05/11/2010

La nuit du SAV

PB010307.JPGUne nuit du SAV, quelle bonne idée, un peu comme la nuit du zapping, nous verrons le meilleur du SAV, pour annoncer la sortie de leur quatrième opus, disponible depuis le 3 novembre. sav saison 4.jpgMais avant cela, la soirée était organisée pour l'association "Cé ke du bonheur" pour animer les services pour enfants dans les hopitaux, donc il n'y avait pas que du SAV, nous avons eu le droit à une prestation des Drôles de Mecs, qui mélange danse, musique et humour. Ensuite à la surprise générale, mais vraiment générale parce que pour la plupart des personnes dans la salle, ils ne devaient jamais avoir entendu cette musique, et ils ne sont sûrement pas prêt d'en entendre une autre fois. Une femme s'est présenté sur scène est à chanter "Ave Maria", je lui tire mon chapeau, car chanter une telle chanson devant un public qui est venu voir de l'humour noir, décalé, cela a du être extrèmement difficile, le public ne l'a pas aidé, réflexion hautement intelligente de la personne dernière nous: "c'est pour rire". Non, comme le disait le tee-shirt de cette femme: "ça peut chémar" car 5 minutes après le début, un homme est venu faire du Beat Box, et bien faire cela sur Schubert, je dirai ça chemar, la salle s'est tue, et je pense que pour certains, ils ont peut être changer d'avis, du moins je l'espère, sur leur vision de l'opéra. Non ce n'est pas ringard! La soirée était présenté par deux comiques qui n'était pas les frères de Omar et Fred mais ceux de Charlie et Lulu comme ils nous l'ont dit, ce qui était bien trouvé. Nous avons eu le droit à des sketchs qui était pas mal.

Est enfin arrivé le moment tant attendu des SAV. Nous avons évidemment eu Tata suzanne, Rocco, Doudou, Captain et captain chocolate, Jean bloguain. Je dois dire qu'il nous a manqué un peu de Patafoin et de "tu ne viens plus en soirée". Mais certains que je n'avais pas vu, était vraiment excellent, cela va soit dans l'absurde, soit dans la critique qui est parfois très juste, pareil pour la dénonciation. Ils ne s'interdisent rien mais vraiment rien, il faut voir la façon dont il parle de Roselyne Bachelot! Et le plus important peut être, c'est qu'ils rigolent eux-mêmes de leur bêtise, se surprennent mutuellement et cela se sent et nous rigolons d'autant plus.PB010310.JPG

Nous avons eu également le droit à une cérémonie des Savars, il y a eu un concours où les personnes pouvaient envoyer leur propre vidéo, et nous avons pu voir quelques SAV amateurs qui parfois était trè surprenant, ou parfois très bien trouvé.

Mais le must du must lorsqu'il y a eu un entracte, au retour nous avons eu le droit à un concert de doudou, qui nous a fait un florilège de chansons, qui pouvait être difficile de reconnaître mais nous avions ensuite le DJ qui balancait la véritable musique ce qui a mis l'ambiance dans la salle.

Nous sommes repartis content en se disant peut être à l'année prochaine!

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14/08/2010

Pearl Harbor

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Ah quand les américains parlent de leur histoire, ils n'y vont pas de main morte. nous avons le droit à tous, la belle histoire romantique, les scènes d'action, les violons, tout le tralala pour faire un beau film presque à la hauteur de "Autant en emporte le vent". Je ne l'avais pas vu à l'époque mais qu'est ce que ce film peut faire film de propagande, c'est incroyable. Les répliques qui tuent, le président qui se lèvent et dit: "ne me dites pas que c'est impossible", mais avec la moralité des années 40. C'est fou comme c'est rempli de choses pour faire l'ode de l'américain, en plus le film parle d'une page de l'histoire qui a traumatisé les américains donc le mélange fait que le film est bien fait, il faut dire ce qu'il faut mais il aurait pu être fait pendant la guerre pour montrer aux peuples américains que l'Amérique est possible de beaucoup de choses. Car il faut bien dire que l'attaque après Pearl harbor par les américains est une totale découverte, et je pense pour beaucoup d'américains. Evidemment les vérités historiques sont un peu mis à mal mais c'est Hollywood, et ce n'est certainement pas la première, ni la dernière fois qu'ils le font. Mais au moins tout y est pour faire un bon blockbuster: la musique, les beaux acteurs, la lumière et photographie sublime. C'est beau, c'est Hollywwod!

