07.12.2009
La mélodie du bonheur (the sound of music"
Première de la comédie musicale qui a débuté au théâtre du Châtelet. Je trépiniais d'impatience de la voir car le film est très bien, et il y a un petit côté kitsch sympa, et bien sur scène cela ne dénote pas par rapport au film, alors évidemment il y a quelques différences et des chansons en plus, et le film permet plus de choses, mais la scénographie est pas mal du tout, et bravo au décorateur qui a trouvé de très bonnes idées pour passer de la montagne à la maison ou à l'abbaye, c'est tout simple mais il fallait y penser. J'ai été moins emporté que par "On the Town" que j'avais vu l'année dernière mais c'est dans la deuxième partie où l'émotion est plus importante et la tension plus présente, les spectateurs se sont laissés prendre au jeu. C'était la première donc il faut peut être que les jeunes chanteurs se détentent un peu plus pour former un véritable ensemble car il y a certaines différences dans le jeu. L'histoire peu paraître simple mais certaines choses sont abordés, la religion, le patriotisme, la guerre, la famille, le deuil, l'engagement, et ce que je ne savais pas c'est que cela est basé sur une histoire vraie, l'autobiographie de Maria Augusta von Trapp, surprise totale pour moi qui pensait que les américains avaient inventé tout cela, et surprise qu'ils n'aient pas pensé à une suite puisque la famille von Trapp se produira en Europe et immigrera en Amérique au début de la guerre, des histoires comme les américains les aiment, de la passion, du drame, cela est rendue dans la légèreté par la comédie musicale mais en étant léger n'est-ce pas le meilleur moyen de toucher les gens? Les meilleures choses sont dans le film, certaines parties chantées sur scène ne sont pas très intéressante mais au moins il y a quelque chose en plus qui n'existe pas encore dans les comédies musicales françaises, peut-être qu'un jour? qui sait?
L'autre spectacle était dans la salle car je crois que c'est la dernière fois que j'irai un dimanche après-midi, sortie favorite des vieux, surtout des vieilles qui, comme au deauville, font leur possible pour avoir les places moins chères tout en étant le mieux placés possible, qu'elles n'ont pas été leur surprise lorsqu'elles ont découvert que les places à 20€ pour les plus de 65 ans étaient derrière des poteaux, elles ont essayé d'acheter des places à des personnes, mais pourtant lorsque je suis arrivé devant la guichetière, elle m'a proposé un strapontin au premier rang du 2ème balcon où j'ai très bien vu, est-ce qu'un jour les gens comprendront que plus on est sympathique plus on obtient. Mais elles ne se sont pas arrêtées là, elles sont plusieurs des bandes de copines ou avec leur mari, elles changent de places constamment, la placeuse m'a dit alors qu'il restait 20 minutes avant le début "si une personne est à votre place, venez me voir et nous la déplacerons" ce qui veut dire qu'il y en a souvent, c'est un spécimen qui a l'habitude, un peu comme ceux pendant les salons qui prennent le plus de choses gratuites, même si ça ne leur sert à rien, et bien là c'était une véritable valse, sur les fauteuils, sur les strapontins, sur les marches, c'était pire à l'entracte, ou ceux des étages supérieures sont descendus, ayant repéré les places vides pendant la pièce, elles ont déferlé, en demandant si les places étaient libre, il y en a une qui est resté un moment debout pendant le deuxième acte, parfois il faut savoir mettre le prix ou arriver en toute bonne foi. Mais il y a peut être pire que la petite vieille au premier rang ou celle qui prend son bonbon qui fait forcément du bruit en plein milieu d'une scène importante, il y a celle qui ne peut s'empêcher de parler, et là malheur pour nous pendant la pièce, les sous-titres ne marchaient pas bien, scandale! Comme si elle ne connaissait pas l'histoire, une c'est mis à crier "le texte", et le monsieur à côté de moi "traduction", pour une fois je n'ai pu m'empêcher de réagir en lui disant que cela ne servait à rien, et que s'il voulait dire quelque chose, il n'avait qu'à sortir, et chose rare, comme quoi on apprend à tout âge, il m'a dit à l'entracte que j'avais eu raison de lui faire une remarque, que cela ne se faisait pas, puisque sa fille comédienne, lui avait fait la même, mais qu'il s'était laissé emporter par la personne à l'orchestre, quand les gens arrêteront-ils d'être des boeufs? Mais au mois cela nous a permis de discuter, et d'apprendre que la dernière fois qu'il est venu, c'était en 1944, et que pour avoir les places au poulailler, la caisse se tenait au même étage donc premier arriver premier servi, j'aurais au moins appris quelque chose. Il s'est même excuser de devoir partir à la fin rapidement parce qu'il a un train à prendre "mais il ne fait pas cela d'habitude car il n'aime pas les gens qui n'applaudissent pas", les gens sont surprenant!
