partir
Et bien pour une fois, on nous montre l'après. La plupart des films sur les séparations, quand l'un ou l'autre va voir ailleurs, on a le droit à ce qui se passe avant le divorce, et généralement les protagonistes terminent amis, on a le droit au engueulade, à savoir comment ça va se passer pour les enfants s'il y en a et bien dans ce film c'est tout cela mais puissance dix mais il y a aussi après qu'elle soit partir de chez elle, de sa famille, de sa petite vie bien rangée, et l'on a le droit à un vrai combat pour l'amour, car ça peut être violent, autant dans les sentiments que dans la parole, ça peut être beau car elle se redécouvre, et elle redécouvre l'amour, mais le sujet du film aborde jusqu'où peut-on aller par amour, et ce qui est intelligent, c'est de nous avoir montrer les deux côtés, ce qu'elle est prête à faire pour son nouvel amour, et ce que son mari est prêt à faire pour la garder, au final ça paraît extrèmement réaliste, j'y ai cru totalement, j'ai regardé cela sans parti pris mais en voyant ce qu'il y a de plus d'extructeur chez l'Homme, et toujours des deux côtés. Les acteurs sont excellents, Yvan Attal est parfait en médecin, sûr de lui, condescendant, et Kristin Scott Thomas est absolement fabuleuse dans cette femme qui décide de tout quitter, elle a un message qui exprime énormément d'émotions, et l'on comprend pourquoi la réalisatrice a pensé à elle tout de suite car elle est parfaite, et le couple Attal-Scott Thomas fonctionne bien, également celui formé avec Sergi Lopez, donc tout cela pour dire que le casting est parfait. C'est la première fois que je vois autant dans un film, le sujet de l'amour traité du mauvais côté même si cela est discutable et il faut avoir vu le film pour comprendre mais j'ai eu l'impression de retrouver les sensations que j'avais eu en voyant "l'adversaire" de Nicole Garcia, pourtant le sujet n'est pas le même mais il y a une part de mensonge dans ces deux personnages, qui se rendent compte à un moment que ce n'est pas la vie qu'il voulait, et j'ai pensé à ce film car "Partir" a l'air de partir d'un fait divers, c'est quelque chose que l'on aurait pu lire dans les journaux, on voit là la puissance du scénario qui est très bien écrit, on accroche totalement à l'histoire.
Suzanne a la quarantaine. Femme de médecin et mère de famille, elle habite dans le sud de la France, mais l'oisiveté bourgeoise de cette vie lui pèse. Elle décide de reprendre son travail de kinésithérapeute qu'elle avait abandonné pour élever ses enfants et convainc son mari de l'aider à installer un cabinet. A l'occasion des travaux, elle fait la rencontre d'Ivan, un ouvrier en charge du chantier qui a toujours vécu de petits boulots et qui a fait de la prison. Leur attraction mutuelle est immédiate et violente et Suzanne décide de tout quitter pour vivre cette passion dévorante.
Mais qu'est-ce que ça peut bien être?
08:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kristin scott thomas, sergi lopez, yvan attal, catherine corsini
03.06.2009
Confessions d'une accro du shopping (Confessions of a Shopaholic)
Si vous voulez voir un film sur l'univers de la mode journalistique arrêtez-vous sur Le Diable s'habille en Prada, très bonne comédie satirique sur l'univers impitoyable de la mode. Concernant Confessions d'une accro du shopping vous pouvez passer votre chemin aisément sans vous retourner. C'est d'un classicisme ennuyant, les gags sont prévisibles et le peu de réflexion évoquée n'est pas assez poussée pour que l'on s'en soucie.
Tout comme le Diable..., Confessions... est l'adaptation cinématographique d'un best-seller, vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Je n'ai pas lu le livre donc je ne peux dire si l'adaptation y est fidèle ou non. Ce que je peux dire par contre c'est qu'il n'y a aucune surprise, c'est gentillet et mignon tout plein. Le film plaira sûrement aux filles parce qu'on y retrouve tous les clichés inhérents à la comédie romantique, jusqu'au final, romantique à souhait. Même les tenues n'ont pas la classe et l'élégance de celles portées par Carrie Bradshaw dans Sex and the City. Kristin Scott Thomas, pourtant très bonne comédienne, pousse l'accent français un peu trop dans la dérision et n'a pas le cynisme machiavélique et la prestance de Meryl Streep. Hugh Dancy est peut être celui qui s'en sort le mieux, avec la classe et le charme d'un Colin Firth.
Pour ce qui est de la réflexion, alors oui le monde de la mode utilise peut être de façon exagérée la publicité (il n'y a qu'à voir les publicités qui recouvrent les buildings) pour pousser les gens un peu crédules à (sur)consommer. Le lobby de la publicité est présent partout, il fait partie de notre quotidien et il n'y a pas grand chose que l'on puisse faire contre. Et ces lobbies profitent de nos faiblesses pour nous prendre tout ce qu'ils peuvent. En quelque sorte, le personnage de Becky est victime de la société. La devise du film, le coût réel et la valeur que l'on peut accorder à un objet ne sont pas forcément les même, montre que le monde matériel ne rime pas toujours avec bonheur, que des valeurs plus fondamentales comme la famille, l'amour ou l'amitié peuvent suffire pour être comblé et heureux.
08:59 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : p.j. hogan, isla fisher, hugh dancy, kristin scott thomas, joan cusack
15.05.2009
Un Mariage de Rêve (Easy Virtue)
Quelle agréable surprise!!!! J'étais partie pour voir un film sympathique, avec de (très) bons comédiens, mais sans plus. Au final, j'ai bien ri, je suis ressortie de la salle avec le sourire aux lèvres, convaincue d'avoir passé un bon moment.
Stephen Elliott, réalisateur talentueux de Priscilla Folle du Désert et de Trader, nous a concocté un savoureux mélange de ses deux films pour nous servir Un Mariage de Rêve plein de fantaisie, d'humour et de bons sentiments, une vraie comédie légère et pleine d'esprit.
Le personnage de Larita Huntington (Jessica Biel) est haut en couleurs (et peut rappeler par son côté déluré et fantasque les drag queens de Priscilla Folle du Désert). On penserait de premier abord qu'elle est la peste de service, essayant par tous les moyens d'éloigner son mari de sa mère. Et non, elle est tout le contraire en fait. C'est quelqu'un qui va au bout des choses, n'a pas peur des convenances et possède un grand coeur. Elle est à l'écoute de son prochain et ferait tout par amour. De plus, elle n'a pas sa langue dans sa poche, est complètement nature ce qui va dérouter et renverser les valeurs de cette famille bourgeoise et coincée au possible qui attache plus d'importance aux convenances et apparences qu'à la nature humaine. En témoigne le père qui est revenu de la Grande Guerre complètement traumatisé, ayant perdu tout repère avec la réalité et ses accroches familiales et sociales. Il sera à son retour ignoré de tous et incompris.
Ce qui est appréciable avec ce film c'est qu'il ne plonge pas dans le pathos. On n'est pas submergé de bons sentiments et de violons. Un Mariage de Rêve n'est pas qu'une comédie romantique relatant l'histoire d'amour d'un noble anglais et d'une américaine peu portée sur les conventions de cette fameuse noblesse en perdition. C'est aussi et avant tout une comédie pleine d'esprit, d'humour et de (très) bon comédiens.
Encore une fois, le titre français est très mal adapté par rapport au titre anglais, Easy Virtue, plein d'esprit et petit clin d'oeil au personnage principal féminin.
23:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stephen elliott, jessica biel, colin firth, kristin scott thomas, ben barnes