Amis depuis la plus tendre enfance, Rafe McCawley et Danny Walker sont deux brillants pilotes de l'armée de l'air américaine. La Seconde Guerre mondiale a commencé, mais les Etats-Unis n'ont pas encore engagé les hostilités. Rafe succombe bientôt au charme d'Evelyn Johnson, une jeune infirmière. C'est le coup de foudre. Mais ce dernier part combattre aux côtés des Britanniques. Evelyn et Danny sont, quant à eux, transférés sur la base américaine de Pearl Harbor.
La paisible existence de ces deux jeunes gens bascule lorsqu'ils apprennent la mort de Rafe. Evelyn partage son chagrin avec Danny et un amour naît de leurs confidences. Rafe est pourtant vivant. En cette journée du 7 décembre 1941, les retrouvailles et les explications vont devoir être reportées à plus tard : au même moment, près de 200 bombardiers japonais surgissent dans le ciel de Hawaï pour une attaque surprise.

21/06/2010

Marie-Antoinette

marie.jpgTout en continuant sa réflexion sur l'ennuie, après "Virgin suicides" et "Lost in translation", Sofia Coppola s'attaque à l'un des personnages de France, qui intrigue encore beaucoup aujourd'hui. Elle s'empare de cette histoire pour raconter le destin de cette jeune fille que rien n'avait préparé à ce qu'il allait lui arriver. Le film montre la cour de Versailles dans toute sa splendeur et son ridicule, un protocole qu'avait instauré Louis XIV pour pouvoir garder le pouvoir en instaurant une hiérarchie dans ses courtisans, malheureusement Louis XVI et Marie-Antoinette ne sont pas comme cela, c'est ce qui causera un peu leur perte. Car c'est le côté jeune fille, insouciante et naïve que présente ce film. Le faite de mélanger film d'époque et musique contemporaine est une excellente idée, un peu comme avait fait Francis Ford Coppola avec "Apocalypse Now" avec la fameuse scène de la chevauchée des Walkyrie, cela permet de mettre un rythme mais aussi une ambiance car la musique colle parfaitement aux différentes situations. Ils n'ont pas lésiné sur les moyens et c'est une Marie-Antoinette loin d'imaginer ce que peut vivre le peuple qui est montré, extrèmement dépensière, en coiffures, chaussures, tissus, robes et autres friandises. Le constraste entre la cour et son envie de vivre "comme tout le monde" est bien traité, comme s'il y avait deux parties aux films, une première partie plus "protocolaire" presque académique et une deuxième partie plus jeune, plus dynamique comme ce n'était pas Marie-Antoinette qui est interprété. Une interprétation d'ailleurs tout en finesse de Kristen Dunst, qui joue parfaitement avec son côté petite fille, et ensuite son côté femme. Le film est presque enivrant, d'une totale insouciance prenant un côté plus dur, plus tendue vers la fin. C'est un très bon portrait de cette femme qui passionne encore bon nombre de personnes. Le film a été critiqué par ce côté mélange des genres mais cela permet une nouvelle lecture, une nouvelle vision de cette époque qui avait l'air si pesante avec ses privilèges, ses exigeances. Le film n'aurait peut-être pas eu autant de succès si la musique n'avait été que clavecin et violon.

Evocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose.
Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?

16/06/2010

adieu ma concubine (ba wang bie ji)

adieu.jpgVoilà une oeuvre forte. Une fresque historique qui nous raconte l'histoire de la Chine sous couvert de l'histoire de deux garçons qui vont devenir des stars de l'opéra. L'opéra de pékin qui la distinction la plus haute pour des personnes voulant être artiste. A telle point que les deux protagonistes joueront constamment la même pièce, qui donne son nom au film "adieu ma concubine". Le film montre les conditions de vie de deux orphelins se retrouvant à travailler ardemment pour être artiste, leur ascension grâce à leur interprétation de ce célèbre opéra, qu'il joueront toute leur vie, mais vient ensuite l'occupation japonaise et la révolution culturelle pour finir par les débuts du communiste. Plus de trente ans d'histoire sont racontés, l'Histoire la plus forte de la Chine, qui a vécu un véritable changement avec la guerre et la révolution culturelle. Il y a un mélange entre la fresque historique et le film politique, il aborde l'homosexualité. Le mélange se fait également entre l'histoire de l'opéra et l'histoire des deux protagonistes dans la réalité. Un film engagé que les autorités chinoises ont essayé de faire interdire les projections du film mais le fait que le film gagne la Palme d'or au Festival de Cannes de 1993 va changer la donne. Ils le sortent mais en le réduisant de 50 minutes, et en enlevant bien sûr les scènes les plus osées. C'est un film comme Régis Wargnier sait les faire, avec des personnages forts, des caractères forts, qui sont emportés malgré eux par l'Histoire. Ils ont été encensé par le peuple et seront déchus par le peuple, on peut y voir par là la vision du phénomène de star, qui ne vit que grâce à un public. Dans le film, ils ne vivent que grâce à une histoire, l'histoire de cette opéra, ils sont emprisonnés dans leur rôle, au point de se confondre avec leur propre vie. L'interprétation des comédiens est parfaite, je l'ai malheureusement vu en française, la version originale doit être encore plus forte. C'est vrai que le film a quelques longueurs mais il reste à voir.