La comédie musicale est jusqu'au 3 janvier, 20€ pour les moins de 28 ans, le mieux est d'arriver une heure avant la représentation.
08:31 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2009
La Chance de ma Vie - L'Audition
La Compagnie Italique est entrée en résidence cette année au théâtre de Rosny-sous-Bois, et ceci pour trois ans. La première pièce qu'ils ont mis en scène est La Chance de ma Vie, avec le premier volet, L'Audition. Pièce expérimentale et interactive, spectacle vivant où le spectateur possède la première place, un mélange entre le témoin et l'acteur.

Cette Audition commence de façon très originale, un écran installé sur le côté de la scène nous montre le "metteur en scène" en train de nous parler, comme s'il était en face de nous. Il nous met en situation de participant, d'acteur presque, il nous pose des questions attendant peut être de nous que l'on réagisse. Pendant ce temps, les comédiens se mettent en place, les candidates pour passer l'audition attendent sur un banc, écoutant attentivement le discours du metteur en scène à l'écran, le faux metteur en scène qui fait passer les auditions s'assied au milieu du public, impliquant ce dernier un peu plus dans la pièce. Commencent alors les auditions, les filles passant les uns après les autres, toutes uniques, excentriques, délirantes et drôles. Ces parties de la pièce sont vraiment les plus réussies. Elles mettent en exergue à quel point un comédien doit s'impliquer dans son métier, livrer beaucoup de lui-même, faire confiance et avoir confiance surtoût. Confiance en lui-même d'une part mais aussi confiance en son jeu, ses capacités.
Ces morceaux d'audition sont ponctués par l'intervention philosophique d'un personnage qui parle du métier de comédien, du théâtre, du processus créatif. Ça se veut réflexif, faire du théâtre dans le théâtre, défendre un art qui se meurt et doit se renouveler pour perdurer. Malheureusement le seul effet que ces interruptions produisent c'est de l'ennui. Elles coupent la pièce et le rythme mais en l'entraînant vers le bas.
La pièce se termine sur l'intervention d'une véritable actrice, venue assister à l'audition par hasard. Elle parle de son métier, des difficultés que cela entraîne et surtout nous montre que même une actrice confirmée peut avoir des doutes et se remet toujours en question.
Il faut savoir aussi que chaque candidate est filmée et l'image est diffusée sur l'écran qui est à côté de la scène. Cela n'a pas un grand intérêt de mise en scène, ça peut juste renvoyer à un aspect moderne de la société, qui attire les jeunes, la télé réalité.
Les décors sont minimalistes (un rideau, un banc et un tabouret) mais efficaces, avec de bonnes idées de mise en scène comme la délimitation de la "scène", où les candidates passent l'audition, en carré avec du scotch blanc. Le tout se regarde mais sans plus.
11:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : valérie grail
08.10.2009
Douze Hommes en Colère
J'ai eu la chance d'assister à la couturière de la pièce Douze Hommes en Colère au théâtre de Paris. Douze hommes sur scène, douze plus ou moins grandes gueules qui transmettent au public une énergie incroyable. Au point que l'on se prend vite au jeu du chat et de la souris (malgré une mise en marche assez lente et un début qui manque de conviction), de celui qui changera d'avis avant l'autre, pour notre plaisir.

Le sujet est connu (un célèbre film avait déjà été adapté de la pièce en 1957 par Sidney Lumet avec Henry Fonda dans le rôle principal), douze jurés délibèrent sur la culpabilité supposée d'un jeune homme, accusé d'avoir tué son père avec un couteau. Un seul homme ose penser le jeune homme non coupable. Un long débat s'en suit alors entre les douze hommes pour essayer de comprendre, convaincre, influencer leur décision. La pièce se veut moralisatrice, un peu trop même, lorsque Michel Lebb délivre son speech sur les préjugés. C'est aussi et surtout un beau plaidoyer sur la tolérance, l'ouverture d'esprit, contre les préjugés et la discrimination raciale et sociale.
