28/11/2011
Les adoptés
Premier film de Mélanie Laurent, autant dire que c'est attendu, elle s'est également lancée dans la musique, elle fait pas mal de chose donc à en agacer certains, et cela aurait bien aimé qu'elle se plante avec son film, ce qui n'est pas le cas, en tout cas pas pour nous, c'est à l'image de l'actrice, surtout de ses choix d'actrice, car on sent l'influence des films qu'elle a tourné, surtout dernièrement "beginners" pour la réalisation et "Et soudain tout le monde me manque" pour l'écriture. Disons le tout de suite, il nous a plu, le casting est bien choisi, Denis Ménochet, nous surprend une fois de plus, l'ayant vu dernièrement dans "Forces spéciales", on peut dire que c'est un très bon acteur. Marie Denarnaud n'est pas en reste, un personnage qui lui va comme un gant, qu'elle interprète très joliment, tout comme Audrey Lamy qui est parfaite, on peut dire la même chose de Clémentine Célarié, voilà Mélanie Laurent s'est choisie une très belle famille, elle aurait pu faire l'erreur de prendre des grosses vedettes, non elle prend des gens qui font tranquillement leur chemin dans le cinéma. Il y a un côté très frais dans ce film, les plans sont bien choisis, il y a une véritable intelligence dans la construction des plans pour que l'on puisse suivre l'histoire avec des choix très intéressants, elle a su mettre l'image au service de son histoire, histoire qu'elle a bien écrit, ce n'est pas une succession de scène, qui n'est pas non plus linéaire, on suit chaque personnage pour découvrir qui, il l'est. On accroche tout de suite à l'histoire, avec une vision selon l'âge car j'ai failli oublier Théodore Maquet-Foucher, l'acteur qui joue le fils de Mélanie Laurent, qui est excellent, son personnage permet de dire les choses simplement car il faut se mettre à la place de l'enfant, il ponctue le film pour recentrer l'histoire sur elle-même car on pars parfois dans les histoires de chacun pour éviter d'être plomber par cette histoire qui est tout de même lourde, on ne rit pas du tout du début à la fin mais nous avons des respirations pour ne pas sortir complètement triste. Cela ne nous arrive pas souvent mais le film nous a plu de bout en bout sans fausse note, en espérant qu'elle soit capable de réitérer cette réalisation aussi simple que réfléchit.
Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...
08:21 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, denis ménochet, marie denarnaud, clémentine célarié, audrey lamy, théodore maquet-foucher
03/06/2011
Beginners

A lieu tous les mois au Gaumont Opéra une avant-première sous le thème "le Jeudi, c'est Gay-friendly" en partenariat avec le site Yagg.com, site d'informations sur la communauté gay et lesbienne.
Dans ce cadre là on a notamment pu voir le premier film de Tom Ford, A Single man, ou encore Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan, en sa présence. La semaine dernière c'était un petit fil indépendant qui y était présenté, Beginners de Mike Mills.
La particularité de ces avant-premières est de traiter à plus ou moins grande échelle de l'homosexualité. Dans Beginners, sujet hautement autobiographique pour le réalisateur, c'est le grand-père (Christopher Plummer) du personnage de Ewan Mcgregor, Oliver, qui lui annonce après le décès de sa femme (et donc mère d'Oliver) que ce dernier est gay et souhaite exprimer au grand jour sa vraie nature, à 75 ans.
Cette annonce remet en cause pour Oliver le fondement même de l'amour entre deux personnes. Comment y croire lorsque l'on sait que toute sa vie a été basée sur un mensonge, que l'amour que se portaient ses parents n'était qu'illusion. Cette annonce va affecter durement sa vie de couple, n'ayant aucune confiance en l'amour et en lui-même.
