18/01/2012

Sherlock Holmes 2, Jeu d'Ombres (A Game of Shadows)

Ayant vu le premier Sherlock Holmes à Londres, on s'est dit qu'on ne pouvait pas passer devant l'occasion de faire de même avec ce deuxième opus étant donné que nous allions à Londres (hé oui encore) au moment de sa sortie.
La boucle est maintenant bouclée.

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Suite logique et sans accros du premier, Ritchie va jusqu'à en faire un gros clin d'œil avec l'apparition de Rachel McAdams, ce nouveau Sherlock Holmes est un très bon divertissement sans prétention qui reste fidèle à l'esprit de la franchise amenée par Sherlock Holmes.

Ce Jeu d'Ombres reprend les éléments qui ont construit le premier film pour les incorporer dans une nouvelle intrigue tout aussi passionnante et mystérieuse. On y retrouve donc une bonne dose d'action, d'explosions, de suspense et d'humour à travers une mise en scène encore une fois fidèle au premier, qui mélange avec beaucoup de fluidité les séquences d'action et les séquences narratives.

Mais ce qui réussit le mieux à Sherlock Holmes 2, c'est son duo d'acteurs. Encore plus soudé, plus drôle, plus à apte à se crêper le chignon, Downey Jr et Law forment l'un des duos cinématographiques les plus intéressants qu'il m'ait été donné de voir ses dernières années. On les sent très à l'aise et en confiance l'un avec l'autre et cela transparait tout de suite à l'écran. L'alchimie opère dès les premières minutes, on se laisse emporter par leurs mésaventures.

Guy Ritchie a réussi à s'affranchir du premier Sherlock Holmes, il a évité la pâle copie pour produire ce très bon divertissement qui, tout en restant dans l'esprit du premier film, propose quelque chose d'intéressant, qui renouvèle bien la saga sans la dénaturer.

12/05/2011

Midnight in paris

woody allen,rachel mcadams,owen wilson,michael sheen,marion cotillard,léa seydoux,kathy bates,adrien brody,gad elmalehLa bande-annonce montre un peu un Paris carte postale, bon pour les étrangers, mais on se dit c'est woody Allen et qu'il ne peut tout de même pas faire un simple film carte postale! Et bien le début du film fait très peur car il passe 5 minutes à montrer Paris, c'est presque un film publicitaire, nous aurions pu gagner avec ça les jeux olympiques, on a l'envie de dire : "arrêtez Woody, c'est fini!" Heureusement, et je pèse mes mots cela change pour mieux? Je ne saurai dire car on retrouve un peu le thème de "la rose pourpre du caire" car le personnage principal à l'impression de vivre à la mauvaise époque, on retrouve également le personnage de Woody Allen, c'est à dire que Owen Wilson n'est qu'un prolongement des personnages des films de Allen qu'il ne cesse d'écrire en profondeur, un personnage anxieux, hypocondriaque, donc je regrette un peu ce personnage perpétuel qui n'est pour moi que drôle lorsqu'il est interprété par Allen, lui-même mais pour ce film la différence d'âge aurait créé une autre problématique qui aurait pu être drôle pour le coup, mais j'aime aussi ce côté du personnage qui est en perpétuel questionnement sur ce qui l'entoure, Allen l'a dit lui même: "c'est définitif, je suis contre la mort", le film traite un peu ce sujet, mais la vraie question est: "suis-je né au bon moment?" Et je ne vous dévoilerai pas le traitement du film, mais Allen le traite d'une façon presque universelle, d'une manière poétique et intelligente, en confrontant les valeurs que l'on pourrait dre d'aujourd'hui à celle d'hier, à travers Paris qui est un personnage dans le film, et qui fait fantasmer nombre de personnes à travers le monde. Woody Allen s'est sûrement offert un rêve en faisant un film, et un plaisir également, mais il faut avoir vu le film pour comprendre tout ce que je viens de vous dire! Ce qui est sûr, c'est que Paris va faire rêver encore longtemps.

Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

06/04/2011

Rappel des titres

Ils sortent aujourd'hui nous avons pu les voir en avant première:

 

Morning Glory  avec Diane Keaton, Harrison Ford, Rachel McAdams

diane keaton, harrison ford, rachel mcadams, alex pettyfer, patrick wilson, jeff goldblum, timothy olyphant

Numéro quatre avec Alex pettyfer et timothy olyphant

diane keaton, harrison ford, rachel mcadams, alex pettyfer, patrick wilson, jeff goldblum, timothy olyphant

 

 

25/03/2011

Morning Glory

Prenez Le Diable s'habille en Prada, transposez-le dans l'univers des talk-shows matinaux aux États-Unis, une institution là-bas, et vous obtenez Morning Glory.

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L'histoire d'une jeune fille passionnée et ambitieuse qui est prête à toutes les concessions et toutes les crises pour obtenir le travail de ses rêves. Cela vous rappelle Le Diable s'habille en Prada? C'est normal.

En dehors de son scénariste, on y retrouve le même rythme endiablé, la même énergie communicative. Au point d'arriver à nous faire apprécier les émissions de talk-shows matinales qui passent aux États-Unis, ce qui n'était pas gagné.

Mais surtout on y retrouve la même trame scénaristique. A l'instar d'Andrea Sachs, interprétée par Anne Hathaway dans Le Diable..., le personnage principal de Morning Glory, Rachel McAdams, se retrouve catapultée dans un univers qu'elle ne maîtrise pas totalement, qui la submerge, prise en sandwich entre l'espèce de grand manitou (ici Harrison Ford) et la femme qui veut tout diriger et être la chef, Diane Keaton.

Au final cela nous donne un film très sympathique, avec une bonne dose d'humour et de charme romantique (le couple Rachel McAdams/Patrick Wilson fonctionne très bien, il y a une véritable alchimie qui apporte beaucoup de fraîcheur au film). De plus, la casting reste très attractif entre Diane Keaton, Jeff Goldblum, Patrick Wilson dans le gentleman beau cœur de service et Harrison Ford en vieux papy bougron à la retraite.

Il y a malgré tout quelques fausses notes qui gâchent un peu le plaisir.

On commence véritablement à rentrer au cœur du film lorsque tout se met en place pour sauver l'émission. Les gags fusent en même temps que le rythme s'accélère. Avant cela on subit plus le jeu grognon de Harrison Ford et l'énergie (trop) débordante de Rachel McAdams, rôle qui lui va pourtant à ravir.

Et le gros défaut de ce film reste avant tout sa mise en scène catastrophique. A coup de plans en plongée et contre-plongée qui donnent la nausée, de ralentis inutiles et surfaits, on est asphyxiés par une réalisation lourde et sans intérêt. La simplicité aurait été d'autant plus efficace.

26/10/2010

Esprit de Famille (The Family Stone)

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La famille Stone c'est la famille que l'on rêverait tous d'avoir. Elle est unie, soudée, tout le monde s'entend bien et s'aime. Elle possède des valeurs familiales un peu dépassées mais elle reste très attachante. Elle est aussi chaleureuse, accueillante... ou pas. Car c'est une famille très critique, qui ne laisse pas entrer n'importe qui au sein de ses membres. C'est le personnage de Sarah Jessica Parker qui va en faire les fais. La famille Stone est cette famille typique que l'on voit dans presque tous les films de famille, celle avec ses irrémédiables clichés. On retrouve le fils gay, la soeur enceinte qui n'en est pas à son premier, le fils qui ne s'adapte pas à la famille, toujours en retrait. Même si ces personnages sont assez caricaturaux, ils sont plus profonds qu'ils en ont l'air. Notamment par qu'ils sont joués par d'excellent comédiens, et qu'il n'y en a pas un qui est en retrait par rapport aux autres. De plus, les situations dans lesquelles sont impliqués les personnages sont tellement décalées et personnelles, voire même attachantes, qu'on est obligé de s'éloigner du cliché.

Esprit de Famille est le genre de films que l'on aime bien regarder car c'est un remonte-moral. Il y a beaucoup de bon esprit, de joie de vivre au sein de cette famille. Le fait que l'action se passe à Noël accentue cet effet. C'est film qui n'est pas du tout prétentieux, il joue beaucoup sur la simplicité. Simplicité des sentiments, des échanges entre les personnages.
Ce qui part comme un avantage finit par causer du tort au film. Car au final, cela devient prévisible et facile. Les retournements de situation qui surviennent pendant le film sonnent faux. On n'y croit pas une seule seconde car on a l'impression qu'ils ont forcé le scénario pour nous amener là où ils veulent, c'est-à-dire ce que l'on a deviné depuis le début.
Mais la très bonne ambiance familiale, cet esprit de famille lié souvent à l'esprit festif des fêtes de Noël, est très séduisant et nous permet d'accrocher au film et de le suivre avec beaucoup d'entrain et d'intérêt.