La mise en scène et l'espace scénique sont très bien maîtrisés. Chaque personnage a sa place bien déterminée sur la scène, personne ne domine l'autre ou ne lui prend la parole. A tout moment on peut apercevoir chaque personnage déambulé dans la salle, sans qu'il soit gêné par un autre. Par contre je reprocherai juste la position de la table qui fait tourner le dos de certains comédiens au public.
Une pièce sympathique à voir dès le 07 octobre au théâtre de Paris dans le 9ème.
00:49 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michel lebb, alain doutey, pierre santini
24.09.2009
La serva amorosa
Une pièce de Goldoni, le Molière Italien, j'avais vu "les rustres" avec Michel Galabru, il y a 5 ans, c'était la première fois que je voyais un Goldoni, c'est mon deuxième et il mérite vraiment ce surnom de Molière Italien, tellement on retrouve les mêmes élements, le même situation comique, il y a là la méchante belle-mère comme dans le Malade Imaginaire, et l'on retrouve la servante plus intelligente que tout le monde et qui arrive à arranger bien des choses. C'est sympa, nous avons passé un bon moment, Clémentine Célarié est très bien, très juste, juste ce qu'il faut, Robert Hirsch est excellent, en vieux grincheux qui ne veut qu'amour, et Claire Nadeau est parfaite en belle-mère avare, le reste de la distribution est très bien, voilà un bon choix de casting, ce qui est assez rare de nos jours dans les pièces de théâtre. Qui aurait imaginé associer ses trois comédiens? On pourrait dire qu'ils ne viennent pas du même monde et pourtant les trois ensembles font des merveilles. Le décor est assez surprenant, c'est réfléchi et bien agencé, il permet beaucoup de choses. Première pièce de la saison théâtrale et bien je ne suis pas déçu! C'est au théâtre Hébertot!!
Ottavio, riche bourgeois de Verone, au bord de la tombe, a épousé en secondes noces Béatrice, une intrigante dans la force de l'âge, veuve comme lui.
08:39 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : clémentine célarié, robert hirsch, claire nadeau
21.06.2009
Talking Heads
Ayant eu des invitations pourquoi me priverais-je de découvrir une pièce de théâtre? Totalement inconnu pour moi, autant l'auteur que les commédiennes, je ne savais absolument pas de quoi la pièce pouvait parler et bien j'ai eu une belle surprise, car c'est une succession de sketchs avec trois personnages féminins différents qui racontent quelques passages de leur vie, une vie qui pourrait paraître bien ordinaire, l'une raconte ses histoires de bureau et son entrée à l'hopital, l'autre raconte ses histoires de voisinnages et la dernière son frère et son podologue donc tout cela ne donne pas très envie mais c'est très bien écrit, c'est très intelligent car Alan Bennett arrive à rendre ces personnages attachant et surtout intéressant, avec des situtations parfois absurde, des histoires qui deviennent très drôle, la meilleur partie est à la fin donc dommage pour les quelques personnes qui ont quitté la salle, car oui il y en a eu, il faut dire que le temps entre les sketchs ralentit le rythme de la pièce, ce qui peut être lourd mais l'auteur a brillamment construit sa pièce en commençant par une partie enjouée pour peu à peu aller vers le dramatique et terminée avec une situation très très drôle. Il faut dire aussi que le texte est aidé par une parfaite interprétation des trois comédiennes Christine Büchner, Charlotte Clamens, Nathalie Krebs, et inversement le texte les aide beaucoup. Par curiosité j'ai cherché qui été Alan Bennett, et j'ai découvert que Takings Heads sont des feuilletons télé, un peu comme "un gars une fille", des sketchs très courts, c'est dommage de ne pas les avoir utilisés pour la télé plutôt que pour le théâtre car déjà la salle ne s'y prête pas, elle est trop grande, il faut une salle plus intimiste, où l'on se sens plus proche du personnage car c'est parfois une discussion entre le personnage et le public donc il aurait fallu être plus proche, et ensuite comme je l'ai dit, il y a trop de temps d'attente entre les séquences. Mais au final, j'ai été content de découvrir un nouvel auteur, qui n'en ai pas à son premier coup d'essai en Angleterre, et qui j'espère pouvoir retrouver soit à la télé, soit sur une scène parisienne.

ça se joue encore jusqu'au 18 juillet au Théâtre Marigny!
