20/11/2011

L'ordre et la morale

mathieu kassovitz, malik zidi, iabe lapacas, alexandre steiger, philippe torreton, sylvie testudNous sommes à l'opposé du film dont nous avons fait la critique hier. L'ordre et la morale montre l'horreur tout simplement, jusqu'où certaines hommes sont capable d'aller pour le pouvoir. Comme l'a dit Mathieu Kassovitz dans cette magnifique série Apocalypse: Comment nous en sommes arriver là? C'est la question du film, mais c'est également la question que doit se poser Kassovitz à chaque fois puisque ses films dénoncent certaines choses. Et avec ce film, il n'y va pas de main morte puisque l'on parle de l'armée, jusqu'où justement peuvent aller les militaires lorsqu'ils recoivent un ordre, puisqu'on ne leur demande pas de jugement, ni de faire face à la morale des décisions. Ce n'est pas la première fois que le film pose la question de ce dilemme entre ordre et morale, mais là se rajoute la politique, un monde que l'on connaît peu malgré de plus en plus de film qui en parle, et l'on ne peut pas dire que celà est fait pour nous les rendre sympathiques, aussi bien avec "la conquète" mais surtout dernièrement avec l'excellent "l'exercice de l'état" qui montre la jungle de la politique. Le film défend le dialogue, le dialogue qui a temps manqué aux hommes d'Etat, à travers les âges car combien on préférait et préfère encore réprimer plutôt que dialoguer, mais comme il est dit dans le film, l'Etat ne peut se laisser faire. Le film démontre la distance qu'il y a entre les politiques et le peuple, et les gens entrent qui se débattent pour maintenir la balance entre les deux. On oscille entre le film et le docu-fiction, la caméra est parfois une caméra embarquer, le début du film nous plonge tout de suite dans l'univers que veut instaurer Mathieu Kassovitz, car nous sommes au plus près de cette histoire qui est très forte, qui présente l'homme dans ses contradictions. Le film devrait faire plus de bruit parce qu'il révèle l'ambition des hommes politiques et le peu de contre poids de l'armée.

Avril 1988, Île d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie.
30 gendarmes retenus en otage par un groupe d'indépendantistes Kanak.
300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l'ordre.
2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages.
À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue.
Mais en pleine période d'élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...