 

Au-delà de sa nature joviale, ce film creuse légèrement la réflexion sur la tolérance et le fait de ne pas juger sur les apparences. Chacun est libre de penser comme il le souhaite, peu importe le jugement des autres.

Elle.

02/08/2010

Red Eye

red eye.jpgVoilà un très bon thriller au suspense bien mené. Ce Red Eye ne se prend pas la tête et ni la nôtre. Il n'y a pas de fioritures, le dosage entre les scènes de suspense, d'action et de dialogues sont bien équilibrées. Et contrairement aux autres thrillers où les tueurs et autres héros préfèrent parler, expliquer les raisons qui les poussent à tuer plutôt que d'agir, dans Red Eye, on ne tourne pas autour du pot, on fonce! Et c'est vraiment rafraîchissant de voir un film comme ça. On suit l'histoire avec intérêt, il n'y a jamais de relâchement, ni d'ennui. Le changment de lieu, puis de ton (un peu comme dans Boulevard de la Mort où la menace est inversée, la victime se transforme presque en bourreau) en deuxième partie relance bien le suspense et l'action.

Il faut savoir quand même que nous avons à faire avec le maître du suspense et du film d'horreur, Wes Craven. Spécialiste du genre depuis 40 ans, il a terrorisé des générations de jeunes avec Les Griffes de la Nuit, La Maison a des Yeux, Scream... Il connaît donc très bien les codes du genre. Et ce qui est intéressant dans Red Eye c'est qu'il les détourne justement ces codes. Et ça marche. Alors que l'on pensait deviner ce qui allait se passer, il a réussit à nous surprendre et même (un peu) nous faire peur. Il nous revient donc en grande forme et pour ne plus grand plaisir. A voir s'il va rester sur cette belle lancée avec le quatrième Scream, en tournage en ce moment.

ELLE

16/01/2010

Sherlock Holmes

Après Nine, passons du coq à l'âme, nous sommes (presque) directement allé voir Sherlock Holmes, version très librement adaptée du célèbre personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle. Le changement fut brutal et légèrement indigeste. On est passé d'un film sublime, aux images renversantes et pleines de poésie, à un univers sombre, glauque et violent, en un mot brut.

sherlock holmes.jpg

Parce qu'il faut savoir que ce Sherlock Holmes est un film de Guy Ritchie, le réalisateur autrefois talentueux et original de Arnaques, Crimes et Botaniques ou encore de Snatch. Et de ce fait donc il porte du début jusqu'à la fin la patte de Guy Ritchie. On retrouvera principalement des combats détaillés par des ralentis et une voix-off qui ne servent qu'à montrer du spectaculaire et de la violence gratuite. De plus ces combats mettent en scène le personnage principal de ce film, Sherlock Holmes en personne. On est quand même loin de l'éternel dandy que je me faisais du personnage, quelqu'un d'assez excentrique mais aussi élégant, portant des costumes cintrés, avec un air supérieur.

Après quelques recherches sur le net j'ai appris que Sherlock Holmes était aussi un grand sportif, et boxeur plus particulièrement. Ceci explique donc cela. Ritchie a choisi de se concentrer sur le côté sombre et violent de ce détective à la mémoire et la concentration inaltérables. De ce fait, l'univers du film est lui-même sombre et glauque. Toujours dans les tons gris/verts, dans un Londres du 19ème siècle où la misère côtoie de très près la richesse et la bourgeoisie, Ritchie s'attache à montrer un Sherlock Holmes plus accessible, moins détaché. Et cela fonctionne assez bien. Au niveau visuel, les effets spéciaux sont réussis, un peu trop peut être, on en perd dans le réalisme du film. Les acteurs sont à la hauteur de leur rôle, aucun ne joue de fausses notes. Il faut juste voir ce film avec les sous-titres pour en mieux apprécier les subtilités de langage et de notes d'humour.

ELLE