08:27 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.06.2009
Faisons un rêve
Je connaissais Guitry mais je n'avais jamais vu cette pièce qui a été joué maintes et maintes fois. Et bien surpris par cette pièce qui a très bien marché, auquel je reste mitigé, les acteurs sont bien, Clothilde Courau m'a surpris, mais Martin Lamotte prend un ridicule accent du sud qui n'apporte rien à la pièce, heureusement que son personnage n'est pas souvent dans la pièce. C'est bien écrit, c'est drôle, totalement mysogine comme pouvait le faire Guitry mais c'est fait avec de l'intelligence, c'est le début du boulevard avec l'amant ou l'amante qui attend dans la pièce voisine mais c'est bien écrit donc c'est parfait! "un assassin, c'est un cambrioleur que l'on dérange", je trouve cette phrase excellente, il y en avait d'autres mais celle-ci ma marqué tout particulièrement. C'était un petit plaisir car comme toujours on n'est dérangé par les autres spectateurs qui soit se force à rire, soit se croit devant la télé est ne peuvent s'empêcher de répondre ou de penser tout haut, c'est une attitude que je ne comprendrais jamais, et bien sûr après on va nous dire que ce sont les jeunes qui manquent de respect, mais qui on entend souvent déballer un bonbon au beau milieu d'un moment où il y a peu de bruit dans la pièce? Mais ceci est un autre débat, car certains me diront "mais qui allume son téléphone portable, et l'on voit soudain une lumière dans la salle?". En tout cas j'ai vu la pièce, mais je n'en garderait pas un souvenir impérissable, c'était sympathique!

Comment séduire la femme d’un ami… avec la complicité bien involontaire du mari ?
Impossible ?
Eh bien, sur ce thème : le mari, la femme, l’amant, Sacha Guitry nous donne là
un chef d’œuvre digne du théâtre de Molière et de Marivaux.
Une de ses pièces les plus drôles, les plus spirituelles, les plus inventives.
L’amant (Pierre Arditi) va tendre un piège
au couple d’amis (Clotilde Courau
et Martin Lamotte) et trouver le moyen de faire partir le mari de son plein gré,
en toute inconscience.
Et, une fois seul avec la belle…
Las ! Le mari reviendra un peu trop tôt…
ou un peu trop tard !
Pour notre plus grande joie.
08:57 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre arditi, clothilde courau, martin lamotte
16.05.2009
Les Fourberies de Scapin
Quand l'univers de Molière et de Scapin rencontrent la Commedia Dell'Arte et Omar Porras (metteur en scène et acteur suisso-colombien) cela donne un mélange détonant, farfelu, comique, enchanteur.
J'ai eu la chance d'assister à l'une des représentations des Fourberies de Scapin, mise en scène par Omar Porras, au théâtre du Carouge en Suisse. Et ce fut un plaisir immense d'1h45.
Le texte classique de Molière est ici revisité dans l'esprit de la Commedia. Cela donne un jeu principalement basé sur une gestuelle très marquée avec le port de masques qui obligent les comédiens à intensifier leur jeu, rendant le tout très expressif, très vivant.
Le ton est léger, il y a beaucoup d'humour. Ne serait-ce qu'à travers les costumes et l'allure des personnages, kitsch au possible. Les comédiens jouent avec le texte et l'actualité ce qui crée un décalage humoristique. On pourra notamment trouver un juke-box lumineux ou une déco de bar années 60 qui contrasteront avec des costumes ringards et loufoques.
Il y a de très bonnes idées de mise en scène, notamment une scène où le personnage d'Octave relate sa rencontre avec Hyacinte à Scapin. Pendant qu'il raconte l'histoire, on voit au fond, en ombres chinoises et style marionnettes, la scène se dérouler. Cela crée une mise en abyme (comme un voix-off qui raconterait l'histoire pendant que celle-ci se déroule) et donne un effet comique (gestes des "ombres" exagérés et caricaturés).
Certaines scènes à texte, longues et linéaires sont entrecoupées de séquences musicales qui donnent du rythme et relancent l'action.
On apprécie vraiment l'enthousiasme et l'engouement des comédiens qui n'hésitent pas à faire participer le public en les impliquant dans l'action ou par des remarques. Cela rajoute à l'effet comique et donne un aspect interactif et dynamique à la pièce. Comme le fait de commencer la pièce par l'intervention d'un personnage à l'allure comique qui descend du public pour présenter la pièce et énumérer les classiques règles du théâtre comme éteindre le portable. Un lien se crée entre le public et les comédiens. Ce lien plus que présent lorsque les comédiens jouent avec la sonorité des mots créant un rythme musical, appuyé par des pas saccadés, que les spectateurs reprennent en choeur.