Au-delà du sujet délicat de l'homosexualité, traité ici avec beaucoup de légèreté et d'humour, que l'on prend comme une pure bouffée d'air frais et de bonne humeur, le réalisateur concentre son film sur les problèmes relationnels et générationnels entre le père et le fils. Mais surtout, et c'est là le grand intérêt du film, il met en scène une possible histoire d'amour entre Oliver et Anna (Mélanie Laurent, pétillante à souhait). Histoire d'amour touchante, presque irréelle (avec l'intervention d'un chien "bavard" qui rajoute à l'effet onirique de ces scènes), entre deux êtres perdus, déprimés, qui vont trouver du réconfort, de la compréhension et de l'écoute l'un en l'autre. Ils sont déprimés, perdus mais étrangement, le film n'en est pas moins plus déprimant. Car le réalisateur apporte à travers sa réalisation une touche de singularité (un peu dans le même esprit que (500) jours ensemble) en mettant en image ce que le narrateur, Oliver, raconte et en jouant sur l'effet de répétition. Au final cela donne au film une aura fantaisiste et malicieuse.
Pendant tout le film, ces deux aspects de l'histoire s'opposent, se complètent pour donner au final un film plein de charme, d'originalité, un petit ovni indépendant qui mérite le coup d'oeil (même s'il ne va pas plaire à tout le monde en vue des réactions mitigées de la salle après la projection).
Sans rien gâcher au plaisir les acteurs sont totalement investis dans leur rôle, Christopher Plummer en tête, excellent dans son personnage de gay affirmé qui retrouve une seconde jeunesse dans les bras d'un homme plus jeune mais pas moins fougueux que lui. Mélanie Laurent joue encore une fois une personne étrange, dans son monde, un peu extravagante mais toujours attachante. En même temps, ce genre de rôle lui correspond très bien donc pourquoi pas. Quand à Ewan McGregor, il est surprenant. Il confirme là un certain talent pour la comédie romantique, qu'il avait déjà amorcé avec I Love You Phillip Morris.
Le film sort le 15 juin.
10:52 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mike mills, ewan mcgregor, mélanie laurent, christopher plummer, goran visnjic
29/04/2011
Et soudain tout le monde me manque

C'est... comment dire, on sent qu'elle avait de bonnes choses mais le tout rassembler manque un peu de consistance, elle commence des choses sans véritablement les finir, et des éléments qu'elle aurait pu développer ne le sont pas, le rapport père-fille est présent mais ce qui se passe à la fin tombe un peu comme un cheveux sur la soupe, alors que ça aurait pu être très drôle. Les personnages secondaires malheureusement je trouve qu'ils ne sont pas assez écrit, le personnage de Géraldine Nakache aurait mériter plus de choses surtout qu'il est très bien joué. Le tout fait que l'on regarde sans véritablement être touché, ça manque de profondeur au niveau des sentiments pour que l'histoire, la sensibilité du personnage nous parvienne. Le casting est bon pourtant, le couple michel Blanc Mélanie Laurent est très bien, de même que Mélanie Laurent avec Guillaume Gouix. Heureusement on ne tombe pas dans la comédie légère à l'américaine, il y a de très bonne chose mais la réalisatrice s'est perdu dans son sujet. C'est dommage la bande annonce donnait très envie, mais il n'y a que certaines choses qui retiennent notre attention.
La famille, c'est compliqué…
Surtout quand Eli, le père, bientôt 60 ans, attend un enfant de sa nouvelle femme. À l’annonce de la nouvelle, ses deux grandes filles, Dom, qui cherche a adopter, et Justine, qui passe d’un petit ami à un autre sans trop d’état d’âme, sont ébranlées.
Pour se rapprocher de Justine avec qui il n’a jamais pu s’entendre, Eli a la bonne idée de se lier d’amitié avec tous ses ex… A son insu.
Mais lorsque Justine tombe de nouveau amoureuse et qu’Eli s’apprête à tout gâcher, la famille est sur le point d’imploser. Est-ce que tout ce petit monde va parvenir à se réconcilier avant qu’il ne soit trop tard ?
07:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, michel blanc, géraldine nakache, guillaume gouix, manu payet, florence loiret-caille, jennifer devoldere
19/03/2011
Pollen

La pollenisation. Un mot que je n'avais pas entendu depuis bien longtemps. Depuis quelques temps Disney a décidé de faire des documentaires à la suite de la Marche de l'empereur ou encore le peuple migrateur. donc sous le beau nom de disney nature. Et c'est le monde des fleurs qu'ils nous présentent avec des images magnifiques, non pas de la naissance d'une fleur mais plutôt pourquoi aujourd'hui les fleurs sont essentielles à la vie et surtout les pollinisateur. Le but est de faire comprendre un peu plus la nature, c'est pour cela que je dirais que le film est plus destiné aux enfants, il y a beaucoup d'explications peut être un peu trop, et c'est un peu trop moralisateur, nous sommes entre Home et Microcosmos, cela n'empêche pas d'en apprendre énormément et de voir que la nature est quelque chose d'absolument incroyable et qu'au fil du temps, elle a su développer des techniques de survie incroyable et que rien ne va sans rien, car même si aujourd'hui l'homme réussi à faire pousser des tomates sans avoir besoin de terre, elle a toujours besoin des fleurs et surtout des abeilles, bourdons, papillons qui transportent le pollen parfois malgré eux pour permettre le développement des plantes. C'est Mélanie Laurent qui nous racontent ces histoires extraordinaire et elle le fait très bien, sa voix colle parfaitement à l'ambiance qui est donné. Un film qui doit être vu par les enfants pour qu'ils puissent l'expliquer aux parents. 
Les fleurs : symbole de la beauté à l'état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l'avenir de la terre. Mais sans leur histoire d'amour avec les "pollinisateurs", rien ne serait possible. Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l'intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l'équilibre de la planète.
Découvrez deux extraits du film, l'un sur le colibri et l'autre sur le papillon monarque.
08:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent
11/03/2011
Requiem pour une Tueuse
Requiem pour une Tueuse. Le titre est peut être un peu lourd pour ce petit film policier non dénué de charme. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça se regarde quand même.

La photographie de Requiem... y est soignée et travaillée. Elle renvoie une ambiance classe, énigmatique et mystérieuse renforcée par une mise en scène qui essaye de brouiller les pistes en mettant au même niveau tous les protagonistes du film. Pour revenir à la photographie du film, il y a un vrai travail avec la lumière. Tantôt lumineuse et claire, voire froide, pour faire ressortir l'aspect policier et solitaire du métier de tueur à gages. Et tantôt chaude et calfetrée dans le château pour montrer un aspect plus chaleureux et humain, ce qui ressortira finalement le plus de ce film.
Car l'histoire reste somme tout très basique. C'est du déjà-vu.
Mais le charme, le naturel, la détermination de Mélanie Laurent dans ce rôle de tueuse à gages jouent en faveur du film. elle délivre ici une très belle performance qui donne à Requiem pour une Tueuse tout son charme et son identité. Les rôles masculins, Tchéky Karyo et Clovis Cornillac, ne font qu'appuyer sa performance tout en douceur. Le rôle lui va à merveille. Que ce soit en jeune femme un peu fragile ou en tueuse à gage, elle est très crédible. Une petite réserve tout de même pour la partie où elle est sensée chanter de l'opéra.
Les décors et les paysages (l'action se passe dans un château suisse enclavé dans les montagnes) s'accordent très bien avec l'histoire. Ils renforcent l'ambiance de mystère qui plane par une espèce de huit-clos avec pour seul décor le château. Mais en même temps on ressent cette envie de liberté que recherche le personnage de Mélanie Laurent à travers les vues dégagées sur les plaines et montagnes de Suisse.
08:19 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, clovis cornillac, tchéky karyo, xavier gallais, christopher stills
10/05/2010
Promenade de santé
Nous avons passé un excellent moment en compagnie de Mélanie Laurent et Jérôme Kircher, au Théâtre de La Pépinière, quelques jours avant la fin de la pièce, Promenade de Santé. Voilà du bon théâtre qui se regarde avec beaucoup de plaisir, où l'on se délecte de ces phrases assassines, de ces dialogues provocateurs, mais aussi de ce mélange d'émotions qui nous emporte, du rire aux larmes.
Pour ceux qui râlent toujours d'être mal assis, de s'endormir ou pire encore, cette pièce est parfaite pour eux, elle n'est ni trop longue (1h), ni trop courte (1h00). C'est simple, honnête et sans prétention, qui plus est bien écrit. Il y a un petit côté provocateur et subversif qui renvoie bien à son créateur, Nicolas Bedos, fils de. C'est drôle, touchant, on se laisse promener par ses deux êtres qui se découvrent, se tournent autour, se cherchent et se trouveront une complicité insoupçonnée dans un endroit qu'ils ne pensaient pas capable de vivre, l'amour.