Le destin de deux acteurs de l'Opera de Pekin et d'une concubine de 1920 à 1970. Les cinquante années qui ont changé la Chine.

18/04/2010

La Sirène du Mississipi

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Truffaut, Deneuve, Belmondo, l'affiche est alléchante, l'histoire intéressante, l'ensemble du film un peu moins, car il y a des longueurs et j'ai eu l'impression que le film n'était pas complètement maîtrisé, car au lieu de terminer certaines choses, l'intrigue était relancé. Impression qui s'est avéré confirmer par les dire de Catherine Deneuve lors du documentaire qui suivait le film. On apprend que les dialogues étaient écrit au fur et à mesure du tournage qui a été tourné dans l'ordre chronologique. Donc le film est un peu bancal, on a l'impression que ça ne se terminera jamais et il se termine tout simplement donc c'est un peu surprenant, comme si Truffaut était aussi perdu que ses personnages, ce qui aurait pu être pas mal. Mais au delà de tout ça, c'est un film sur la passion amoureuse, la passion forte où les personnes sont capable de faire beaucoup de choses par amour donc certains dialogues sont très bien écrit très simple mais très fort, surtout qu'ils sortent de la bouche de deux grands acteurs. LE film ne m'a pas laissé des souvenirs incroyable, ce qui était le plus intéressant, était le documentaire sur Catherine Deneuve, où elle raconte son parcours de cinéma, ses choix, les cinéastes avec lesquelles elle a tourné, on peut voir des images lors du tournage "des demoiselles de rochefort" où elle paraît détendue moins sur la défensive qu'elle ne peut l'être aujourd'hui mais tout en gardant cette simplicité alors qu'elle est l'actrice française la plus connue. Elle reste toute de même mystérieuse pendant les interviews, elle ne souhaite pas trop en dire et elle a raison, c'est ce qui fait une partie de son succès depuis plus de quarante ans.

07/12/2009

Les César

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Nous venons de l'apprendre la cérémonie des césars aura lieu le 27 février et sera présenté par deux hôtes. Deux hôtes qui l'ont déjà fait, et qui l'on fait avec brio, il s'agit de Valérie Lemercier et Gad Emaleh, souvenez-vous c'était ça:

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30/11/2009

Mr Klein

Comme souvent dans les films de Losey, Mr Klein est étrange, glauque, énigmatique, et l'on ne comprend pas forcément tout dès la première vision. C'est même un peu surnaturel.

 

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Le film suit la descente en enfer d'un personnage assez excentrique de par son argent mais finalement assez banal, Robert Klein, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Au cours d'une transaction pour l'achat d'un tableau, Mr Klein se rend compte qu'on le méprend avec un autre Mr Klein, juif. Commence alors une enquête pour découvrir qui est le deuxième Mr Klein et que veut-il au premier. Avec comme trame de fond la Seconde Guerre Mondiale, menace qui pèse pendant tout le film et qui enferme au fur et à mesure le personnage de Klein dans une spirale infernale, Losey réussit là un coup de maître. Il va au-delà du simple film policier pour lui donner une dimension psychologique qui crée une pression aussi bien sur le personnage de Klein que sur le spectateur. S'emparant d'une simple histoire d'usurpation d'identité Losey mélange avec brio le film historique et le film policier. Parce qu'au final l'Histoire a rejoint la fiction et plus qu'une enquête Mr Klein est un film sur l'identité. C'est une réflexion sur la perte de celle-ci. A l'échelle du film, celle d'un français pas forcément bien sous tous rapports, qui va non pas perdre la sienne mais perdre ce qu'elle représente, la liberté. A une échelle plus large, cette perte d'identité renvoie aux camps de concentrations où les Juifs n'étaient plus que des numéros parmi d'autres.

C'est un sujet fort pour un film puissant, interprêté par Alain Delon, sobre et efficace.

ELLE