Les comédiens sont excellents, très impliqués dans leur jeu, ils s'en donnent à coeur joie et n'hésitent pas à nous transmettre leur bonne humeur et fierté de faire partie d'une telle aventure.
Une mention toute particulière à deux de ces comédiens, Alexandre Ethève et Lionel Lingelser. Ils en ont fait du chemin depuis le théâtre Saint Georges à Paris et le Conservatoire. Ils ont su saisir les bonnes occasions, s'adonnant à leur passion et travail sans relâche pour arriver dans cette troupe où ils peuvent exprimer à volonté cette envie profonde de jouer. Ils sont dans ces Fourberies drôles, imprévisibles, sérieux, touchants.
Courrez voir la pièce qui se joue au Théâtre Meyrin en Suisse jusqu'au 20 mai puis en tournée en France puis au Japon à partir du 26 mai.
12:21 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : omar porras, alexandre ethève, lionel lingelser
14.05.2009
Petits Mensonges entre Amis
Doit-on mentir à ses amis et dans ces ca-là pourquoi? Pour les protéger? Par lacheté, de peur de les blesser? Si vous cherchez des réponses à ses questions ce n'est pas en allant voir Petits Mensonges entre Amis que vous trouverez les réponses. Oui ils se mentent ou plutôt oui ils éludent la vérité pour mieux atteindre leur objectif, mais pas dans l'intérêt de la personne à qui ils mentent. Non tout cela pour servir leurs intérêts propres.

Trois amis garçons ont proposé à trois amies filles de venir chez eux sous le prétexte d'un entretien d'embauche pour l'une d'elles. Ils ne se connaissent pas (ou presque) mais vont très vite lier des liens d'amitié... et plus si affinités. Parce que tout ce qu'ils cherchent (et ils ne s'en cachent pas) c'est un plan sexe pour la soirée. Et ils ne seront pas déçus.
Parce que Petits Mensonges entre Amis est plutôt une comédie de moeurs qu'une réflexion philosophique sur le mensonge. C'est plaisant, on ne s'ennuie pas. Les 1h15 que dure la pièce ne nous en laisse pas le temps. Les personnages sont attachants, loin d'être stéréotypés. Ce n'est pas la pièce de l'année, loin de là mais c'est distrayant.
00:14 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2009
La mégère à peu près apprivoisée
J'ai eu la chance d'assister à ce qui sera la pièce à voir à la rentrée 2009 car elle sera à partir du mois de septembre au Vingtième théâtre et cela pour quatre mois. Pas besoin de vous dire de quoi ça parle, je crois que tout le monde connaît Shakespeare, et bien là nous avons le droit à "La Mégère apprivoisée" mais revisité en comédie musicale à un rythme d'enfer car les comédiens et comédiennes ne se ménagent pas, j'étais fatigué pour eux à la fin! C'est drôle, c'est music-hall, c'est enjoué, ça fait plaisir de voir que l'on peut reprendre un classique et en faire quelque chose de bien, pas comme certains qui ne font que jouer classique, alors que là pour moi qui ne connaîssait pas la pièce, je suis ravi de l'avoir découvert dans une autre version et je serais ravi de la découvrir dans sa version originale, donc une très bonne soirée pour des élèves qui s'imaginent que le théâtre c'est chiant comme à la Comédie-Française. Donc merci à cette troupe et vivement en septembre pour aller les revoirs!
N'hésitez pas!
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30.04.2009
Le diable rouge
Intrigue, trahison, diplomatie, intelligence, amour, sentiment, passion, complot, obligation, pouvoir, suspiscion sont au coeur de cette pièce de théâtre qui présente la fin de vie du premier ministre Mazarin. Le texte n'a rien d'extraordinaire, le plus intéressant est d'en connaître un peu plus sur l'histoire de France, et surtout voir que le monde de la politique n'a pas vraiment changé car certaines phrases font sourire tellement elles sont actuelles. Claude Rich est parfait, j'ai eu l'impression de revoir un peu le personnage du duc de Crassac dans "La Fille de d'Artagnan" de Tavernier, Geneviève Casile est bien en reine de France, bien que l'on sente un peu les années de Comédie-Française, elle joue au théâtre alors que pour Claude Rich le texte sort naturel, elle fait un petit peu d'effet de voix, le reste du casting est bien. Molière du décor, je me demande encore pourquoi, tant il n'a rien d'extraordinaire, un miroir au plafond! Je n'en garderai pas un grand souvenir mais je suis quand même content de l'avoir vu.

00:29 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