La mise en scène est simple, les décors très sobres, tout (ou presque) se passe dans un jardin d'un institut psychiatrique où évoluent ces deux êtres sans repères et sans accroches. La mise en scène laisse donc place au jeu des acteurs qui sont excellents. Il y a une très belle alchimie qui passe entre les deux comédiens. Mélanie Laurent est tout simplement renversante. Pour une première fois, elle est éclatante de sobriété, de sincérité, de sensibilité. Elle est vraiment émouvante, jusqu'au salut final où elle tire quelques larmes devant un public admiratif et conquis.
ELLE
08:30 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mélanie laurent, jérome kircher, nicolas bedos
20/03/2010
La Rafle

Il a fallu 58 ans pour qu'un film parle d'une des pires page de l'histoire française, donc félicitation à Roselyne Bosch d'avoir voulu faire ce film, mais je déplore, comme j'ai pu déjà le dire que la France ne soit pas capable de montrer qu'elle n'a pas toujours été un exemple de société que ce soit avec la rafle du vel d'hiv ou encore la guerre d'Algérie, le film existe, c'est déjà une bonne chose en soi. La réalisatrice a voulu bien faire, peut être trop car le film est bien fait, bien jolie, mais on reste assez extérieur à tout cela, ce n'est pas aussi poignant que "La liste de schindler" ou "le pianiste", je pensais être déranger par ce film, le sujet est assez fort, assez prenant, assez atroce pour mettre mal à l'aise, donc je suis partagé par ce film, car le casting est très bien, les enfants sont absolument incroyable mais la réalisatrice a voulu aller vers l'émotion, au lieu de montrer les faits, simplement les faits, on voit l'ampleur de cette rafle mais on ne voit pas assez la mobilisation que cela a demandé à la police française, au moins 13 000 personnes ont été raflé, cela ne demande pas que quelques hommes. Il faut reconnaître qu'il ne faut pas tomber non plus dans le documentaire mais c'est malheureux à dire mais je n'ai pas vu l'horreur que cela a du être, les images du ghetto de Varsovis dans "le pianiste" ou la rafle dans "la liste de schindler" sont très présentes dans mon esprit, dans "la rafle" cela paraît presque trop joyeux, le côté bon vivant, joie de vivre du Paris de 1930 est très bien montré au début du film mais il ne tranche pas assez avec le début de la rafle, et ce qui s'en suit, l'internement dans le camp de Beaune, la déportation des hommes et femmes vers les camps en laissant les enfants seuls. Le film n'est critiquable que techniquement car il y a eu un travail de recherche et de documentation incroyable, tous les éléments sont bien là mais c'est presque un film destiné aux enfants pour leur montrer ce qui s'est passé sans trop leur faire peur, surtout que le point de vue du film est à hauteur d'enfants. C'est la seule chose que j'ai contre ce film, c'est malheureusement il ne va pas assez marquer les esprits, mais il a le mérite d'exister et déjà pour cela, il faut aller le voir. Car il montre l'engagement du gouvernement de Vichy, de la police française. Et surtout le film montre comment on peut trahir la confiance des gens et l'ignorance des personnes. Au vue de ce qui se passe aujourd'hui dans certains pays avec la montée des extrèmes, ce genre de choses peuvent-ils encore arriver? Arrive-t-il encore aujourd'hui? Les lettres de dénonciation n'ont pas disparu, les gens laissent faire lorsqu'ils se passent des choses importantes dans le monde, il y a et il y aura encore des génocides, malheureusement, ce film montre l'Histoire pour que l'on apprenne de notre histoire mais comme il a été dit l'histoire se répète encore et encore, peut être qu'un jour l'Homme apprendra
Joseph a onze ans.
Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine...
Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule...
Du Vélodrome d'Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
07:36 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean reno, mélanie laurent, gad elmaleh, anne brochet, catherine allegret, thierry frémont, sylvie testud, isabelle gélinas, denis ménochet







